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Notre Avis

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Vous apprécierez

  • l'authenticité et le pittoresque de ses paysages,
  • ses eaux qui oscillent entre le bleu turquoise et le vert émeraude, bordant des plages superbes avec vue sur une kyrielle de charmants îlots,
  • les repas de poissons fraîchement péchés sur fond de couchers de soleil magnifiques, ...

Les informations essentielles pour votre voyage
Madagascar


Voici un concentré des informations que vous devriez savoir avant de vous envoler vers le pays

Naviguer en bateau lors d'une croisière Madagascar

Réputée pour sa faune et sa flore remarquables, Madagascar attire les amoureux de la nature intéressés par sa biodiversité très riche. Destination incontournable de l’Océan indien, ce pays situé au sud-est du continent africain accueille également les touristes de luxe. Ces derniers viennent généralement prendre du bon temps sur l’île paradisiaque de Nosy-Be, située au nord-ouest de l’île principale, près des côtes d’Ambanja.

Nosy-Be et ses environs

Grâce aux conditions de navigation exceptionnelles qui règnent à Nosy-Be et ses alentours, la location de bateau à Madagascar vous invite à apprécier les mouillages de rêves qu’offre la région nord-ouest de la Grande Île. Des lieux comme Crater Bay, Palm Beach ou Nosy Sakatia sublimeront votre croisière avec leurs décors somptueux et leurs plages de sable doré aux eaux turquoise. En outre, ceux qui disposent d’un séjour plus long prolongeront leur plaisir en allant découvrir les archipels des îles Mitsio et des îles Radama dotés d’une nature exubérante.

Avec Filovent, choisissez dès à présent le monocoque ou le catamaran qui vous transportera vers ces endroits idylliques !

Argents

L'ariary (Ar) a définitivement changé le franc malgache (Fmg) depuis 2005; comme il a encore du mal à s'imposer, sachez que 1 Ar =5 Fmg. Il existe des billets de 10 000, 5 000, 2 000, 1 000, 500, 200 et 100 Ar. Il existe aussi une série de pièces de monnaie. 10 000 Ar = 7,7 euros environ.

Quelques informations utiles

- Il est interdit de sortir du territoire avec plus de 40 000 Ar (308 â?¬) environ.
- Attention, on change difficilement les ariary en euros avant le retour
Pensez à toujours avoir avec vous de petites et de très petites coupures.
- Le réseau bancaire est entièrement privé et se compose des mêmes banques dans toutes les villes principales du pays. Elles sont ouvertes du lundi au vendredi (hors jours fériés et veille de jours fériés), généralement de 8 h à 11 h et de 14 h (ou 15 h) à 16 h ou 16 h 30. Sauf à Tananarive, où elles ouvrent de 8 h à 15 h environ, sans interruption.
- Le taux de change varie selon les périodes de 1200 à 1400 Ar environ pour 1 euro.
- Outre l'argent liquide, on peut se munir de chèques de voyage en euros.
- Les cartes de paiement peuvent aussi être très utiles pour les retraits mais les commissions sont assez élevées. On trouve des distributeurs automatiques d'argent liquide dans les villes principales.

Budget

Le pays est assez bon marché pour ceux qui ont un budget serré. Le budget augmente relativement vite dès lors que l'on souhaite un certain niveau de confort et des prestations touristiques locales.

Repas sans la boisson

- Très bon marché : jusqu'à 3 000 Ar (2,3 â?¬).
- Bon marché : de 3 000 à 6 000 Ar (2,3 à 4,6 â?¬).
- Prix moyens : de 6 000 à 14 000 Ar (4,6 à 10,8 â?¬).
- Plus chic : plus de 14 000 Ar (plus de 10,8 â?¬).

Infos pratiques

Passeport / Visa

LE VISA EST OBLIGATOIRE. Il y a 2 sortes de visas touristiques.
- Visa d'un mois à l'arrivée : délivré à l'aéroport de Tananarive ou dans les aéroports de province, reliés à l'île de la Réunion, pour un séjour d'un mois maximum. Il vous en coûtera environ 40 euros, payables en devises et en espèces. Attention, ce montant peut changer ! À vérifier avant de partir. Prorogeable sur place mais moyennant finances et plein de formalités. Pas acquis d'avance.
- Visa de 3 mois :délivré avant le départ par l'ambassade ou le consulat de Madagascar en principe en 5 jours ouvrables, et valable pour 90 jours maximum. Par correspondance, prévoir 15 jours de délai. Coût : 35 euros en espèces pour une entrée et 40 euros en espèces pour 2 entrées sur le territoire. ATTENTION ! SE RENSEIGNER À L'AMBASSADE.
DANS LES 2 CAS : fournir un passeport valable encore 6 mois après le retour, 2 photos d'identité et un billet d'avion aller-retour (ou l'attestation de l'agence pour le visa avant le départ).

Santé  

Traitement anti-paludéen et vaccinations contre la typhoïde et les hépatites A et B recommandés. Eau non potable. Moustiques à la tombée de la nuit. Attention aux poissons-pierres et aux coquillages venimeux.

Electricité 

220 Volts.

Informations utiles

Capitale : Antananarivo
Monnaie : ariary
Superficie :
Population : 22 446 000 Hab
Densité : 36,25 Hab/km²
Fuseau horaire : GMT + 3
Chef d'état : Hery Rajaonarimampianina

Histoire

Madagascar, ou la République de Madagascar pour les usages officiels, est un état insulaire situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'Est, dont il est séparé par le canal du Mozambique large de 415 km. Sa capitale est Antananarivo[1] en malgache.

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit. Le premier Gouvernement Malgache voit le jour le 10 octobre 1958 et en 1960, Madagascar retrouve son indépendance mais demeure soumise à une forte influence française dans tous les domaines, principalement en politique et en économie.

La langue malgache est la plus occidentale dans la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Plus précisément, elle appartient au groupe dit "Barito" de cette branche. Son vocabulaire a beaucoup emprunté au swahili et à l'arabe. La langue des Atandroy a toutefois la particularité de contenir des éléments des langues bantoues d'Afrique australe. Ces apports résultent des nombreux échanges maritimes avec l'Afrique de l'Est au cours de l'histoire de l'île.

Protohistoire et histoire du peuplement

Dates des migrations de l'homme moderne. Bien que déjà installé sur l'autre rive du canal du Mozambique il y a plus de 200 000 ans, l'Homme ne serait arrivé à Madagascar qu'il y a 1 500 ans.

L'île de Madagascar semble n'avoir été occupée par l'homme que très tardivement, autour du début de notre ère. Tout permet de penser que les premiers explorateurs étaient des navigateurs originaires de l'actuelle Indonésie. Plus précisément, du sud de l'île de Bornéo ou Kalimantan où on trouve toujours pratiquées par les peuples daya de l'intérieur (comme notamment les Ma'anyan), des langues étroitement apparentées à celles parlées à Madagascar. Cette navigation des peuples malayo-polynésiens (ou nusantariens) dans l'océan Indien représente le pendant occidental d'un vaste mouvement de populations commencé depuis au moins le troisième millénaire avant notre ère dans l'océan Pacifique. Elle fut rendue possible grâce à une maîtrise précoce de l'art de la navigation, caractérisée notamment par l'utilisation des vaisseaux multicoques et des embarcations à balanciers. D'après les sources chinoises remontant aux premiers siècles de notre ère, les plus grands de ces vaisseaux pouvaient transporter un millier de passagers et des centaines de tonnes de marchandises. Ces premiers occupants asiatiques de Madagascar maîtrisaient la métallurgie, y compris celle du fer, la riziculture et le tissage de la soie. Outre le riz, ils transportaient avec eux nombre de plantes cultigènes d'Asie du Sud-Est comme notamment la banane, le cocotier, l'igname, le taro, la canne à sucre.

Il semble également que ces navigateurs indonésiens aient possédé des établissements sur les côtes africaines où commençaient à pénétrer des populations bantoues, venues de l'intérieur du continent. On a pu alors émettre l'hypothèse que l'introduction des plantes asiatiques a joué un rôle important dans l'explosion démographique à l'origine de cette expansion bantoue.

L'histoire de Madagascar durant le premier millénaire de notre ère nous est encore très mal connue. On peut seulement supposer que l'île joua un rôle important dans le commerce, notamment des épices, entre l'Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, directement ou via les côtes africaines. Le commerce des esclaves n'en fut pas non plus absent puisque d'une part, on trouve mention de la présence d'esclaves africains (zenj ou zandj) offerts par des Javanais à la cour de Chine au début du IXe siècle, et de l'autre, Madagascar même commença à connaître une africanisation de sa population. Cette présence africaine dans l'île ne semble cependant devenir massive qu'à partir du IXe siècle, sous l'impulsion du commerce musulman. Avec en effet l'arrivée de l'islam, les Arabes supplantent rapidement les Indonésiens des côtes africaines et étendent par la suite leur contrôle sur les îles Comores et certaines parties des côtes de Madagascar. Parallèlement, sous la concurrence conjointe des nouvelles puissances maritimes chinoises (Song) et sud-indiennes (Chola), les thalassocraties indonésiennes connaissent un déclin rapide, même si les Portugais trouvent encore des marins javanais à Madagascar lorsqu'ils y abordent au XVIe siècle. Tout ceci entraîna l'isolement relatif de Madagascar qui ne fut plus fréquenté, de l'extérieur, que par les commerçants musulmans.

Aujourd'hui, la population de Madagascar peut-être considérée comme le produit d'un métissage poussé entre premiers occupants indonésiens et africains.

- Au plan linguistique, toutes les langues de Madagascar sont d'origine indonésiennes. Mais le vocabulaire d'origine africaine (Bantou) y est assez fréquent.

- Au plan biologique, la population est également très métissée, avec des variations selon les régions. dans certaines, le type physique dominant est très africain, dans d'autres, comme la région de la capitale, le type physique indonésien est encore bien présent.

Les royaumes de Madagascar

C'est au cours des premiers siècles du second millénaire que semble véritablement se mettre en place les actuelles ethnies autochtones de Madagascar, avec leurs différences respectives. Les Merina comptent sans doute parmi les plus anciennement constitués puisque leurs plus anciens souverains dont les noms nous sont parvenus (Andrianerinerina, Rapeto) auraient régné aux environs du XIIe siècle.

Les premiers Européens qui découvrent l'île en 1500 sont les Portugais, sous la conduite de Diego Dias. Mais c'est surtout à partir du XVIIe siècle que la présence européenne affecte de manière décisive le destin de l'île par l'introduction massive des armes à feu et le développement de la traite des esclaves. En 1665, Louis XIV tient à faire de Madagascar la base avancée de la Compagnie française des Indes orientales. Il en résulte une augmentation des troubles et la mise en place de royaumes guerriers, fortement liés aux Européens, en particulier des pirates qui s'établissent dans de nombreuses régions. C'est notamment le cas du royaume sakalava, s'étendant sur la majeure partie du littoral occidental de l'île, sous l'égide des rois maroseraña, « aux nombreux ports ». Il en fut également de même sur la côte est de la confédération des Betsimisaraka, fondée au début du XVIIIe siècle par Ratsimilaho dont le père était un pirate anglais.

Pendant ce temps, d'autres royaumes se développaient à l'intérieur des terres. Les plus importants d'entre eux étaient, dans la partie sud, les royaumes betsileo et dans la partie nord, ceux des Merina. Ces derniers sont définitivement unifiés au début du XIXe siècle par Andrianampoinimerina. Radama Ier (régnant de 1810-1828), le fils et successeur de celui-ci ouvre son pays à l'influence européenne exercée principalement par les missions, et, grâce au soutien des Britanniques étend son autorité sur la majeure partie de l'île. C'est ainsi qu'à partir de 1817, le royaume merina devient pour le monde extérieur, le royaume de Madagascar.

Le royaume de Madagascar

En dépit d'un repli d'une vingtaine d'années sous le règne de Ranavalona Ire (1828-1861), l'impulsion donnée par Radama Ier le royaume de Madagascar poursuit sa transformation tout au long du XIXe siècle.
À la tradition orale qui subsiste jusqu'à nos jours s'ajoute l'écriture (Radama lui même apprend la lecture et l'écriture vers 1820 avec le sergent Robin).
Un embryon d'industrialisation se met en place à partir de 1835 sous la direction de Jean Laborde, produisant du savon, de la porcelaine, des outils en métaux, ainsi que des armes à feu (fusils, canons, etc.). En 1864 s'ouvre à Tananarive le premier hôpital moderne et une école de médecine. Deux ans plus tard apparaissent les premiers journaux. Une revue scientifique en anglais (Antananarivo Annual) est même publiée à partir de 1875. En 1894, à la veille de l'établissement du pouvoir colonial, les écoles du royaume, dirigées par les missions majoritairement protestantes, sont fréquentées par plus de 200.000 élèves.
À cette époque de partage du monde entre les impérialismes européens, l'Angleterre accepte les prétentions de la France à exercer son influence sur Madagascar et un traité d'alliance franco-malgache est signé le 17 décembre 1885 par la reine Ranavalona III. Des désaccords sur l'application de ce traité, servent de prétextes à l'invasion française de 1895, qui ne rencontre d'abord que peu de résistance. L'autorité du Premier ministre Rainilaiarivony, au pouvoir depuis 1864, est en effet devenue très impopulaire auprès de la population.
L'intention des Français est d'abord d'établir un simple régime de protectorat, affectant surtout le contrôle de l'économie et les relations extérieures de l'île. Mais par la suite, l'éclatement de la résistance populaire des Menalamba et l'arrivée du général Gallieni chargé de « pacifier » le pays en 1896 conduisent à l'annexion et à l'exil de la reine à Alger.

La colonisation française et le mouvement nationaliste

La mission de "pacification" du général Gallieni (1896-1905) s'exerce avec brutalité. Au total, les conséquences de la répression se traduisent par la disparition d'environ 100 000 personnes, sur une population totale de moins de 3 millions d'habitants. Le calme revenu, Galliéni s'applique à réaliser sa "politique des races", mettant en place dans les provinces des administrateurs locaux, en lieu et place de l'administration Mérina. L'esclavage est supprimé. Les autochtones, soumis au régime de l'indigénat, perdent tout droit et toute représentation spécifique. Les écoles subissent une francisation forcée et perdent une bonne partie de leurs effectifs. Par la suite, à partir surtout de 1901, le pouvoir colonial entame la « mise en valeur » de la nouvelle colonie pour le profit des colons et de la métropole. Les voies de communication (routes, peu de voies ferrées, une ligne tamatave -tananrive et une tananarive-antsirabé, canaux navigables) et l'agriculture se développent, des ports modernes sont aménagés, etc.

Durant la Première Guerre mondiale, les autorités françaises mobilisent jusqu'à 40 000 combattants malgaches dont un cinquième tombe au combat. Parmi les survivants, certains étaient porteurs de la grippe espagnole qu'ils vont ensuite propager à Madagascar provoquant la disparition de plusieurs dizaines de milliers de personnes, en particulier sur les hautes terres dont une multitude de villages allaient être désertés. Entre temps apparut, en 1915, un premier mouvement de résistance, celui des VVS (Vy Vato Sakelika) qui subit aussitôt une violente répression. Ce mouvement nationaliste se développa ensuite vers la fin des années vingt sous l'impulsion de Ralaimongo et de Ravoahangy (Ligue malgache pour l'accession des indigènes de Madagascar à la citoyenneté française). Ses méthodes restèrent toutefois légalistes, malgré la constance de la répression. En 1942, Madagascar est envahi par les troupes britanniques, ce qui achève de miner le prestige de la France aux yeux des indigènes, même si le pouvoir est remis aux représentants de la France libre. Monument commémoratif de l'insurrection de 1947.

À partir de 1946, le combat pour la restauration de l'indépendance est mené par le MDRM (Mouvement démocratique de la rénovation malgache), dirigé notamment par Joseph Raseta, Joseph Ravoahangy et Jacques Rabemananjara. Ravoahangy et Raseta vont devenir les premiers députés malgaches de l'Assemblée constituante française. Pour le contrer, les Français encouragent le développement du PADESM (Parti des déshérités de Madagascar), un parti anti-indépendantiste regroupant uniquement les Mainti-enindreny et les Tanindrana ou Côtiers. L'éclatement de l'insurrection de 1947 est matée par une violente répression des autorités coloniales françaises entraînant la mort de 8 000 à 12 000 personnes environ et qui servira de prétexte à la dissolution du MDRM par les autorités françaises. Certaines estimations, allant de 80 000 à 100 000 morts, ne reposent sur aucun élément historique sérieux, mais sont issus d'une estimation militaire française erronée de 80 000 morts, dont 75 000 tués par les insurgés et datant de 1949[1]. Selon l'historien Jean Fremigacci[2] le bilan s'établit ainsi :

- Jusqu'à deux mille civils tués par les insurgés.
- Mille à deux mille civils tués par des soldats français.
- Cinq à six mille insurgés tués au combat.
- Vingt à trente mille insurgés morts de malnutrition ou de maladie.

Après leur défaite en Indochine en 1954 cependant, les Français sont obligés d'envisager la possibilité de l'accession de leurs autres colonies à l'indépendance. C'est ainsi que la loi-cadre, prévoyant le transfert du pouvoir exécutif aux autorités locales est mise en place en 1956. Ceci permet en juillet 1958 l'accès à la tête du gouvernement de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM, devenu député en 1956. Le 14 octobre de la même année, la République malgache est instituée par le pouvoir colonial, suivie le 26 juin 1960 de la proclamation de l'indépendance.

La République malgache

Sous la présidence de Philibert Tsiranana (1959-1972), les Français continuent à exercer une domination sur l'administration et l'armée de la nouvelle république, ainsi que sur les activités économiques et la vie culturelle. En 1972 cependant, la révolte des étudiants, massivement appuyée par les lycéens et le monde ouvrier de la province de Tananarive aboutit à la chute du régime. Le général Ramanantsoa, chef de l'état-major se voit confier par la rue les rênes du pouvoir. Mais celui-ci ne réussit pas à affermir son autorité et, confronté à l'aggravation des troubles et au risque d'éclatement du pays, préfère se retirer au début de 1975 en abandonnant le pouvoir aux mains du colonel Ratsimandrava, qui est assassiné au bout d'une semaine. Au terme enfin d'une instabilité de plusieurs mois, une conjuration militaire place à la tête de l'État le capitaine de corvette Didier Ratsiraka, qui avait en charge le ministère des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Ramanantsoa.

Dès son accès au pouvoir, Ratsiraka proclame sa volonté d'instaurer un régime « révolutionnaire », proche du « bloc socialiste », sous l'égide d'une Deuxième République. De nombreux secteurs de l'économie sont ainsi nationalisés et un parti unique, l'AREMA (Avant-garde de la révolution Malgache) domine toute la vie politique. Découragés, les investisseurs se retirent, entraînant une dégradation rapide de l'activité économique et une aggravation de la paupérisation. Des troubles, chaque fois durement réprimés éclatent alors un peu partout, achevant de démoraliser la population. Au bout d'une quinzaine d'années de ce régime, Madagascar se retrouve parmi les pays les plus pauvres de la planète. La résistance au régime ne devient véritablement efficace qu'au début des années 90, sous l'impulsion du mouvement Hery Velona (Forces Vives) qui réussit en février 1993 à faire tomber Ratsiraka. Le nouveau président, Albert Zafy, procède aussitôt à une libéralisation forcenée de toutes les institutions dans le cadre d'une Troisième République. Mais la situation, au lieu de s'améliorer se dégrade davantage encore. Les investisseurs boudent Madagascar, d'autant que le pouvoir même est paralysé par les intrigues entre les clans rivaux dominant le Parlement, sur fond de corruption généralisée. Tout ceci aboutit à la destitution de Zafy par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) le 5 septembre 1996, la gestion du pouvoir étant confiée en interim au Premier ministre Norbert Ratsirahonana.

La nouvelle élection présidentielle qui se termine le 31 janvier 1997 consacre le retour de Didier Ratsiraka au pouvoir pour cinq ans. En 1998, celui-ci organise un référendum renforçant le pouvoir présidentiel tout en procédant à la mise en place des « provinces autonomes » qui demeurent en fait sous son contrôle direct.

Au terme de son mandat, Ratsiraka est de nouveau chassé du pouvoir. Fin 2001, Marc Ravalomanana, déjà maire de Tananarive, est élu à la tête de la République de Madagascar à l'élection présidentielle malgré des fraudes massives de Ratsiraka. Après un bras de fer de plusieurs mois où l'économie est prise en otage par Ratsiraka, Didier Ratsiraka quitte l'Île en mi-2002 avec les barons de l'ancien régime et se réfugie en France. Après avoir lancé la reconstruction de routes et d'une partie des infrastructures du pays, Marc Ravalomanana est réélu lors de l'élection présidentielle du 3 décembre 2006 en gagnant au premier tour avec la majorité absolue devant 13 autres prétendants, et est investi de nouveau président de la République de Madagascar pour un nouveau mandat de 5 ans. Il appelle de nouveau les Malgaches aux urnes pour le 4 avril 2007 pour un référendum qui a pour objet principal la suppression des six « provinces autonomes » et l'instauration des « régions » au nombre de 22.

licence GFDL - Auteurs - location voilier madagascar

Economie

Madagascar est un des nombreux pays en voie de développement dans le Monde. Selon le dernier Rapport Mondial sur le Développement Humain 2000 dont les données se réfèrent à l'année 1998, Madagascar occupe le 141ème rang sur 174 pays dans le monde. Madagascar est classé en 146 ème position sur 177 pays, selon le 15ème indicateur annuel du développement humain (IDH) du PNUD (chiffre 2006).

L'économie malgache repose essentiellement sur l'agriculture. Elle se remet en marche depuis la crise de 2001. Le pouvoir actuel en place (depuis 2002) travaille d'arrache-pied pour développer le pays en faisant appel à toutes les forces de la Nation et à la communauté internationale à travers le MAP (Madagascar Action Plan) dans une relation de partenariat.

Pour satisfaire la demande de la population, Madagascar procède à des exportations et des importations qui permettent aussi au pays de se développer.

Le développement passe par la multiplication des infrastructures routières.

Agriculture

Le dieu riz

Le moindre recoin de terrain est dédié au riz, une céréale omniprésente, qui marque les paysages de son empreinte. Le riz constitue, en effet, l'aliment de base. Le riz cultivé à Madgascar est un riz de qualité, plus onéreux que le riz asiatique importé que consomme la population.

Les zébus de Madagascar

L'île de Madagascar compte autant de zébus que d'habitants (17 millions). Le zébu, principale viande consommée dans le pays, est à la fois un animal sacré, un signe extérieur de richesse et un symbole de puissance, de sagesse et d'espoir en l'avenir. Dans certaines tribus du sud du pays, on ne devient un homme que si on a volé des zébus et on n'est puissant que si on possède des centaines de têtes.

Coton

Dagris a pris le contrôle majoritaire de la société malgache Hasyma[1] (Hasy Malagasy), fin 2004 dans le cadre de sa privatisation.

En 2003, HASYMA a produit 11 327 tonnes de coton graine et pour 2005, prévoit une production de 23 650 tonnes.

Causes de la pauvreté de Madagascar

Madagascar est longtemps apparue comme une île riche de promesses au large de l'Afrique. Malheureusement, elle est encore aujourd'hui dans un état de grande pauvreté (146e pays sur 177 en terme d'IDH, indice indicateur du développement humain). Les raisons de cette pauvreté sont multiples. Pourtant, en 1960, le RNB par habitant de Madagascar était au niveau de celui de la Corée du Sud… Qui l'a évidemment bien dépassée depuis…

La voie socialiste originale choisie en 1972 est une des causes du retard pris par l'économie. Citons la dégradation continue des infrastructures, les freins administratifs mis au développement des entreprises et des investissements, l'insécurité foncière et juridique… Le sens de la solidarité, le Fihavanana des Malgaches, justement vanté est un autre facteur. Les membres d'une même famille se soutiennent fidèlement les uns les autres, parfois aux dépens de l'initiative personnelle et de l'esprit entrepreneurial. Tendance renforcée par la présence massive d'ONG sur place dans tous les domaines de l'action solidaire: Environnement, culture, santé, éducation, enfance, agriculture… Perversement, l'aide extérieure devient la plus évidente source d'enrichissement, y compris personnel, sans toujours constituer une base du développement durable.

Crise politique

Une des raisons de la pauvreté de Madagascar est la crise politique qui s'est déroulée entre 2001 à 2002. Le désaccord au niveau des élections entre les candidats à la présidence est la cause de cette crise. Celle-ci a suscité de nombreux problèmes notamment la hausse des produits de première nécessité à cause de la mise en place de différents barrages bloquant les échanges entre la capitale et les différentes villes portuaires.

L'inflation de la monnaie et ses causes et conséquences

Définition et causes de l'inflation

Tout d'abord donnons une définition de la dépréciation d'une monnaie. Celle-ci constitue une diminution de la valeur d'une monnaie par rapport à d'autres monnaies ou à un étalon de référence dans un système de change flexible. L'inflation de l'Ariary est due essentiellement à la détaxation de produits électroménagers, voitures utilitaires, machines industrielles… Celle-ci avait pour but de permettre l'essor économique du pays mais elle n'a fait que l'aggraver, la détaxation a eu pour conséquence un renchérissement du prix des importations et une diminution du prix des exportations.

Conséquences de la dévaluation

Dans le commerce, la dévaluation a entraîné une différence entre le prix d'achat et le prix de vente car lorsqu'un commerçant achète un produit, le taux du court moyen pondéré n'est pas le même lors de l'achat et de la vente.

Compte tenu de la dépréciation de la monnaie locale le coût de la main-d'œuvre a beaucoup baissé. En effet le SMIC malgache est d'environ 60.000 Ariary (1 Ariary = 5 Fmg). Malgré la hausse des différents prix du fait de la dévaluation, les salaires n'ont que peu augmenté, entraînant le mécontentement et l'appauvrissement de la population malgache.

Le faible salaire malgache présente aussi des avantages au niveau de la main-d'œuvre, c'est-à-dire qu'elle peut attirer les différents investisseurs mondiaux. Cependant Madagascar n'est pas compétitif au niveau de la qualité de la communication, de l'énergie ainsi que des infrastructures en général. Pour ces raisons, Madagascar doit faire plus pour satisfaire les besoins des investisseurs étrangers. Ils préfèrent à ce jour aller en Europe de l'Est, en Asie et surtout en Chine. Ces pays offrent un coût de main-d'œuvre plus élevé que celui de Madagascar mais apportent des marchés potentiels importants.

Cependant, la phase de dévaluation qui a ôté la moitié de sa valeur au franc malgache est à rapprocher de celle du franc CFA dans la décennie précédente : le franc CFA lié au franc français, avait une valeur sur le marché des changes sans rapport avec la compétitivité des économies ouest-africaines et les isolaient de l'économie mondiale; sa dévaluation de 50%, quoique douloureuse, aura eu en fin de compte un effet plutôt positif.

On peut espérer qu'au-delà des difficultés actuelles vécues par la population, Madagascar retrouve sa place dans l'économie mondiale par l'intégration régionale (notamment avec la baisse des tarifs douaniers prévue dans la zone SADC) le développement du tourisme et des services à distance.

Richesse écologique, misère humaine

Comment expliquer que, dans un pays bien arrosé, où poussent de nombreuses cultures vivrières, où abondent poissons, zébus et animaux de basse-cour, 34% des enfants de moins de 5 ans souffrent d'insuffisance pondérale et 50% d'un retard de croissance modéré ou grave ? Pour peu que vous empruntiez les transports en commun et parcouriez quartiers et villages, vous rencontrerez inévitablement un père agriculteur qui, à la période de soudure entre deux récoltes, n'a plus le moidre bol de riz blanc à offrir à ses enfants et est obligé de s'endetter auprès de l'usurier du coin pour survivre; ou un gosse sur une décharge publique, disputant - âprement - aux cochons quelques lambeaux de nourriture dénichés parmi les ordures.

Ailleurs en Afrique, en dehors des conflits et des grandes famines, il est rare de voir quelqu'un souffrir de la faim, même dans les grandes villes des pays les plus pauvres. La solidarité (familiale, ethnique, religieuse) y est encore bien vivante. A Madagascar, cela ne semble pas (plus?) toujours vrai.

L'état a engendré un endettement considérable, les circuits de commercialisation des produits agricoles fonctionnent mal et les paysans, découragés, décident de ne plus produire que pour l'autoconsommation, avec pour conséquence une baisse condidérable de la production de riz, base de la nourriture des Malgaches.

La France, premier investisseur étranger à Madagascar

Contrairement à l'image fréquemment véhiculée, qui fait des Indo-Pakistanais ('karana') les principaux acteurs de l'économie malgache, c'est la France qui reste l'investisseur étranger le plus présent et le plus influent à Madagascar. Les investissements français représentent environ 65 % du stock d'investissement total étranger à Madagascar, estimé à 320 millions d'euros. Les autres investisseurs étrangers sont essentiellement d'origine mauricienne, indo-pakistanaise, chinoise et sri-lankaise. Plus de 600 entreprises à capitaux français sont présentes à Madagascar, dont 359 participations et 157 filiales. Les plus grands groupes français sont représentés, dans des secteurs très diversifiés. On peut citer, entre autres :

- Prépondérants pour le secteur bancaire, le Crédit Lyonnais/Crédit Agricole (alias BNI), la Société Générale (alias BFG-SG) et BNP-Paribas (alias BMOI),

- pour l'énergie, Total et Air Liquide,

- pour l'industrie, Lafarge,

- pour le bâtiment, Colas,

- pour les télécommunications, Alcatel, France Telecom, Orange, Canal Satellite,

- pour les transports internationaux, Air France, Corsair et CGM,

- pour les produits pharmaceutiques, Fournier, Fabre, Aventis, Mérieux,

- pour l'informatique, Bull.

Leur présence y est ancienne pour les entreprises du secteur des biens d'équipement et plus récente dans les domaines récemment ouverts à la privatisation ou libéralisés comme les secteurs bancaire et de l'énergie. Les entreprises de moyenne et petite taille constituent la majeure partie des implantations françaises à Madagascar. Les entreprises de moins de 50 employés représentent à elles seules la moitié du total. Celles-ci sont particulièrement présentes dans le secteur des services comme l'ingénierie, le traitement de données informatiques, les cabinets juridiques et de conseil, l'immobilier, le tourisme, mais également dans l'industrie textile, le négoce international et la filière agroalimentaire.

Par ailleurs, plus d'un tiers des entreprises regroupées sous le statut franc ont un lien avec la France. Pour 18 d'entre elles il s'agit de filiales et 52 correspondent à des prises de participation.

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Culture

Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana (exhummation). Exhumé deux ou trois ans après le décès, le défunt momifié est d'abord porté en procession avec un cortège de musiciens, puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les "razana") parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs. Il s'agit bien d'une fête : la liesse est de règle, les pleurs et les lamentations sont proscrites, par contre, on mange, on boit du rhum et on danse. Cette coutume n'est propre qu'à certaines tribus de Madagascar.

On compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar. La diversité ethnique n'y est pas pour autant de type racial, mais bien plutôt d'ordre géographique. L'amalgame des peuples d'Orient, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.

Sur le plan de la cuisine, c'est une base asiatique avec des influences indiennes, arabes et africaines. Les bases de la nourriture sont le riz, les bananes, la noix de coco, les fruits de mer, les poissons, le zébu et la tomate.

Exemple: Le misao, recette à base de nouilles, champignons émincés, gambas entières, viande émincée, carottes émincées, haricots émincés et sauce de soja.

Sinon, il existe d'autres plats typiques, tels les sambossas, crevettes chinoises, les rogay, beignets de bananes, poulet au curry et coco, les ravitoto, feuille de manioc pilé.

Langue

La langue de Madagascar, c'est à dire la langue parlée par la population autochtone, est le malgache. En outre, le français est langue officielle à Madagascar et jouit d'un usage plus ou moins répandu. Le français garde une certaine influence du fait de la période d'ingérence française. Après le référendum de 2006, l'anglais rejoint les deux langues en tant que langue officielle du pays. À la suite des migrations de populations (exil politique, échanges commerciaux et conquêtes), la langue malgache s'enrichit de vocabulaire provenant d'Indonésie, d'Afrique, d'Inde, d'Australie et enfin, de France.

Variétés musicales malgaches du Sud au Nord

- Beko
- Vakodrazana
- Salegy
- Kilalaky

Chanteurs et chanteuses traditionnels malgaches

- Antsiranana
- Mme Volzara, chante le titre Magnavaratra lalagna tomobile traduit par « ils roulent vers le Nord ».
- Atsimo
- beko : Salala "Senge" le groupe
- Merina
- Feo gasy, chante le titre Mifohaza Rabetorimaso, traduit par « Réveille-toi le paresseux » (où Ra = Monsieur, be=beaucoup, torimaso = sommeil).

Chanteurs et chanteuses traditionnels et modernes

- 'Antsiranana'
- JaoJoby Eusèbe – ses débuts 1970 Diego (les années légionnaires et marins français jusqu'en 1976), revendique le titre roi du Salégy comme héritage ancestral. Il participe à des actions de promotion de l'éducation scolaire des plus jeunes, ouvrant la voix vers les pays développés de rêvecomme la France, les états-unis, le Japon, la Chine, etc dans les paysages reculés du Nord malgache.

- 20 septembre 2008 admis à l'Olympia de PARIS.
- Nini Doniah - née Virginie Bezara – petite fille de Mme Volzara, s'approprie la couronne de la reine du Salegy.
- Hanitra Ranaivo[réf. nécessaire].
- Haut plateau-Antananarivo
- Mahaleo, le groupe
- Erick Manana, chanteur malgache fut l'un des membres du groupe Lolo sy ny tariny.
- Rossy
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