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  • sa richesse culturelle multicolore, passionnante et accueillante,
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Les informations essentielles pour votre voyage
Nouvelle Zélande


Voici un concentré des informations que vous devriez savoir avant de vous envoler vers le pays

Naviguer en bateau lors d'une croisière Nouvelle Zélande

Parfois surnommée « le pays des longs nuages blanc », la Nouvelle-Zélande est principalement constituée de deux grandes îles opposées et de plusieurs petites îles comme l'île Stewart ou celles de l'archipel Chatham. Ce pays de l'Océanie, géographiquement isolé et situé à environ 2000 kilomètres des côtes australiennes, brille par ses atouts touristiques contrastés.

A bord de votre location de bateau en Nouvelle-Zélande, vous aurez ainsi le privilège de découvrir un écosystème marin particulièrement riche, des réserves forestières préservées et le monde fascinant des Maoris, le peuple autochtone dont le cri haka a été rendu célèbre par les rugbymen néo-zélandais.

Au total, le pays des Kiwis compte 13 parcs nationaux et 3 réserves marines dont Bay of Islands, localisée à l'extrémité nord de Northland, reste une zone très prisée par les plaisanciers. Parmi les lieux à ne pas manquer, il y a notamment la péninsule du Coromandel et ses superbes plages, ainsi que les îlots de Poor Knights Islands pour les merveilleuses randonnées aquatiques qu'ils proposent.

Argents

La monnaie est le dollar néo-zélandais. 1 € = 2,07 NZ$. Les billets, en polymère (plastifiés) comme en Australie, existent en coupures de 100, 50, 20, 10 et 5 NZ$. Il existe cinq pièces différentes : 10, 20 et 50 c, 1 et 2 NZ$.
 
La carte bancaire est le meilleur moyen de paiement à l’étranger. Les cartes Visa et MasterCard sont acceptées partout, contrairement à l’American Express ou la Diner’s Club. Elles comportent en plus une assurance qui couvre le voyageur durant son séjour, y compris dans certains cas pour les voitures de location.
 
Banques : les plus grandes banques néo-zélandaises - ANZ, ASB, Bank of New Zealand, National Bank of New Zealand possèdent des succursales dans tout le pays, équipées de DAB (ATM en anglais) accessibles 24 h/24.
 
Le change classique se fait essentiellement dans les banques et les bureaux de change (aéroports et centre des grandes villes).
 

Infos pratiques

Les ressortissants français, belges, canadiens et suisses peuvent séjourner en Nouvelle-Zélande jusqu’à trois mois sans visa à condition d’avoir un billet d’avion aller-retour ou de continuation et un passeport valide au moins trois mois après la date de retour prévue. Une preuve de « viabilité financière » peut être exigée sous forme d’une carte de crédit internationale ou de 1 000 NZ$ par mois de séjour en chèques de voyage ou liquide (500 NZ$ si vous séjournez chez des particuliers). Une assurance de voyage est en outre exigée

Tension électrique

230 V, 50 Hz, comme en Europe. Inutile de prévoir de transformateur donc, mais il vous faudra un adaptateur, les prises étant à trois fiches plates. On en trouve pour 15 NZ$ dans les aéroports et magasins d’électronique.

Téléphone

- Indice téléphonique pour appeler la Nouvelle-Zélande depuis l'étranger : 64.

- Nouvelle-Zélande vers la France : 00-33 + le numéro du correspondant sans le 0.
- Pour la Belgique, code 32, pour la Suisse 41, pour le Canada 1. Pour obtenir directement un opérateur France Telecom, composez le 000-933.

Informations utiles

Capitale : Wellington
Monnaie : dollar néo-zélandais
Superficie :
Population : 4116900 Hab
Densité : 15 Hab/km²
Fuseau horaire : GMT + 12
Chef d'état : Elisabeth II d'Angleterre

Géographie

La Nouvelle-Zélande est un pays de l'Océanie, au sud-ouest de l'océan Pacifique, constitué de deux îles principales (l'île du Nord et l'île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham.

Située à environ 2 000 km de l'Australie dont elle est séparée par la mer de Tasman, la Nouvelle-Zélande est très isolée géographiquement. Cet isolement a permis le développement d'une flore et d'une faune endémiques très riches et variées, allant des kauri géants aux insectes weta et en passant par les kaponga et le kiwi, ces deux derniers étant des symboles du pays.

La population est majoritairement d'origine européenne, tandis que les Maori forment la minorité la plus nombreuse. Les peuples d'origine polynésienne non-maori, ainsi que les asiatiques, représentent également d'importantes minorités, particulièrement dans les régions urbaines.

L'histoire de ce pays est l'une des plus courtes du monde, car il s'agit d'un des derniers territoires découverts par l'Homme : en effet les Maori y sont arrivés entre 1050 et 1300[3], tandis que les Européens n'y débarquèrent qu'en 1642. Ancienne colonie britannique, dominion en 1907, puis complètement indépendante depuis 1947, elle maintient de forts liens avec le Royaume-Uni, ainsi qu'avec l'Australie (pays anglo-saxon le plus proche et partageant une partie de son histoire).

Le pouvoir politique est tenu par le Parlement démocratiquement élu, sous la direction du Premier ministre, le chef de gouvernement.

Si la façon dont les Maoris désignaient la Nouvelle-Zélande avant l'arrivée des Européens est inconnue, on sait qu'ils appelaient l'île du Nord Te Ika-a-Māui (« le poisson de Māui »), et l'île du Sud Te Wai Pounamu (« eaux de jade ») ou Te Waka-a-Māui (« le waka de Māui »). Jusqu'au début du XXe siècle, l'île du Nord était également appelée Aotearoa, souvent traduite comme « pays du long nuage blanc ». En usage maori actuel, ce nom fait référence à tout le pays.

Le premier nom européen de la Nouvelle-Zélande fut Staten Landt, donné par l'explorateur néerlandais Abel Tasman, qui fut en 1642 le premier Européen a avoir vu ces îles. Tasman présuma que ces terres faisaient partie d'un continent austral découvert en 1615 au sud du continent sud-américain par Jacob Le Maire.

Le nom de Nouvelle-Zélande trouve ses origines chez les cartographes néerlandais de l'époque, qui baptisèrent les îles Nova Zeelandia en honneur de la province néerlandaise de Zélande. L'origine du nom pour ces îles lointaines n'est pas vraiment connue, mais il apparaît pour la première fois en 1645 et peut avoir été le choix du cartographe Johannes Blaeu[7]. L'explorateur anglais James Cook anglicisera le nom en New Zealand[6], d'où vient la traduction française Nouvelle-Zélande. Le nom n'a aucun lien avec la région danoise de Seeland.

La Nouvelle-Zélande se compose de deux îles principales : l'île du Nord et l'île du Sud appelées North and South Islands en anglais, Te Ika a Maui et Te Wai Pounamu en maori. Le pays est aussi composé d'un ensemble de petites îles situées près du centre de l'hémisphère maritime. Sa superficie est de 268 680 kilomètres carrés en incluant les îles Antipodes, les îles Auckland, les îles Bounty, les îles Campbell, les îles Chatham et les îles Kermadec[1]. Le pays est légèrement plus petit que l'Italie mais un peu plus grand que le Royaume-Uni. Cet archipel constitue les principales terres émergées du vaste continent submergé, Zealandia.

La Nouvelle-Zélande dispose d'un total de 15 134 kilomètres de côtes[1] et dispose de vastes ressources marines. Elle n'a pas de frontières terrestres. Le pays revendique le septième rang en termes de surface de zone économique exclusive du monde, couvrant plus de quatre millions de kilomètres carrés (1,5 millions de miles carrés), plus de quinze fois sa superficie.

L'île du Sud est la plus grande et contient un quart environ de la population néo-zélandaise. L'île est coupée le long de sa longueur par les Alpes du Sud, le plus haut sommet étant le mont Cook avec 3 754 mètres d'altitude. Il y a dix-huit sommets de plus de 3 000 mètres d'altitude dans l'île du sud dont la côte Est abrite les plaines de Canterbury alors que la côte Ouest est réputée pour ses fjords, ses forêts primaires, le glacier Fox et le glacier Franz Josef.

L'île du Nord est moins montagneuse que l'île du Sud mais elle est marquée par le volcanisme. La plus haute montagne de l'île, le mont Ruapehu (2 797 mètres d'altitude), est un volcan actif. Le lac Taupo, situé près du centre de l'île du Nord, est le plus grand lac du pays. Il se situe dans une caldeira créée suite à une éruption, il y a soixante-dix mille ans (voir éruption Oruanui).

Géologie

La Nouvelle-Zélande est situé à la jonction de deux plaques tectoniques. À cet endroit existe un phénomène de subduction de la plaque pacifique qui passe sous la plaque australienne. Le volcanisme de l'archipel est le résultat de ce phénomène, en particulier dans l'île du Nord et dans la zone volcanique Taupo. L'énergie géothermique associée est utilisé dans de nombreuses centrales hydro-thermiques[3]. Certaines zones volcaniques sont aussi de célèbres destinations touristiques comme les geysers de Rotorua.

La zone de contact entre ces deux plaques tectoniques est aussi le lieu de tremblements de terre fréquents même si de tels phénomènes graves sont assez rares. Cette collision a aussi façonné les Alpes du Sud qui permettent la production de la plupart des centrales hydroélectriques du pays.

On trouve aussi des zones karstiques parmi lesquelles la Waitomo Caves et le Pancake Rocks, reconnues comme attractions touristiques.

Géographie politique

La Nouvelle-Zélande ne possède pas de frontières terrestres avec d'autres pays. Le pays est composé de seize régions, sept dans l'île du Sud et neuf dans l'île du Nord. La Nouvelle-Zélande a aussi un certain nombre d'îles éloignées qui ne sont pas inclus dans les limites régionales. Les îles Chatham ne sont pas une région bien que leur conseil fonctionne comme une région dans le cadre du Resource Management Act. Les îles Kermadec et les îles subantarctiques ne sont habitées que par un petit nombre de personne du New Zealand Department of Conservation.

Climat

Le climat de la Nouvelle-Zélande est océanique. Les températures moyennes varient entre 8 °C dans l'île du Sud et 16 °C dans l'île du Nord[5]. Janvier et février sont les mois les plus chauds alors que juillet est le mois le plus froid. La Nouvelle-Zélande ne dispose pas d'une large gamme de température mais le temps peut changer rapidement et de manière inattendue. Un climat subtropical humide est perçu dans la péninsule du Nord.

La plupart des régions du pays ont une pluviométrie comprise entre 600 et 1 600 millimètres, les maximas étant rencontrés le long de la côte Ouest de l'île du Sud et les minimas sur la côte Est de la même île, principalement dans les plaines de Canterbury. Christchurch est la ville la plus sèche et reçoit environ 640 millimètres de pluie par an tandis que Auckland en compte pratiquement le double.

L'indice ultra-violet peut être très élevé voire extrême dans certains endroits au Nord de l'île du Nord. Ceci est dû au fait que l'atmosphère du pays est relativement pure (sans pollution) en comparaison à de nombreux autres pays.

Il y a trois facteurs principaux qui influent sur le climat de la Nouvelle-Zélande:

- sa latitude, avec la présence de vents dominants d'ouest ;
- l'influence océanique ;
- les montagnes, en particulier les Alpes du Sud.
Ressources naturelles

Les ressources naturelles les plus abondantes sont le charbon, l'or, l'énergie hydraulique, le minerai de fer, le calcaire, le gaz naturel, le sable et le bois.

Les terres arables représentent 5,54 % de la superficie du pays, les cultures permanentes représentent 6,92 % de la superficie et le reste (87,54%) est composé de terres incultes, de forêts, de zones de haute montagne, de glaciers, etc ; les terres irrigables représentent 2 850 km2.

Risques naturels

Les risques naturels sont représentés par les tremblements de terres, bien que généralement sans gravité, l'activité volcanique et quelques risques d'incendie existent dans certaines zones.

Environnement

La Nouvelle-Zélande est touchée par la déforestation, l'érosion des sols, les invasions biologiques qui affectent la faune et la flore primaire.

Le pays est signataire de certains accords internationaux concernant l'environnement comme le traité sur l'Antarctique, la convention sur la diversité biologique, la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le protocole de Kyoto, la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, la Convention ENMOD, la convention de Bâle, la convention des Nations unies sur le droit de la mer, la convention de Londres, la protocole de Montréal, le Marpol, l'International Tropical Timber Agreement, la convention de Ramsar, la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine. Elle est également signataire mais sans l'avoir ratifiée de la convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer et la convention pour la protection des phoques de l'Antarctique.

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Histoire

L'histoire de la Nouvelle-Zélande est courte, ces terres étant parmi les dernières à être découvertes et habitées par les humains, mais riche en apports de plusieurs cultures très différentes, les principales étant la maori et la britannique, le Royaume-Uni étant l'ancien pouvoir colonial.

Avant les Européens

La Nouvelle-Zélande est l'un des territoires les plus tardivement peuplés : les premiers colons sont des Polynésiens de l'est (îles de la Société, îles Cook, les îles australes de Polynésie française[1]) qui arrivent probablement entre 1050 et 1350 après J.C., naviguant dans des waka avec l'aide des systèmes météorologiques subtropicaux[2] ou des oiseaux migrateurs ou des baleines[3],[4], et établissent la culture indigène Maori[5]. Aux alentour de l'an 1500, certains Maori partent s'installer sur les îles Chatham[2],[6],[7],[8] [9],[10], y développant leur propre culture Moriori.

La date de l'arrivée des premiers Maori varie selon les sources, mais beaucoup s'accordent sur le siècle entre 1250 et 1350[13],[14]. L'historien néo-zélandais Michael King suggère le XIIIe siècle[15], tandis qu'un autre historien néo-zélandais, James Belich, suggère le milieu du XIe siècle.

Ils arrivent au nord de l'île du Nord[3] et rencontrent les forêts tempérées et des espèces qu'ils n'avaient pas vu auparavant dans les îles à climat plus doux d'où ils étaient originaires (le moa, l'aigle de Haast, la weta...), de nouveaux fruits (notamment le kiwi), poissons et produits de la mer. Ils introduisent le chien et le rat polynésien (« kiore »), le taro, la variante de patate douce appelée kumara, le mûrier à papier et l'épinard hawaïen.

J. Belich dresse le résumé suivant de l'histoire de la Nouvelle-Zélande avant la venue des Européens. Arrivés au XIe siècle, les Maori occupent d'abord une petite colonie dans le nord. Aux douzième et treizième siècles, la population néo-zélandaise n'est toujours que de quelques centaines, mais commence à se subdiviser et à se disperser, occupant un territoire de plus en plus important. Aux quatorzième et quinzième siècles, la population s'accroît, atteignant finalement des dizaines de milliers, et le gibier, surexploité, est menacé d'extinction. Le moa disparaît vers l'an 1500. La chasse ne pouvant plus être maintenue en mode de subsistance essentiel, les populations maori s'adaptent. La démographie se stabilise. Les communautés deviennent davantage sédentaires, et se structurent en unités socio-économiques, les iwi. C'est le début de « l'ère tribale », qui dure du seizième au dix-huitième siècle.

Les iwi (tribus) se divisent en hapu (clans) qui peuvent se disputer ou se combattre, mais coopèrent en cas d'hostilité de la part d'un autre iwi à l'encontre du leur. Les hapu, comportant jusqu'à plusieurs centaines de personnes, sont eux-mêmes divisés en whanau (parentèle)[18], aujourd'hui un concept culturel encore très respecté des Maori et à la base de la structure de leur société[19]. Les iwi et hapu pouvaient se modifier sous l'effet des conflits (particulièrement sur les ressources exploitables), de l'élargissement ou diminution du nombre de membres, des fusions...[20] Leurs noms pouvaient venir d'un illustre ancêtre (femme ou homme), un évènement marquant dans leur histoire, voire du nom des chefs des groupes ayant décidé de resserrer leurs liens et de fusionner.

Le passé n'était pas méconnu chez les Maori. Leur histoire était préservée de manière orale, à travers des récits et des chants. Les experts en généalogie (whakapapa) pouvaient (et peuvent) réciter la liste des ancêtres d'un whanau, d'un hapu ou d'un iwi et remonter ainsi des centaines d'années[22], jusqu'aux ancêtres fondateurs, dont on disait qu'ils étaient venus de Hawaiki. Cette connaissance des lignées ancestrales avait des visées pratiques. D'une part, elle définissait l'appartenance à la communauté. Les Ngai Tahu, par exemple, sont par définition le peuple qui a pour ancêtre Tahupotiki. D'autre part, elle permettait à un individu ou à un groupe d'hériter le mana d'ancêtres renommés. Enfin, elle servait de preuve en matière de revendication foncière: la terre d'un iwi est celle de ses ancêtres.

Les premiers Européens

Les premiers explorateurs Européens qu'on sait avoir abordé la terre néo-zélandaise sont Abel Tasman, qui arrive de Batavie en 1642, et son équipage (dont Franz Jacobszoon Visscher, pilote-major, et Isaac Gilsemans, qui fera les premiers dessins de la Nouvelle-Zélande[23]), sur les navires Heemskerck et Zeehaen[24]. Plusieurs d'entre eux sont tués par des Maori le 19 décembre de la même année, dans ce qui est aujourd'hui la baie Golden, que Tasman appellera Moordenaers Bay (« Baie des Assassins »)[24]. Quelques jours après leur mort, Tasman écrira dans son journal que c'étaient « de très belles terres »[25] ; ils auraient vu, entre autres régions, les Alpes du Sud[23]. Ils s'arrêtent à l'île d'Urville, où Tasman se doute de l'existence du détroit de Cook, mais doit renoncer à explorer les environs en raison du mauvais temps.

Aucun autre Européen ne visite la Nouvelle-Zélande jusqu'au voyage de 1768-1771 du capitaine James Cook à bord de l'Endeavour. Envoyé par le gouvernement britannique, il arrive en 1769 et cartographie presque toute la côte en prenant soin de décrire en détail les terres qu'il explore, que ce soit en Australie ou en Nouvelle-Zélande, pour une éventuelle colonisation[26]. Ces cartes très détaillées seront longtemps utilisées par les explorateurs[27]. Joseph Banks l'accompagnera et dessinera la faune et flore du pays avec Daniel Solander, botaniste, et plusieurs autres dessinateurs ; il ne retournera pas en Nouvelle-Zélande, mais conservera un grand intérêt pour le pays jusqu'à sa mort en 1820.

Cook retournera à deux reprises, utilisant la Nouvelle-Zélande comme base pour ses explorations de la côte australienne une fois compris que la Nouvelle-Zélande ne faisait pas partie du continent Terra Australis Incognita[29]. Ayant l'esprit plus ouvert à propos des autochtones des pays qu'il visita, que la plupart de ses concitoyens, essayant de communiquer avec eux, il les présentera à ses supérieurs comme « les possesseurs naturels et légaux des terres qu'ils habitent ».

Sur les traces de Cook, on trouve George Vancouver et William Broughton qui partent ensemble à bord des navires Discovery et Chatham ; Vancouver découvrira les îles Snares et Broughton les îles Chatham en novembre 1791. En février 1793, l'Italien Alessandro Malaspina, commandant d'une expédition espagnole de deux navires, explorera un peu la région, mais dressera peu de cartes. 1820 voit l'arrivée de Fabian von Bellingshausen, commandant deux navires russes, Mirny et Vostok, et qui s'arrêtera à Queen Charlotte Sound avant de continuer vers sa destination, l'Antarctique[27]. Les Français seront également présents dans la région, De Surville la même année que Cook (il rencontrera beaucoup de difficultés et accidents et tuera des Maori), Du Fresne (au début en bons termes avec les Maori, mais la fin de l'expédition se soldera par un massacre d'Européens et de Maori), D'Entrecasteaux, Duperrey et D'Urville.

Il sera suivi par de nombreux navires de chasse à la baleine, et au phoque, ainsi que de divers marchands. Ils échangeaient des produits et des vivres européens, particulièrement des outils métalliques et des armes, contre du bois, des vivres, des artefacts et de l'eau des Maori. Parfois les Européens échangèrent leurs produits contre des relations sexuelles[32]. Chez les Maori, l'agriculture et la guerre furent transformées par l'arrivée de la pomme de terre et du mousquet, les Guerres des mousquets qui en résultèrent cessèrent quand ces armes furent plus équitablement réparties parmi les Maori. Les missionnaires chrétiens arrivent en Nouvelle-Zélande au début du XIXe siècle, convertissant progressivement la population maori, mal soutenue par leur foi face à l'invasion de la civilisation occidentale et les maladies européennes pour lesquelles ils n'avaient pas d'immunité.

Les iwi deviennent peu à peu plus importants que les hapu, car moins nombreuses et donc plus faciles à gérer pour les Européens, et partout en Nouvelle-Zélande, les Maori se déplacent, certains pour profiter du commerce avec les Européens et d'autres pour les éviter.

Le Traité de Waitangi

De 1788 à 1840, les îles de Nouvelle-Zélande font officiellement partie de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Se rendant compte du caractère désordonné de la colonisation européenne en Nouvelle-Zélande et de l'intérêt croissant de la France pour ce territoire, le gouvernement britannique envoie William Hobson proclamer la souveraineté britannique et négocier un traité avec les Maori. Le Traité de Waitangi est signé dans la Bay of Islands le 6 février 1840[35]. Ce traité est écrit rapidement et dans la confusion ; on se dispute encore sur la traduction du document en maori. Le traité est vu comme l'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande en tant que nation et comme la charte garantissant les droits des Maori.

En 1839 la population totale non-Maori était de 2 000 personnes ; en 1852 elle était de 28 000[36]. À partir de 1840, un nombre grandissant de colons européens émigrent en Nouvelle-Zélande, encouragés par les efforts de la New Zealand Company, qui fondera Wellington un peu avant la signature du Traité ; dans les deux années qui suivent sont fondées Wanganui, Nelson, et New Plymouth. Otago sera fondé en 1848 et Christchurch en 1850[35]. Dans les années 1850 la plus grande partie de l'intérieur de l'île du Nord était connue des Européens ; on attendra les années 1860 et l'arrivée des orpailleurs pour connaître la géographie de l'île du Sud[35]. Deux-tiers des immigrants viendront du sud de l'Angleterre ; peu de personnes d'autres nationalités y émigreront : 281 Allemands à Nelson en 1843-44, 100 Français à Akaroa en 1840, des Écossais (particulièrement de Glasgow et Édimbourg) en Otago... Moins de 2 % viendront d'Irlande[37]. Tukaitote, la pa de Te Wherowhero, premier roi maori (1857-1860).

Au début les Maori se lancent avec enthousiasme dans le commerce avec ceux qu'ils appelaient « Pakeha », et de nombreux iwi (tribus) deviennent riches. Mais les conflits se multiplient avec l'augmentation du nombre de colons, pour aboutir aux Guerres néo-zélandaises des années 1860 et 1870, qui provoquent la perte de beaucoup de terres par les Maori. Le détail et l'interprétation de la colonisation européenne et de l'acquisition des terres maori demeurent aujourd'hui controversés. Globalement, la population maori passera de 80 000 à 42 000 personnes entre les années 1840 et 1891.

De l'autonomie à l'indépendance

En 1854, le premier Parlement de Nouvelle-Zélande, établi par le Parlement britannique, à travers la New Zealand Constitution Act de 1852, conduit le pays vers une autonomie partielle, et vers la fin du siècle, elle sera entièrement autonome. Cette période verra une explosion démographique, puisqu'en 1870 la population non-Maori atteindra 250 000 alors qu'en 1853 elle était de 30 000.

En 1893, elle est le premier pays à donner le droite de vote aux femmes. La Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant en 1907 et le pays est entièrement indépendant en 1947 lors de la ratification du Statut de Westminster de 1931 ; en pratique le Royaume-Uni avait cessé depuis longtemps de jouer un quelconque rôle dans la politique du pays. Plus elle devenait indépendante politiquement, plus elle le devenait aussi économiquement : dans les années 1890, la réfrigération dans le transport des produits commerciaux permet à la Nouvelle-Zélande de fonder toute son économie sur l'exportation de la viande et de produits laitiers vers le Royaume-Uni.

La Nouvelle-Zélande est un membre enthousiaste de l'Empire colonial britannique, envoyant des hommes lutter dans la Guerre des Boers et la Première et Seconde Guerre mondiale ; elle le soutient également lors de la crise du canal de Suez. Le pays fait partie de l'économie mondiale et souffre comme les autres pendant la Grande Dépression des années 1930. Cette dépression mène à l'élection du premier gouvernement travailliste, qui établit un État-providence et une économie protectionniste.

La Nouvelle-Zélande entre dans une période de prospérité grandissante après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, certains problèmes sociaux se développent en même temps. Les Maori commencent à migrer vers les villes et abandonnent peu à peu leur mode de vie traditionnel : en 1936, 83 % habitaient en région rurale et 17 % en ville ; en 1986, les pourcentages étaient presque inversés avec 80 % des Maori en ville[34]. Le recensement de 2001 révèle que 20 % des Maori ne connaissent pas leur iwi d'origine, et beaucoup de ceux qui s'en souviennent ne connaissent pas leur hapu[34]. La jeunesse maori n'ayant connu que la ville, se sentait détachée de leur culture et de leur famille, isolée dans la pauvreté urbaine, et se rebella en créant et rejoignant des gangs[39], mais aussi des groupes culturels, de soutien et d'éducation sur la culture maori pour accompagner tous ceux voulant reconnecter avec leurs origines[40]. On construira des marae urbains ouverts à tous, Maori ou Pakeha.

Le mouvement de protestation maori se forme, critiquant l'eurocentrisme et cherchant une meilleure reconnaissance de la culture maori et du traité de Waitangi, qu'ils considéraient trahi[40]. En 1975 est créé le Tribunal de Waitangi, qui enquête sur les violations du traité dès 1985. Comme dans les autres pays développés, les mœurs et le comportement politique changent pendant les années 1970 ; le commerce avec le Royaume-Uni est fragilisé par son adhésion à la Communauté européenne. De grands changements économiques et sociaux ont lieu dans les années 1980 sous le quatrième gouvernement travailliste, particulièrement par la politique du ministre des finances, Roger Douglas (« Rogernomics »).

Aujourd'hui, l'économie de la Nouvelle-Zélande étant moins forte que celle de l'Australie et d'autres nations développées[42], on voit une fuite des cerveaux de jeunes Néo-Zélandais vers l'Australie en particulier (35 300 de septembre 2006 à septembre 2007[43]), mais aussi le Royaume-Uni et d'autres pays anglophones ; c'est également le cas des Maori[44]. Dans la même période, on a vu 13 579 Australiens migrer en Nouvelle-Zélande.

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