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Notre Avis

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Vous apprécierez

  • la beauté "carte postale" des îles et îlots avec des plages de sable blanc bordées de cocotiers,
  • son eau transparente à 21° au minimum qui encourage la baignade et le snorkling,
  • sa faune et flore aquatique : vous croiserez peut-être poissons-perroquets, poissons-clowns, mérous célestes, tortues et raies-manta.

Les informations essentielles pour votre voyage
Nouvelle Calédonie


Voici un concentré des informations que vous devriez savoir avant de vous envoler vers le pays

Naviguer en bateau lors d'une croisière Nouvelle Calédonie

Dotée d’une nature fascinante mise en valeur par une incroyable diversité de paysages, la Nouvelle-Calédonie fait partie des merveilleuses destinations exotiques qui sont encore préservées du tourisme de masse. Se trouvant à environ 1500 kilomètres à l’Est de l’Australie, dans la mer de Corail, cet archipel d’Océanie constitue d’ailleurs une région passionnante à découvrir par la navigation à la voile. D’autant que cette zone de l’océan Pacifique, bercée par l’alizé, reste très appréciée pour sa quiétude et ses conditions climatiques plaisantes.

Grâce à la location de bateaux en Nouvelle-Calédonie, vous aurez donc le privilège d’explorer à votre rythme une contrée magnifique et atypique. Cette dernière est notamment connue pour abriter le plus grand lagon du monde et le second plus grand récif corallien de la planète. En visitant cet archipel enchanteur, les adeptes de la plongée sous-marine sauront allier croisière marine et contemplation de la beauté des fonds marins, que ce soit au nord, au sud, ou dans les îles Loyauté.

Ainsi, cette terre française lointaine vous promet de fabuleux moments d’évasion à partager avec les personnes que vous aimez. Plusieurs mouillages vous donneront l’occasion de profiter des nombreuses plages paradisiaques, des beaux sentiers de randonnées et de l’hospitalité des tribus que vous rencontrerez.

Argents

La monnaie est le franc pacifique (CFP).
1 euro = 119,3317 frs cfp
 
Toutes les banques prélèvent une commission de 5 euros lorsque vous changez du liquide ou des chèques de voyage. L'agence American Express de Nouméa est la seule à ne rien prélever. Les distributeurs automatiques se trouvent surtout à Nouméa et acceptent MasterCard, Visa, Eurocard et la Carte Bleue. Les boutiques dutyfree, les agences de compagnies aériennes, les hôtels et restaurants acceptent les principales cartes de crédit ; mais en dehors de la capitale, vous ne pourrez les utiliser que dans les grands hôtels.
 
Le pourboire n'est pas d'usage. Selon la coutume mélanésienne, un pourboire est un cadeau et celui qui le reçoit se doit de rendre la pareille. Maintenant, si vous arrondissez la note ou laissez de la monnaie dans les restaurants européens, il est peu probable que cet extra soit refusé. Quant au marchandage sur les marchés locaux, votre marge de manouvre est plutôt mince : le prix que vous demande le vendeur est bien celui qu'il compte tirer de la marchandise et il serait grossier de le négocier à la baisse.
 

Infos pratiques

Formalités / Visa

Passeport en cours de validité.

Santé

Vaccination recommandée contre le tétanos-poliomyélite, la diphtérie, la typhoïde, les hépatites A et B. Se protéger des moustiques, surtout pendant la saison des pluies (de décembre à mars).
Toutes les banques et les bureaux de poste ouvrent en journée continue mais ferment à 15h45.

Postes et Télécommunications

Des services postaux, de téléphone et de télégrammes existent dans la plupart des localités. Le code pour joindre la Nouvelle Calédonie par téléphone ou par fax est le 687.

Informations utiles

Capitale : Nouméa
Monnaie : Franc pacifique
Superficie :
Population : 250000 Hab
Densité : 12 Hab/km²
Fuseau horaire : GMT + 11
Chef d'état : Nicolas Sarkozy

Histoire

La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé en Mélanésie à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne. C'est une collectivité dite sui generis, ou « de son propre genre », rattachée à la France et non pas une collectivité d'outre-mer (COM)[2],[3]. L'accord de Nouméa en a fait une collectivité à statut particulier, un référendum local portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française est prévu entre 2014 et 2018. Elle est distante de la métropole de près de 20 000 kilomètres. Sa superficie est d'environ 19 100 km². Elle est située dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. Son code postal commence par 988.

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaiien kanaka signifiant « homme ») maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook. Cook baptise cette terre « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique).

Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte.

À partir de 1841, des missionnaires commencent à venir s'installer. Du côté catholique, des frères maristes, menés par Monseigneur Douarre qui est nommé vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie, s'installent tout d'abord à Balade en 1843, mais là encore les missionnaires sont chassés en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, à partir de 1851.
Carte historique extraite de l'encyclopédie allemande Meyers Konversations-Lexikon de la Nouvelle-Calédonie et des îles Loyauté

Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral français Febvrier-Despointes.

Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

Après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-échecs

En 1931, un groupe de Kanak sont exposés comme anthropophages dans un enclos de cases, au jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France libre dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.

Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigénat. En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de « l'or vert »: c'est le « boom du nickel », la Nouvelle-Calédonie devenant alors le troisième producteur mondial.

Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénérent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « Événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa.

Cet épisode pousse les deux camps et leurs leaders à négocier aboutissant à la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit alors la mise en place d'une autonomie forte. Le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) étant repoussé entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés. A l'issue de votes toujours négatifs, un nouvel accord sera négocié.

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Géographie

La Nouvelle-Calédonie, avec 18 564 km² et une ZEE (zone économique exclusive) de 1 450 000 km², occupe une position moyenne entre le géant continental australien et les petites îles de la Micronésie. Cette superficie en fait une des plus grandes îles du Pacifique Sud.

La Nouvelle-Calédonie se divise en une île principale, la Grande Terre, un archipel au nord-est de cette dernière, les îles Loyauté, et en une multitude de petites îles annexes, au sud l'île des Pins et au nord les îles Belep. Toutes ces terres sont protégées au large par une grande barrière de corail, qui donne à la Nouvelle-Calédonie le plus grand lagon du monde.

Le pays n'a pas de frontière terrestre mais a des frontières maritimes avec le Vanuatu et les Fidji. La souveraineté françaises sur deux îles, situées à l'est des îles Loyauté, l'île Hunter et l'île Matthew, est contestée par le Vanuatu.

La Grande Terre

L'île principale a reçu le qualificatif de « Grande Terre insulaire » par des géographes.

Cette île, avec les îles Belep au nord et l'île des Pins au sud, s'étend sur 400 km de long et 40 km de large. Elle est donc représentée comme une île allongée de 16 346 km² dont l'axe est orienté du sud-est au nord-ouest.

Sur la Grande Terre deux monts prédominent : au nord, le mont Panié (1 628 m) et au sud, le mont Humboldt (1 618 m). Elle développe entre ces deux monts un axe montagneux appelé « Chaîne Centrale ». Cette-dernière est bordée au nord et à l'ouest par un ensemble, de colline, de petits plateaux, et de plaines basses. En revanche à l'est, la Chaîne Centrale se termine par des versants raides tombants directement dans la mer. Au sud de cette chaîne, se trouve le bassin de la plaine des Lacs, qui a pour lac principal Yaté. Tout le reste du territoire culmine à des altitudes inférieures à 1 500 m, si bien que les 3/4 de la Grande Terre ne dépassent pas les 500 m. Ainsi la Nouvelle-Calédonie possède un relief montagneux sur plus de 80 % de sa superficie.

Les îles Loyauté

Les îles Loyauté sont composées de trois grande îles : Maré au sud, Ouvéa au nord, Lifou entre les deux et une plus petite Tiga.

Contrairement à la Grande Terre, les îles Loyauté possèdent un relief plat. Ce qui laisse une grande place à l'extension de la végétation forestière dont une grande partie est non peuplée.

Il s'agit d'anciens atolls qui ont été soulevé et basculé à la fin de l'ère Tertiaire. Les fonds marins entourant ces îles sont peu profonds. Les altitudes, à Maré et Lifou, sont faibles (de 16 à 60 m). Les bordures ne dépassent que rarement les 100 m. On peut comparer de ce fait ces deux îles à de vastes calebasses. Quant à Ouvéa, elle possède un relief ne culminant pas à plus de 42 m à la pointe Gervaise.

Les îles Loyauté sont aussi caractérisées par leur manque de cours d'eau, l'aspect chaotique du sol qui rappelle celui du lagon. À l'intérieur des terres on peut trouver un vaste réseau de grottes, ainsi que de véritables gouffres.

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Politique

Institutions et Politique

Institutions

L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est particulièrement complexe, l'île ayant connu une multitude de statuts différents. Colonie française de 1853 à 1946, elle sera ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 à 1999 et enfin une Collectivité sui generis d'Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française[14]. De plus, dans les années 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succédé pour essayer de faire face à la revendication indépendantiste croissante puis aux Événements: statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de Nouméa.

Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi n° 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie.

Le chef-lieu est, et cela depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, Nouméa.

Subdivisions
Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie

Province Sud
1. Thio
2. Yaté
3. Île des Pins
4. Mont-Dore
5. Nouméa
6. Dumbéa
7. Païta
8. Boulouparis
9. La Foa
10. Sarraméa
11. Farino
12. Moindou
13. Bourail
14. Poya (partie sud)

Province Nord
14. Poya (partie nord)
15. Pouembout
16. Koné
17. Voh
18. Kaala-Gomen
19. Koumac
20. Poum
21. Îles Belep
22. Ouégoa
23. Pouébo
24. Hienghène
25. Touho
26. Poindimié
27. Ponérihouen
28. Houaïlou
29. Kouaoua
30. Canala
Îles Loyauté
31. Ouvéa
32. Lifou
33. Maré
Provinces

La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités appelées provinces, créées par le décret du 24 juillet 1989 :

- la Province Sud, la plus peuplée et la plus dense (164 235 habitants en 2004 sur 7 012 km²), elle correspond à un peu moins de la moitié sud de la Grande Terre ainsi que l'Île des Pins, elle a pour chef-lieu Nouméa,
- la Province Nord, la plus étendue (9 582 6 km²) mais aussi la moins densément peuplée (44 474 habitants en 2004 soit 4,6 hab./km²). Elle comprend un peu plus de la moitié nord de la Grande Terre ainsi que les îles Belep. L'hôtel de Province, et donc le chef-lieu, est situé à Koné sur la côte ouest, et la commune la plus peuplée est Poindimié sur la côte est,
- la Province des îles Loyauté dont le centre administratif est à Wé sur Lifou, il s'agit de la province la moins peuplée (22 080 en 2004), mais aussi de la plus petite en terme de superficie (1 980,9 km²). Elle comprend les îles d'Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré.

Les membres des Assemblées de Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus au scrutin proportionnel de liste à un tour, chaque parti devant rassembler 5 % des inscrits de la province pour pouvoir être représenté. Les élections provinciales du 9 mai 2004 ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs). Chaque Assemblée de Province élit en son sein un président et 3 vices-présidents.

L'État est représenté dans chaque province, appelée alors « subdivision administrative », par un « Commissaire délégué de la République » nommé par arrêté du ministre en charge de l'outre-mer. Les commissaires ont tous leurs locaux dans le chef-lieu de la province où il est en poste, sauf celui de la Subdivision administrative Sud qui lui siège à La Foa tout en ayant une antenne à Nouméa. Actuellement, les trois commissaires délégués sont :

- Sud : Alain Gueydan.
- Nord : Jean-Marc Bédier.
- Îles Loyauté : Luc Ankri.

Communes

Chaque province regroupe plusieurs communes, pour un total de 33, dont :

- 13 dans le Sud,
- 16 dans le Nord,
- 3 dans les Îles Loyauté et
- 1 à cheval entre le Nord et le Sud (Poya).
La commune la plus peuplée, et de loin, est Nouméa (91 386 habitants en 2004, soit près de 40 % de la population totale), tout en ayant le plus petit territoire (45,7 km²) et donc la plus forte densité (1 999,7 hab./km²), il s'agit de la seule ville du territoire. Elle est suivie des trois autres communes du Grand Nouméa, à savoir Mont-Dore (24 195 habitants en 2004), Dumbéa (18 602 habitants en 2004) et Païta (12 052 habitants en 2004), toutes situées sur la côte ouest de la Grande Terre en Province Sud. Viennent ensuite Lifou (10 320 habitants en 2004) et Maré (7 401 habitants en 2004) dans les Îles Loyauté et Poindimié sur la côte est de la Grande Terre en Province Nord (4 824 habitants en 2004).

La commune la moins peuplée est Farino à l'intérieur de la Chaîne Centrale de la Grande Terre en Province Sud, avec 459 habitants en 2004. Il s'agit également de la deuxième commune la plus petite (48 km²) après Nouméa.

La commune la plus vaste est Yaté (qui est également la 15e commune la plus vaste de France), à l'extrême sud de la côte est de la Grande Terre en Province Sud, avec 1 338,4 km², ce qui en fait également la commune la moins densément peuplée (avec seulement 1 843 habitants en 2004, soit 1,4 hab./km²).

Subdivisions de Nouvelle-Calédonie

Province Nord
Belep | Canala | Hienghène | Houaïlou | Kaala-Gomen | Koné | Kouaoua | Koumac | Ouégoa | Poindimié | Ponérihouen | Pouébo | Pouembout | Poum | Poya¹ | Touho | Voh
Province Sud
Boulouparis | Bourail | Dumbéa | Farino | La Foa | L'Île des Pins | Moindou | Mont-Dore | Nouméa | Païta | Poya¹ | Sarraméa | Thio | Yaté

Province des îles Loyauté
Ouvéa | Lifou | Maré

Lors du même scrutin que pour les élections provinciales sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, l'Assemblée délibérante locale.

Le congrès est l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblée de la province des îles Loyauté, quinze de l'assemblée de la province Nord et trente-deux de l'assemblée de la province Sud. (article 62 de la loi organique)

Il élit en son sein son président, son bureau, une commission permanente chargée de siéger en dehors des sessions ordinaires et les différentes commissions de travail.

Le Congrès élit à la proportionnelle (chaque groupe politique constitué au sein de l'assemblée pouvant présenter une liste) les membres du gouvernement.

Dans les champs de compétence dévolus au Territoire, le Congrès légifère en votant des lois de pays.

C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.

En cas d'instabilité institutionnelle, le gouvernement français peut décider, par décret pris en Conseil des ministres, de dissoudre le Congrès après avoir consulté son président ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Le gouvernement
Logo du Gouvernement.
L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrès et responsable devant lui. (Article 108 de la loi organique)

Il est élu au scrutin de liste, chacun des groupes au Congrès en présentant une. Lors d'une séance préalable à cette élection, le Congrès se réunit une première fois pour décider du nombre de postes que comprendra ce gouvernement, pouvant aller de 5 à 11 membres. Pratiquement tous les gouvernements en ont compté jusqu'à présent 11, la seule exception étant le deuxième gouvernement Frogier qui lui en comportait 10. Une fois constitué, le gouvernement élit en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue, un président et un vice-président chargé d'assurer l'intérim du premier.

Il s'agit d'un gouvernement collégial, les principales forces politiques représentées aux Congrès y sont ainsi présentes et doivent donc s'entendre pour la gestion de la Nouvelle-Calédonie. « Le gouvernement est chargé collégialement et solidairement des affaires de sa compétence » (Article 128 de la loi organique). Ainsi, dans tous les domaines, les décisions ne peuvent être prises qu'à la majorité de ses membres. Toutefois, chaque membre du gouvernement dispose d'un ou plusieurs secteurs qu'il est chargé d'« animer et de contrôler » mais, contrairement au membre du gouvernement de la Polynésie française, il n'a ni le statut ni le titre de « ministre ».

Il a un pouvoir exécutif et réglementaire dans le sens où il « prépare et exécute les délibérations du Congrès et de sa commission permanente » (Article 126). Il est responsable devant le Congrès: le président, une fois élu, fait un discours devant l'Assemblée pour présenter sa politique générale, et doit chaque année présenter un rapport devant le Congrès. Enfin, le Congrès peut renverser le gouvernement en déposant puis en votant une motion de censure (Articles 95 et 95 de la loi organique) qui doit être signée par au moins un cinquième des membres du Congrès et qui doit être adoptée ensuite à la majorité absolue (soit au moins 28 voix).

Les autres situations qui peuvent pousser à la démission du gouvernement avant la fin de son mandat (à savoir la fin de la mandature du Congrès) sont :

- démission collégiale décidée à la majorité absolue de ses membres
- démission ou décès du président du gouvernement
- démission des membres d'une même formation et de tous leurs suivants de liste

Lorsqu'un membre du gouvernement démissionne ou meurt (à l'exception du président), il est immédiatement remplacé par un autre membre de la liste déposée au départ lors de l'élection du gouvernement.

Le 7 août 2007, Harold Martin est élu à la présidence du sixième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu des Accords de Nouméa. Suite à la démission de ce dernier, un nouvel exécutif, le septième gouvernement, est élu le 21 août 2007.

Le sénat coutumier

Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie. (article 137).

Les conseils coutumiers

Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumière. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci.(Article 149) Ces aires coutumières sont au nombre de huit
Le conseil économique et social

Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (Article 153) pour un mandat de 5 ans, à savoir:

* 28 membres désignés par des organisations professionnelles, des syndicats ou autres associations et organismes sociaux ou économiques dans le cadre des Provinces dont :

16 pour la Province Sud (6 pour des organisations professionnelles que sont la Fédération patronale MEDEF, la Fédération des Petites et Moyennes entreprises FPME, l'Association des Hôtels de Nouvelle-Calédonie, la Fédération artisanale, le Syndicat des Industries de la Mine et le Syndicat des éleveurs ; 5 pour des syndicats que sont l'USTKE, l'USOENC, Force ouvrière, la CFE-CGC et la Fédération des Syndicats des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de la Fonction publique ; 5 pour des Associations que sont l'Association « Marguerite » qui organise des reconstitutions historiques, le Collectif d'Urgence humanitaire CDUH, l'Association de la Jeunesse wallisienne et futunienne, la Fondation des Pionniers qui regroupe des « Caldoches » et le Handi-Club Calédonien).
8 pour la Province Nord (3 organisations professionnelles sont représentées: le GIE Tourisme en Province Nord, la Société minière du Sud Pacifique SMSP et le Groupe agricole des producteurs de la Côte Est GAPCE ; 2 syndicats que sont l'USTKE et le Syndicat des entreprises du Nord ; 3 associations : le Conseil des Femmes du Nord, l'association en l'honneur de Jacques Iekawé qui fut le 1er préfet mélanésien et l'Association pour la Protection de l'Enfance, de la Jeunesse et des adultes en difficulté APEJ).
4 pour celles des Îles Loyauté (l'association TaPeNe de promotion de la culture Nengone, à savoir de Maré, le Comité de développement du district de Wetr à Lifou, le Syndicat des Pêcheurs d'Ouvéa et le Mouvement féminin vers un souriant village mélanésien).

* 2 membres désignés par le Sénat coutumier en son sein (actuellement Clément Grochain, sénateur coutumier pour l'aire Paici-Camuki qui se trouve en Province Nord, et Georges Mandaoué qui lui représente au Sénat coutumier l'aire d'Ajië-Aro qui est à cheval entre les Provinces Nord et Sud).
* 9 personnes qualifiées représentatives de la vie économique, sociale ou culturelle du Territoire désignées par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie après avis des trois présidents des Assemblées de Province : Christian Burignat (RPCR - huissier de justice à Nouméa), Gaston Hmeun (ancien secrétaire général de l'USOENC, syndicat local proche de la CFDT, et ancien membre du CES national de 1995 à 1999 au titre des représentants de l'Outre-mer, proche indépendantiste), Dominique Katrawa (ancien directeur de la Société de Développement et d'Investissement de la Province des Îles Loyauté SODIL, gérant de la Société Armement Loyaltien qui gère surtout le Betico qui assure les liaisons maritimes entre Nouméa et les Îles Loyauté et gérant de la petite compagnie aérienne Airazur), Robert Lamarque (actuel président du CES de Nouvelle-Calédonie, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie), Paul Maes (Avenir ensemble, directeur du Golf de Tina à Nouméa et président de la Société des Hôtel de Nouméa), Léontine Ponga (vice-présidente du RPCR, 16e de la liste RPCR en Province Nord lors des élections provinciales de mai 2004 et suppléante du député de la 2e circonscription de Nouvelle-Calédonie Pierre Frogier depuis juin 2007), Rosine Streeter (secrétaire générale du Syndicat Libre Unité Action SLUA, proche indépendantiste), Yves Tissandier (RPCR, ancien secrétaire général de plusieurs institutions calédoniennes comme le Comité économique et social, ancêtre du CES local, du Conseil coutumier, ancêtre du Sénat coutumier, et de tous les exécutifs locaux dirigés par Dick Ukeiwé dans les années 1980), Octave Togna (1er vice-président du CES de Nouvelle-Calédonie, FLNKS-UC, directeur général de l'Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK), un des fondateurs de la radio indépendantiste Radio Djiido).

Il élit ensuite en son sein un bureau qui comprend un président (depuis avril 2005 il s'agit de Robert Lamarque, nommé alors par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en tant que personne qualifiée, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie de 1987 à 2004), quatre vice-présidents, deux questeurs et un secrétaire.

Le conseil économique et social est consulté sur les projets et propositions de loi du pays et de délibération du congrès à caractère économique ou social. À cet effet, il est saisi pour les projets par le président du gouvernement, et pour les propositions, par le président du congrès.(Article 155)

Signes identitaires

L'article 5 du premier titre de l'Accord de Nouméa prévoit que : Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous.[22] Ceux-ci doivent être définis alors comme une marque de l'autonomie de la collectivité de Nouvelle-Calédonie, et non pas comme une accession à l'indépendance.

Un comité de pilotage sur les signes identitaires du pays (CPSIP), composé de 25 membres représentants les différentes tendances politiques ou religieuses, les syndicats, la société civile et le monde associatif et dirigé par Déwé Gorodey, écrivain kanak et vice-présidente indépendantiste du gouvernement local, a été mis en place le 11 avril 2007. Cet organisme a depuis été chargé de définir les modalités des concours lancés auprès des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l'hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.

Le 26 juin 2008, date commémorative de la signature des accords de Matignon (devenu jour ferié), les choix définitifs pour l'hymne et la devise sont adoptés par le gouvernement et présentés aux médias. Il s'agit alors :

* hymne proposé : « Soyons unis, devenons frères », de la chorale locale Mélodia, arrangé par le chef de choeur bulgare Plamen Tsontchev. Son refrain est chanté à la fois en français et en nengone, langue kanak parlée sur l'île de Maré, proche du polynésien et considérée comme l'une des plus faciles à maîtriser pour des non locuteurs ; * devise proposée : « Terre de paroles, terre de partage ».

Un premier échantillon de billets a également été présenté ce jour-là, le choix devant encore s'affiner. Enfin, ces signes devront encore être approuvés par le Conseil d'État et par le Congrès avant de devenir officiels.

Représentation nationale

La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Gaël Yanno (Rassemblement-UMP) et Pierre Frogier (Rassemblement-UMP) tous deux membres du groupe UMP et un sénateur Simon Loueckhote (RPC, ancien RPCR), lui aussi membre du groupe UMP au Sénat.

La Nouvelle-Calédonie dispose aussi de deux représentants au Conseil économique et social national. Il s'agit tout d'abord de Marie-Claude Tjibaou (FLNKS-UC), veuve de l'ancien leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et présidente du conseil d'administration de l'Agence de développement de la culture kanak (ADCK), en tant que membre du groupe des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique et culturel, nommée par décret du Conseil des ministres à la demande du Premier ministre (alors Jean-Pierre Raffarin) en septembre 2004. Toutefois, Marie-Claude Tjibaou est conseillère économique et sociale depuis septembre 1999, ayant ainsi été auparavant membre du Groupe des représentants de l'Outre-mer de 1999 à 2004 après avoir été nommée par décret du Conseil des ministres sur proposition du secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer d'alors (à savoir Jean-Jack Queyranne).

Le second conseiller économique et social représentant la Nouvelle-Calédonie est Bernard Paul (RPCR), membre du Groupe de l'Outre-mer depuis sa nomination en Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin en septembre 2004. Il a été président du Conseil économique et social local d'avril 1998 à avril 2005.

Voir aussi Liste des députés de Nouvelle-Calédonie et Liste des sénateurs de Nouvelle-Calédonie

Représentants de l'État

Le Haut-Commissaire de la République

L'État est représenté en Nouvelle-Calédonie par un haut-commissaire de la République, qui a rang de préfet et est « nommé par décret du président de la République délibéré en Conseil des ministres » (Article 200 de la loi organique). Depuis l'Accord de Nouméa, les prérogatives du haut-commissaire sont nettement moindres qu'auparavant: seul chef de l'exécutif de 1989 à 1999, il se contente depuis lors de faire publier les lois de pays avec le contreseing obligatoire du président du gouvernement. La loi organique définit son rôle, à l'article 200, ainsi: « Le haut-commissaire veille à l'exercice régulier de leurs compétences par les institutions de la Nouvelle-Calédonie et des Provinces et à la légalité de leurs actes. » Il est surtout chargé d'organiser et de gérer les services relevant des pouvoirs régaliens de l'État: relations extérieures et contrôle de l'immigration et des étrangers présents sur le Territoire, la monnaie et donc le Trésor public (contrôle des recettes et des dépenses de l'État dans le territoire) et les changes, la défense (il peut ainsi notamment déclarer l'état d'urgence après avoir consulté le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), mais surtout la justice, la fonction publique de l'État et le maintien de l'ordre et de la sécurité civile. C'est le haut-commissariat notamment qui décide de déclencher les différents niveaux d'alerte en cas de cyclone et le haut-commissaire préside les cellules de crise en cas de catastrophes naturelles ou d'évènements climatiques. Il est enfin président du Conseil des Mines[24]. Il s'agit actuellement, depuis le 25 octobre 2007, d'Yves Dassonville.

Le Haut-commissaire envoie pour le représenter et relayer les services du haut-commissariat des commissaires délégués de la République (CDR), qui ont rang de sous-préfets, dans trois subdivisions administratives qui correspondent aux trois Provinces. Ils ont respectivement leurs bureaux à La Foa en Province Sud (avec une antenne à Nouméa) chargé essentiellement de traiter des dossiers relatifs aux communes de Brousse, à Koné en Province Nord (avec une antenne à Poindimié) et à Wé sur Lifou pour les Îles Loyauté.

Le Vice-Recteur

Sur le plan de l'éducation, la Nouvelle-Calédonie forme un vice-rectorat avec à sa tête un vice-recteur nommé par décret par le président de la République. Il s'agit depuis août 2008 d'Ives Melet. Du fait de sa spécificité, de son faible poids démographique et de son éloignement, le vice-rectorat n'est pas habilité à assurer lui-même la correction des examens et concours nationaux, à l'exception notable du diplôme national du brevet et des diplômes universitaires traditionnels. Ainsi, le baccalauréat et les concours de l'enseignement, notamment, sont corrigés en France métropolitaine auprès d'une académie de rattachement. Toutefois, le vice-rectorat gère directement les inscriptions à ces diplômes et se charge de les remettre[26]. De plus, l'enseignement primaire est désormais une compétence locale, le vice-rectorat continue à gérer avant tout le secondaire et le supérieur, qui relèvent encore de l'État.

Défense
Le bâtiment de transport léger Jacques Cartier et le patrouilleur La Moqueuse, à leur poste d'amarrage de la base Chaleix de Nouméa.

La Nouvelle-Calédonie dispose de plusieurs bases militaires importantes, notamment sur le plan naval et aéronautique.

Les forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) sont en tout composés d'environ 2 000 hommes et femmes, dont 220 civils, tous corps confondus mais hors service militaire adapté (le Groupement du Service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie GSMA-NC emploie environ 300 militaires inter-armes[27]) et hors gendarmerie (830 personnels, 33 brigades territoriales plus celle de Nouméa, 2 hélicoptères écureuils, 500 véhicules et 21 embarcations[28]). Ils sont dirigées par un Commandant supérieur (COMSUP) qui a généralement au moins le grade de général de brigade. Il s'agit actuellement du général Martial de Braquilanges. Il est secondé par trois adjoints, un pour chaque corps.

L'armée de terre en Nouvelle-Calédonie dispose de 990 hommes et femmes répartis en 7 compagnies et en 3 bases (Plum au Mont-Dore, Nouméa et Nandaï à Bourail).

La marine fait stationner ou emploie en Nouvelle-Calédonie 592 hommes et femmes, dont 51 civils. La flotte est constituée de deux Patrouilleurs de type P400 (La Glorieuse P686 et La Moqueuse P688), du Bâtiment de transport léger Jacques Cartier-L9033 et de la Frégate de surveillance (FS) de Classe Floréal Vendémiaire - F734[30].

L'armée de l'air est assez peu représentée en Nouvelle-Calédonie, employant seulement 167 personnes servant essentiellement sur hélicoptère (2 Fennec et 5 Puma).

Diplomatie

La Nouvelle-Calédonie est membre des deux principales organisations régionales : la Communauté du Pacifique (CPS, dont le secrétariat général siège à Nouméa) et le Forum des îles du Pacifique (membre associé, avec la Polynésie française). Elle est également membre du Conseil des Jeux du Pacifique (CJP). Si les relations extérieures reste de la compétence de l'État français, le Territoire peut mener lui-même des actions de coopération directe avec les pays voisins du Pacifique.

Plusieurs pays étrangers sont représentés en Nouvelle-Calédonie par l'intermédiaire d'un consul qui est rattaché à son ambassade de tutelle qui elle siège à Paris. Il y a ainsi douze consulats à Nouméa, dont 3 dits « Généraux » (ceux d'Australie[32], du Vanuatu et d'Indonésie), un Consulat de Nouvelle-Zélande et 8 Consulats dits « honoraires » (ceux de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne fédérale, du Japon et des Philippines)[33]. Il s'agit généralement de pays qui disposent de communautés plus ou moins importantes implantées sur le Territoire.

Courants politiques

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanak indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes (parfois de droite)». Ce clivage ethnique, quoiqu'initié par les revendications identitaires des années 1970, est principalement issu des Événements politiques qui ont marqué les années 1980 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l'enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion.

Il est à noter que la grande majorité des populations non-européennes et non-mélanésiennes (les Polynésiens, les Asiatiques ou autres) sont anti-indépendantistes. Il existe cependant une faible minorité de caldoches indépendantistes (François Burck, auparavant Maurice Lenormand) ; tout comme il existe un pourcentage non négligeable, de Kanak anti-indépendantistes (Simon Loueckhote, Dick Ukeiwé, Hilarion Vendégou).

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Economie

Économie de la Nouvelle-Calédonie

L'économie de la Nouvelle-Calédonie repose sur trois piliers :

* l'extraction de nickel
* les transferts financiers depuis la métropole (16 % du PIB)
* le tourisme

Le Produit intérieur brut du territoire est estimé, pour l'année 2007, à 768,1 milliards de francs CFP soit 6,437 milliards d'euros.

La Nouvelle-Calédonie connaît, après plusieurs années de croissances plus faibles entre 1998 et 2002 du fait essentiellement des mauvais chiffres du nickel liés à la crise asiatique et même une légère récession apparente entre 2000 et 2001, un dynamisme économique particulièrement important depuis 2003. Le dernier chiffre officiel du PIB date d'ailleurs de cette année : il s'établissait alors à 518,5 milliards de francs CFP soit 4,345 milliards d'euros. Son taux de croissance réel est ainsi depuis lors généralement compris entre 4 et 5 %, avec un pic à 4,8 % en 2003. Il était estimé en 2007 à 4,6 %[1]. Encore une fois, cette recrudescence est due avant tout à l'envolée du cours du nickel sur les marchés internationaux dont l'économie calédonienne reste encore largement tributaire.

Monnaie

La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en termes usuels, ou XPF en termes bancaires) dont la parité est fixe par rapport à l'euro (1 000 XPF = 8,38 €). Il fut créé en décembre 1945, après les accords de Bretton Woods.

L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Paris, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).

La graphie actuelle des billets de banque, définie par l'IEOM, est actuellement commune aux trois collectivités, et cela depuis 1992.

La monnaie est l'une des compétences régaliennes qui ne peut être transférée à la collectivité de Nouvelle-Calédonie et restera donc dans le champs de compétence de l'État français, sauf si jamais l'archipel vote en faveur de son indépendance lors des différents référenda d'autodétermination prévus à la fin de la période de transition de l'accord de Nouméa (entre 2014 et 2019).

Toutefois, l'accord de Nouméa définit le graphisme des billets, au même titre que le drapeau, la devise, le nom et l'hymne de la Nouvelle-Calédonie, comme un signe identitaire « être recherché en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous »[2]. En avril 2007, un comité de pilotage chargé de réfléchir sur la question des signes identitaires a été formé, étant présidé par la vice-présidente indépendantiste du gouvernement local Déwé Gorodey et comprenant des personnalités des différentes tendances politiques, de la société civile, du monde associatif et religieux. Plusieurs propositions de billets de banque ont été présentées au gouvernement et au public, en même temps qu'un hymne et une devise, le 26 juin 2008[3].

Après le vote « oui » de la Polynésie française en faveur d'un futur passage à l'euro en 2006, une réflexion a également été lancée en Nouvelle-Calédonie pour abandonner le franc pacifique au profit de la monnaie européenne, idée largement combattue par le camp indépendantiste et qui reste encore à ce jour qu'à l'état d'hypothèse.

Industries minières
Les étagements d'une mine à ciel ouvert de nickel, à Kouaoua sur la côte est de la Grande Terre (Nouvelle-Calédonie)

Le nickel, (découvert par Jules Garnier au XIXe siècle), qui représente entre 20 et 40 % des réserves mondiales et 9 % de la production mondiale (5e producteur mondial avec une part de 8,62 % en 2007, soit une production alors estimée à 125 364 t de minerai contenu à partir de 7,575 millions de t de minerai brut[5]), est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise (avec un cours record de 54 200 US $ la tonne au 16 mai 2007), et même si depuis, notamment suite à la crise financière de l'été 2008, les cours des matières premières (et donc du nickel) ont eu tendance à chuter (le cours descendant jusqu'à 8 810 US $ la tonne le 24 octobre 2008[6]). Et si de 1990 à 2004, le secteur du nickel représentait moins de 10 % du PIB local (alors qu'il était entre 25 et 30 % durant la période dite du « Boom du nickel », de 1966 à 1976), cette part a particulièrement augmentée depuis 2006 et était en 2007 d'environ 18 %[7]. La mine employait sinon en 2007 2 012 personnes, et la métallurgie un peu moins de 1 500, le secteur du nickel représentant alors environ 3,5 % de la population active.

Il représente 90 % des exportations du territoire, mais son exploitation intensive est de plus en plus remise en question en raison de son incidence sur l'environnement. Ainsi, tous les nouveaux projets actuellement en cours comportent d'importants volets écologiques, tandis que les différentes autorités institutionnelles de la Nouvelle-Calédonie s'investissent de plus en plus dans le domaine du développement durable : le Centre national de recherche technique « Nickel et son environnement » (CNRT) a notamment été créé en 2007[8] et un DEUST en géosciences appliquées aux mines, à l'eau et à l'environnement existe à l'Université de la Nouvelle-Calédonie.

Actuellement la moitié du nickel exporté l'est sous forme de minerai brut (4,04 millions de tonnes de minerai brut exportées en 2007, à savoir 54 567 t de nickel contenu, soit 43,5 % de la production locale). L'autre moitié, exportée sous forme de produits métallurgiques (ferro-nickels et mattes), est produite par la fonderie Eramet-SLN de Doniambo située à Nouméa, fondée en 1910. La Société le Nickel produit ainsi environ 60 000 tonnes de nickel par an (59 796 t de nickel contenu, soit en 2007) et l'usine a subi depuis la dernière décennie d'importants travaux de modernisation afin de porter à terme cette production à 75 000 t. En 2007, la production de ferro-nickels était de 44 173 t et celle de mattes était de 13 996 t.

La construction de nouvelles usines métallurgiques devrait augmenter l'exportation des produits métallurgiques et donc la valeur ajoutée résultant de l'exploitation des ressources de nickel. L'usine métallurgique en construction dans le Sud produira du nickel et du cobalt (qui est associé au nickel dans les minerais extraits). La société canadienne Inco est en passe de ravir le marché du nickel à son concurrent français, la société française Eramet : suite à la promesse de construction d'une gigantesque usine les autorités lui ont accordé une concession sur plusieurs décennies, appelé projet Goro Nickel[10]. La fin de la construction du complexe industriel de production nickel - cobalt de Goro Nickel, dit « usine du Sud », après avoir subi de nombreux rebondissements, est prévu pour fin 2008 pour commencer sa production au début de l'année 2009 et arriver à une pleine capacité de production (prévue à 60 000 t par an) d'ici 2013[11].

Cependant le développement de ces activités se heurte, surtout dans la Province Sud, à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kanaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif corallien du monde, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui implique la nécessité de respecter un nombre important de normes environnementales.

Au contraire l'assemblée de la Province Nord, à travers la Société minière du sud Pacifique (SMSP) dont elle est actionnaire majoritaire, est l'initiatrice d'un projet d'usine métallurgique sur le massif de Koniambo près de Koné (qui renferme des réserves de minerais estimées à plus de 150 millions de tonnes) devant produire du ferro-nickel (60 000 t par an dès 2013). Cette usine, dont la construction est co-financée initialement avec le groupe canadien Falconbridge depuis 1998 puis depuis le rachat de ce dernier en 2005 avec le groupe anglo-suisse Xstrata, devrait être achevée d'ici 2011[12]. Elle est destinée à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la Province Sud, au titre du rééquilibrage prévu par les Accords de Matignon en 1988 et confirmé par ceux de Nouméa en 1998, mais aussi à permettre le développement de la zone urbaine « Voh - Koné - Pouembout » (VKP) sensé contre-balancer la macrocéphalie de Nouméa (notamment par la création d'environ 870 emplois directs et de plus de 2 500 emplois induits).

D'autres substances ont été exploitées dans le passé notamment du chrome sous forme de chromite, du cobalt, du fer, du cuivre, du plomb, du manganèse et même de l'or (qui n'a été exploité en très faible quantité qu'au XIXe siècle).

Activités primaires

L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Si elles représentent 6 % du produit intérieur du territoire, elles emploient 30 % de la population active, et contribuent à limiter l'exode rural vers la province Sud. De plus, la Nouvelle-Calédonie réussit à produire à peine plus qu'elle n'importe en matière de produits agricoles (8,345 milliards de francs CFP de produit contre 8,19 milliards importés).

Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.

Élevage

Pour ce qui est de l'élevage, la production de viande bovine (4 018 tonnes en 2004, 3 500 en 2005) permet au territoire d'être autosuffisant dans ce domaine (seulement 321 tonnes ont été importées en 2004 et 634 en 2005). Toutefois, le bétail est essentiellement destiné à la consommation locale (le marché étant fortement régulé par une institution dépendant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique OCEF), un peu à la reproduction (la vente de reproducteurs a concerné 139 unités en 2005, contre seulement 4 reproducteurs importés la même année) mais très peu à l'exportation (à l'exception des années 1998, 2000 et 2004, la Nouvelle-Calédonie n'a exporté aucune tête de bétail).

La production laitière quant-à-elle est quasiment nulle (804 milliers de litres en 2005) et nécessite une importante importation de lait ou d'autres produits laitiers, notamment d'Australie (environ 65 millions de litres importés en 2005). L'élevage est de type extensif et à pâturage, généralement dans les grandes plaines herbeuses et de savanes de la côte Ouest, et reste essentiellement du fait d'Européens souvent appelés Caldoches ou Broussards. Les exploitations, ou stations, étaient au nombre de 1 469 en 2002 pour 111 308 têtes de bétail cette même année, soit une moyenne de 75,8 têtes par exploitation.

Les autres élevages sont beaucoup moins développés et nettement moins productifs. Les animaux, hors bovins, ainsi élevés sont :

- la volaille : beaucoup de basses-cours, poulaillers vivriers non destinés à la commercialisation, il y avait en 2002 382 838 têtes de volaille (soit le principal élevage en nombre de tête) avec une production en 2005 de 1 023 tonnes de viande alors que plus de 7 800 tonnes sont importées, et 2,8 millions de douzaines d'œufs avaient été produits cette même année
- les cervidés : c'est véritablement le deuxième élevage, hors volaille, du territoire. Il y avait ainsi en 2002 14 361 têtes, pour une production de 269 tonnes de viande en 2003. Il s'agit de l'un des rares produits agricoles calédoniens destinés à l'exportation. Également principal gibier de chasse, le cerf est considéré comme l'une des viandes typiques de la « cuisine broussarde ».
- les porcins : l'élevage de porcs s'est particulièrement développé au sein des populations mélanésiennes mais surtout chez les Wallisiens et les Futuniens. Il y avait un peu plus de 25 000 têtes en 2002, ce qui permettait d'être autosuffisant en matière de consommation de viande porcine, 1 800 tonnes ayant été produites en 2005 contre 232 importées (en viande et en reproducteurs)
- les caprins et ovins : 8 000 têtes de caprins et 2 300 environ pour les ovins en 2002, la Nouvelle-Calédonie ne produit toutefois presque rien dans ce domaine avec seulement 14 tonnes de viande de ce type en 2005. Elle doit importer l'essentiel de sa consommation dans ce domaine, notamment le mouton de Nouvelle-Zélande.
- lapins : 7 791 lapins élevés ont été recensés en 2002, mais il s'agit en règle générale d'un élevage vivrier ou destiné aux animaleries. - équins : 7 512 chevaux avaient été recensés en 2002, le cheval étant un animal fortement associé à l'image de la « brousse », les éleveurs utilisant bien souvent le cheval pour encadrer le bétail. Il y a également quelques haras, notamment dans le nord mais aussi à Dumbéa ou à Païta, destinés à l'entraînement de chevaux de concours ou de course.
- apiculture : 1 971 ruches en 2002 ont permis aux Calédoniens d'être autosuffisants en matière de miel, avec 59 tonnes produites en 2005 contre seulement 4 importées.

Agriculture

Les cultures céréalières sont très peu développées, la surface totale dédiée à cette culture n'étant que de 953 ha en 2002. Toutefois, il s'agit depuis 2000 de la principale production végétale commercialisée du territoire, avec 6 290 tonnes produites en 2005.

En vérité, l'essentiel des exploitations agricoles sont dédiées à la culture maraîchère et des fruits de plein champ, avec 1 872 hectares exploités en 2002 pour plus de 6 000 tonnes de légumes frais produits, 2 000 tonnes de courges (qui est le principal produit végétal exporté, elles sont appelées en Nouvelle-Calédonie sous leur dénomination anglaise, à savoir « squash ») et 4 500 tonnes de fruits. Il y a sinon des agricultures de type vivrières et coutumières des tubercules tropicaux dont surtout l'igname et les tarots par les populations mélanésiennes en tribu. Seulement 450 tonnes de ces tubercules sont commercialisées chaque année environ. En revanche, la production de pomme de terre avait atteint en 2005 1 664 tonnes. On peut également citer une très faible production de coprah, de vanille (à Lifou) et de café (le café calédonien, notamment de la variété « Le Roy », avait acquis une réputation mondiale mais la production locale a presque entièrement disparue depuis les années 1960 suite au boum du nickel, à l'apparition d'une espèce agressive de fourmis originaires d'Argentine et appelées « fourmis rouges » et du départ des travailleurs indonésiens suite à l'indépendance de leur pays, depuis quelques années certains producteurs tentent de relancer le café Le Roy calédonien).

Pêche

L'essentiel de la pêche est vivrière et de plaisance, avec 3 500 tonnes pêchées de cette manière en 2003 pour un total de produits de la pêche maritime destinés à la consommation humaine de 7 182 tonnes cette année là.

Vient ensuite la pêche professionnelle au large par palangriers, plutôt stagnante (2 466 tonnes produites en 2003, 2 474 en 2005), dont essentiellement du thon blanc ou germon (1 111 tonnes en 2003, 1 592 en 2005) et un peu moins de thon jaune bien que cette pêche soit en perte de vitesse (754 tonnes en 2003, 448 en 2005), mais aussi du thon obèse qui est désormais quasi nulle (142 tonnes en 2003, 76 en 2005). Le thon est destiné en partie au marché local, mais est aussi un produit d'exportation de première importance. On peut également citer quelques requins pêchés (38 tonnes en 2003, 25 en 2005), surtout pour les ailerons très prisés par les Asiatiques.

La pêche professionnelle lagonaire, avec près de 1 200 tonnes de produits en 2003, est la troisième source de production dans ce domaine. Il s'agit surtout de la pêche d'holothuries (687 tonnes en 2003) qui elle aussi à vocation à l'exportation vers l'Asie du Sud-est, la Chine ou le Japon.

Pour ce qui est de la production non destinée à la consommation humaine, la Nouvelle-Calédonie produit également environ une centaine de tonnes de coquille de troca, un coquillage qui permet surtout la fabrication de boutons.

Aquaculture

L'un des secteurs en plein essor de l'économie calédonienne est celui de l'aquaculture de la crevette. C'est un phénomène récent, les fermes aquacoles représentant moins de 500 ha jusqu'en 2003, pour 665 ha en 2005. La production était de 2 339 tonnes en 2005, dont plus de la moitié destinée à l'exportation (1 709 tonnes, 2,372 milliards de francs CFP de revenus à l'exportation). C'est devenu un produit de qualité qui su s'implanter sur plusieurs marchés porteurs, bien que d'une manière encore assez marginale. Et pour certains d'entre eux, notamment au Japon, où elle est très demandée, elle est vendue assez chère (presque 2 millions de francs CFP la tonne).

Les principaux importateurs sont:

- France France métropolitaine : 953 tonnes pour un revenu de 1,224 milliards de francs CFP (10,257 millions d'euros) en 2005.
- Japon Japon : 476 tonnes importées mais un revenu très élevé étant donné ce chiffre de 806 millions de francs CFP (6,754 millions d'euros) en 2005.
- États-Unis États-Unis : 111 tonnes pour un revenu de 162 millions de francs CFP (1,36 million d'euros, 1,851 millions de dollars US) en 2005. Les exportations vers les États-Unis sont assez irrégulières : elles ont connu ainsi deux pics importants (en 2002 avec 162 tonnes exportées pour 245 millions de francs CFP, et en 2005). Les autres années, elles ont été assez faibles.
- Australie Australie : 105 tonnes pour un revenu de 98 millions de francs CFP (820 000 euros environ) en 2005. Il s'agit d'un marché en train de se fermer, l'aquaculture de la crevette s'étant développée en Australie. C'est ainsi que les exportations vers ce pays ne cessent de chuter (de 582 tonnes en 1999, il s'agissait alors du 2e client de la crevette calédonienne derrière la France, aux 105 tonnes de 2005), de même que les prix (d'environ 1,2 millions de francs CFP la tonne en 1999 à seulement environ 930 000 francs la tonne en 2005).
- Polynesie francaise Polynésie française : 51 tonnes pour un revenu de 65 millions de francs CFP en 2005. Ce marché ne s'est ouvert qu'en 1999.
- France Wallis-et-Futuna : 9 tonnes pour un revenu de 13 millions de francs CFP en 2005.
- Hong Kong Hong Kong : 2 tonnes pour un revenu de 4 millions de francs CFP en 2005.

Tourisme

Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombreuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif corallien (pêche sous-marine). Le secteur employait en 2005 4 500 personnes, soit environ 6 % de la population active totale, et un chiffre d'affaires de 38,5 milliards de francs CFP en 2000 (soit 322,6 millions d'euros) et une valeur ajoutée de 16 milliards de francs CFP, soit environ 4 % du PIB du territoire.

Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec 91 000 touristes. Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, suite à la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international suite aux attentats du 11 septembre 2001 puis à ceux de Bali de 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme a faiblement repris depuis 2005, mais il est encore loin de son record de 2000.

Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec 31 486 touristes, connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive. En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre 29 000 et 30 000 visiteurs depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 et 2005, est reparti à la hausse sans avoir encore retrouvé totalement son niveau de 2003. Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007. Enfin, les autorités néo-calédoniennes espèrent voir à l'avenir le tourisme se diversifier, notamment après l'ouverture d'une ligne aérienne directe de la compagnie locale Aircalin entre Nouméa et Séoul en Corée du Sud en juillet 2008. Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par pays de résidence en 2007, sur 103 363 au total [15]:

- France France métropolitaine : 29 104 (28,16 % du total des touristes)
- Japon Japon : 26 755 (25,88 %)
- Australie Australie : 16 352 (15,82 %)
- Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : 9 475 (9,17 %)
- autres (autres pays de la zone Asie-Pacifique, pays européens, États-Unis États-Unis): 21 677 (20,97 %).

Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important (13 737 visiteurs en 2005, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel (12 255 en 2005). La durée moyenne des séjours est ainsi de 16,8 jours, mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée (33,2 jours en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical. Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne 5,5 jours passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel). Quoiqu'il en soit, cette durée de séjours est assez longue. Ainsi, si le tourisme calédonien est nettement moins développé que celui de la Polynésie française (avec deux fois moins de touristes par an environ), cette durée de séjour est plus élevée en Nouvelle-Calédonie (elle est de 13,2 jours en Polynésie).

La province nord développe des projets immobiliers et hôteliers destinés à mieux accueillir les visiteurs.

Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales.

Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté. Il faut ainsi ajouter aux chiffres cités ci-dessus ceux des croisiéristes faisant escale en Nouvelle-Calédonie, nombre en constante augmentation et désormais plus importante que celle des touristes « traditionnels » (non croisiéristes) :

Les croisiéristes sont essentiellement australiens (81,5 %), puis néo-zélandais (7,6 %). 64 paquebots ont fait escale sur le territoire en 2004, 60 en 2005, puis 87 en 2006 et 83 en 2007[16].

Le soutien de la métropole et de l'Union européenne

Les dépenses de l'État

La métropole assure le soutien économique du territoire grâce à des transferts financiers massifs, représentant 16 % du PIB du territoire, soit 121,498 milliards de francs CFP (environ 1,02 milliards d'euros) en 2007. Ces transferts concernent[17] :

- l'administration de l'État : 84,823 milliards de francs CFP (environ 710,8 millions d'euros, 69,8 % du total), dont :

- les dépenses faites aux ménages (salaires de la fonction publique d'État, qui emploie, selon la CAFAT, 6 755 personnes, traitements et prestations sociales) : 71,834 milliards de francs CFP (environ 602 millions d'euros, 84,7 % des dépenses de l'administration d'État et 59,1 % du total),
- les dépenses pour les biens et services publics de l'État : 9,259 milliards de francs CFP (environ 77,6 millions d'euros, 10,9 % des dépenses de l'administration d'État et 7,6 % du total), - les dépenses d'équipement : 3,73 milliards de francs CFP (environ 31,26 millions d'euros, 4,4 % des dépenses de l'administration d'État et 3,1 % du total).

- transferts financiers vers les collectivités et établissements publics locaux : 36,353 milliards de francs CFP (environ 304,6 millions d'euros, 29,9 % du total), dont :

- vers la Nouvelle-Calédonie et ses établissements publics (comme l'OPT, le CHT, la CAFAT) : 2,416 milliards de francs CFP (environ 20,25 millions d'euros, 6,6 % des transferts, 2 % du total),
- vers les Provinces : 14,702 milliards de francs CFP (environ 123,2 millions d'euros, 40,4 % des transferts, 12,1 % du total),
- vers les Communes : 10,602 milliards de francs CFP (environ 88,8 millions d'euros, 29,2 % des transferts, 8,7 % du total),
- vers les Établissements publics nationaux : 5,511 milliards de francs CFP (environ 46,2 millions d'euros, 15,2 % des transferts, 4,5 % du total),
- vers les Établissements publics locaux et d'autres organismes publics ou privés : 3,122 milliards de francs CFP (environ 26,2 millions d'euros, 8,6 % des transferts, 2,6 % du total).

- solde des emplois non ventilés : 322 millions de francs CFP (environ 2,7 millions d'euros, 0,3 % du total).

Les subventions européennes

L'Union européenne intervient également dans les finances du territoire, notamment à travers le Fonds européen pour le développement (FED) alloué à chaque Pays et territoires d'outre-mer (PTOM). Le IXe FED, défini lors de la révision des Accords de Cotonou en 2008 et valables pour la période 2008-2013, prévoit ainsi une dotation initiale de 1,6408 milliards de Francs CFP (environ 13,75 millions d'euros) à quoi s'ajoutent les transferts de 930,6 millions de Francs CFP (environ 7,8 millions d'euros) des FED précédents, soit un total de 2,5714 milliards de Francs CFP (environ 21,55 millions d'euros)[18].

Commerce extérieur

Le commerce extérieur reste déficitaire. En effet, l'essentiel des exportations concernent le minerai de nickel et les ferro-nickels, alors que le territoire reste largement dépendant de l'extérieur en matière de produits de consommation, d'alimentation et de transport.

Exportations

La Nouvelle-Calédonie est le 4e producteur mondial de minerai de nickel. L'essentiel du commerce dépend donc de cette matière première. En dehors du secteur minéral, le deuxième secteur de revenu à l'exportation est celui des produits de la mer, et notamment de la crevette calédonienne, de plus en plus recherchée surtout par les marchés japonais mais aussi européens.

Les exportations représentaient en 2006 127,923 milliards de francs CFP (1,072 milliards d'euros), dont 120,22 milliards pour les produits miniers (78,93 milliards pour les ferro-nickels, 18,4 milliards pour le minerai de nickel, 22,89 milliards pour les mattes) et 2,7 milliards pour les produits de la mer (soit une baisse d'environ 300 millions par rapport à 2005, il s'agit surtout de la crevette qui a rapporté en 2006 2,2 milliards de francs CFP, l'exportation de poissons ne représentant que 223 millions de francs dont 197 pour le thon)[19]. Ensuite viennent, de manière beaucoup moins rentable, les chauffes-eau (512 millions en 2004, 509 en 2005), les huiles essentielles (dont l'huile de santal ou l'huile de niaouli, aussi appelée gomenol, 59 milliards de francs CFP en 2005), la viande de cerf (50 millions de francs CFP en 2005), les produits maraîchers (50 millions également, dont 43 millions de franc pacifique pour l'exportation de la squash en 2005), des peaux bruts d'animaux (16 millions de franc pacifique en 2005), du chocolat (13 millions de francs CFP en 2005) et des fruits tropicaux (13 millions également en 2005).

Les principaux partenaires à l'exportation sont en 2005[20] :

* Japon Japon : 18,3%
* France France métropolitaine : 16%
* Corée du Sud Corée du Sud : 13,1%
* Taïwan Taïwan : 12,2%
* Espagne Espagne : 9,2%
* République populaire de Chine Chine : 5,6%
* Australie Australie : 4,9%
* Italie Italie : 4,2%
* Afrique du Sud Afrique du Sud : 2,9%
* Ukraine Ukraine : 2,6%
* États-Unis États-Unis : 2,4%
* Belgique Belgique: 2,4%

Importations

La Nouvelle-Calédonie est largement dépendante de l'importation pour tout ce qui est produit alimentaire, de consommation (notamment les appareils électro-ménagers, Hi-Fi, téléviseurs) ou de transports (les voitures).

Les importations représentaient en 2006 200,841 milliards de francs CFP (environ 1,703 milliards d'euros). Les machines, appareils et matériels électroniques reviennent le plus cher au Territoire (près de 43 milliards de francs CFP), suivi du matériel de transport (32,78 milliards, surtout des automobiles particulières avec plus de 9 000 véhicules importés en 2005 et plus de 10 500 nouvelles immatriculations en 2006). Paradoxalement, viennent ensuite les produits minéraux (31 milliards de francs CFP, essentiellement des matériaux servant aux alliages avec le nickel), suivi des produits alimentaires (24,7 milliards de francs CFP, beaucoup de fruits et légumes tempérés d'Europe mais aussi d'Australie et de Nouvelle-Zélande, des surgelés, des conserves, etc...), des métaux et ouvrages sur ces métaux (15,6 milliards de francs CFP), des produits chimiques (14 milliards de francs CFP), des produits plastiques et caoutchouc (8,3 milliards de francs CFP), textiles (5,65 milliards de francs), papeterie (4,3 milliards de francs) et bois (2 milliards de francs).

Les principaux partenaires à l'importation sont en 2005:

* France France : 32,3%
* Singapour Singapour : 15%
* Australie Australie : 9,2%
* Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : 5,5%
* République populaire de Chine Chine : 4,7%
* Allemagne Allemagne : 4%
* États-Unis États-Unis : 3,6%
* Japon Japon : 3,5%
* Italie Italie : 2,8%
* Corée du Sud Corée du Sud : 2,8%

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