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Cet Automne, suivez les pas de Monet à Belle-île-en-mer

 

À la recherche d’un nouveau souffle

Vous cherchez une destination paisible pour vos prochaines sorties en mer avant les tempêtes hivernales ? Belle-Île-en-mer, au large de Quiberon (Morbihan), vous ira à merveille. L’environnement naturel y est magnifique, l’atmosphère de fin de saison sereine et le patrimoine culturel passionnant. Belle-Île attire en effet depuis longtemps de beaux esprits, et ce bien avant que la plaisance ne soit à la mode. Le premier hôte de marque à en construire la célébrité est Claude Monet. Dix ans après lui, en 1896, Sarah Bernhardt y passe son premier été.

 

C’est donc à l’automne 1886 que le peintre met son projet à exécution : celui de se promener nez au vent sur les chemins de l’île à la recherche d’une nature vive et lumineuse. L’impressionnisme est à cette époque un mouvement qui s’étiole, après avoir toutefois défrayé les chroniques depuis 1874. Monet est à la recherche d’un nouveau souffle et c’est en Bretagne qu’il le trouvera. Mais pas en tant que marin ! L’artiste est en effet loin d’être un champion de la navigation, même si les voiliers l’ont, comme sujet pictural, souvent intéressé. S’il a régulièrement peint dans un bateau-atelier, ce fut sur les eaux calmes de la Seine…

 

Claude Monet peignant dans son atelier, Edouard Manet
Claude Monet peignant dans son atelier, par Édouard Manet, 1874, Neue Pinakothek

 

Des toiles iodées

Le maître n’a bien sûr pas navigué en Baie de Quiberon avec sa curieuse embarcation. Il ne serait pas allé bien loin. Nous n’aurons donc pas de tableaux représentant la Belle vue du large. Dommage. Monet est plutôt resté sur le plancher des vaches et a sillonné la côte plus de temps que prévu. Arrivé le 12 septembre 1886, il est décidé à n’y rester qu’une quinzaine de jours, pour profiter des belles journées lumineuses que la région offre à cette saison. Il en partira finalement le 25 novembre. Soit deux mois de plus que le projet initial. Pour quelle raison reste-t-il si longtemps ? Parce qu’il aura perçu la dimension « cinématographique » du lieu.

 

En automne, Belle-Île vit sous différents effets climatiques, avec une alternance d’instants de grande lumière, où le paysage offre des couleurs d’une incroyable densité, des jours mornes et des tempêtes. Quoi de plus exaltant pour un peintre en recherche d’images mouvantes et de luminosité instable ? Monet écrit à son ami Caillebotte, peintre ET amateur de voile : "Je suis dans un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terrible et une mer invraisemblable de couleurs ; enfin je suis très emballé quoique ayant bien du mal, car j'étais habitué à peindre la Manche et j'avais forcément ma routine, mais l'Océan, c'est tout autre chose". Parole de Normand, Monet ayant été élevé dès l’âge de cinq ans sur la côte havraise.

 

 

Rochers à port goulphar, Claude Monet
Rochers à port-goulphar, par Claude Monet, 1886, Art Institute Chicago

 

Un lieu à l’époque retiré du monde. Mais pas de tout le monde…

Peindre dans un tel endroit à l’époque était acte d’héroïsme. Il fallait en effet être prêt à vivre un voyage long (12 heures) et laborieux entre Paris et Auray (la gare la plus « proche »), suivi d’une traversée houleuse à partir de Quiberon à bord d’une chaloupe de pêcheur. Seuls les esprits et les estomacs solides s’attelaient à une telle aventure.

 

Ce qui est frappant est que Monet n’est pas le seul à être aussi déterminé pour atteindre son projet pictural. Quelques semaines avant son arrivée à Belle-Île, un autre titan de la peinture moderne a passé un premier séjour à quelques encablures de là. Il s’agit de Paul Gauguin qui, au cours de l’été 1886, s’installe pour la première fois à Pont-Aven (Finistère) pour y peindre la côte, les îles de Glénan à l’horizon. Il y restera jusqu’au milieu de l’automne. Les toiles qu’il y fera deviendront, comme celles de Monet, des pièces maîtresses de l’Art moderne. Voici donc pour vous, amateurs de voile hors saison, d’excellents arguments pour profiter d’un bel automne de navigation au large de la Bretagne, entre nature et culture. Kenavo et bon vent à tous.

 

 

La côte rocheuse, Paul Gauguin
Paul Gauguin, La Côte rocheuse, 1886, Musée des Beaux-Arts de Göteborg

 

Article rédigé par Véronique Michel
Redactrice-Veronique-Michel

Diplômée de l’Ecole du Louvre et titulaire de l'agrément de conférencier du Ministère du Tourisme et de la Culture, elle a travaillé pendant dix ans pour la galerie parisienne Marwan Hoss. Installée en Espagne depuis 1997, elle est chargée de conférences en Histoire des arts, cultures et religions du monde à l’Institut Français de Barcelone.

 

 
 
 


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