En Islande, voir une aurore boréale tient autant à la préparation qu’à la chance. Le ciel peut rester silencieux plusieurs nuits, puis s’illuminer soudainement de voiles verts au-dessus d’un champ de lave, d’un glacier ou d’une lagune.
Entre septembre et avril, le pays offre de nombreuses occasions d’assister au phénomène, à condition de composer avec la météo, l’obscurité et l’activité solaire. Choisir la bonne période, savoir où aller et apprendre à lire les prévisions permet alors de mettre toutes les chances de son côté.
Sommaire
- 1. Quand voir les aurores boréales en Islande ?
- La saison des aurores boréales, de septembre à avril
- À quelle heure peut-on voir une aurore boréale ?
- 2. Où voir les aurores boréales en Islande ?
- 3. Comment maximiser ses chances de voir une aurore boréale ?
- Vérifier la météo avant de partir
- Comprendre les prévisions d'aurores boréales
- S'éloigner des lumières et rester mobile
- 4. Comment partir à la chasse aux aurores en Islande
- En voiture, pour rester libre de ses déplacements
- Avec une excursion guidée
- Depuis la mer, une autre façon de découvrir le ciel islandais
- 5. Comment préparer son voyage pour les aurores boréales ?
- Combien de jours prévoir en Islande ?
- Comment s'habiller pour attendre une aurore ?
- Photographier une aurore boréale en Islande
- 6. Questions fréquentes sur les aurores boréales en Islande
- Quel est le meilleur mois pour voir les aurores boréales en Islande ?
- Peut-on voir les aurores boréales depuis Reykjavik ?
- Peut-on voir les aurores boréales en Islande en été ?
- Les aurores boréales sont-elles visibles à l'œil nu ?
- Est-on sûr de voir des aurores boréales pendant un voyage en Islande ?
- Faut-il une nuit sans lune pour observer les aurores ?
Quand voir les aurores boréales en Islande ?
La saison des aurores boréales, de septembre à avril
Les aurores boréales se produisent toute l’année. Ce qui change au fil des saisons, ce n’est pas le phénomène lui-même, mais notre capacité à le voir : il faut un ciel suffisamment sombre. En été, la clarté des nuits islandaises rend l’observation impossible, même lorsque l’activité solaire est forte.
La saison d’observation en Islande s’étend donc globalement de septembre à avril. C’est la période pendant laquelle la nuit revient assez longue et assez noire pour laisser apparaître les aurores. La fenêtre est comparable dans les autres pays situés à ces latitudes, à commencer par les aurores boréales en Norvège.
Fin août et début septembre, les premières observations redeviennent possibles. Les nuits sont encore courtes, mais elles retrouvent une véritable obscurité et les paysages conservent leurs couleurs d’automne. Septembre et octobre offrent un bon compromis : l’obscurité est suffisante, les températures restent supportables et la plupart des routes de l’intérieur sont encore ouvertes.
De novembre à février, les nuits sont particulièrement longues. Fin décembre, à Reykjavik, il fait sombre de la fin d’après-midi jusqu’au milieu de la matinée, ce qui allonge considérablement la fenêtre d’observation. En contrepartie, l’hiver islandais impose ses contraintes : tempêtes, vent, neige, verglas et fermetures de routes.
Mars et le début du mois d’avril referment la saison. Les nuits restent assez sombres pour observer les aurores boréales, tandis que les journées s’allongent nettement, ce qui laisse beaucoup plus de temps pour visiter l’île avant la tombée de la nuit.
Un point mérite d’être clarifié : aucune période ne garantit davantage d’aurores qu’une autre. Et contrairement à une idée répandue, le froid n’est pas à l’origine du phénomène. Si les aurores sont associées à l’hiver, c’est uniquement parce que l’obscurité permet alors de les voir.
| Période | Obscurité disponible | Conditions sur place | À retenir |
| Fin août à début septembre | Nuits courtes mais réellement sombres | Températures douces, routes ouvertes | Début de saison, paysages d'automne |
| Septembre et octobre | Nuits qui s'allongent rapidement | Conditions météo encore relativement clémentes | Bon compromis entre confort et obscurité |
| Novembre à février | Nuits très longues | Hiver marqué : vent, neige, verglas, routes parfois fermées | Fenêtre d'observation maximale, déplacements plus délicats |
| Mars à début avril | Nuits encore suffisamment sombres | Journées qui s'allongent, hiver qui s'adoucit | Beaucoup de temps pour visiter en journée |
À quelle heure peut-on voir une aurore boréale ?
Il n’existe pas d’heure précise à laquelle une aurore apparaît. La seule condition réellement déterminante est que la nuit soit suffisamment sombre.
Une aurore peut donc se manifester en début de soirée, alors que l’on vient à peine de dîner, comme beaucoup plus tard, au milieu de la nuit. En pratique, la plupart des observateurs surveillent le ciel islandais dès que l’obscurité est installée et restent disponibles plusieurs heures durant.
La durée du phénomène est tout aussi variable. Une aurore peut se limiter à quelques minutes, disparaître complètement, puis réapparaître une heure plus tard avec une intensité supérieure. D’autres épisodes restent visibles plusieurs heures d’affilée. La patience fait partie intégrante de l’observation : renoncer au bout de vingt minutes revient souvent à passer à côté.

Où voir les aurores boréales en Islande ?
Il n’existe pas un unique « meilleur spot » en Islande. Trois critères comptent avant tout : un ciel dégagé, une pollution lumineuse faible et un champ de vision suffisamment ouvert vers le nord. Un lieu totalement inconnu sous un ciel clair vaudra toujours mieux qu’un site emblématique noyé sous les nuages.
Reykjavik et ses alentours
Il est tout à fait possible d’observer les aurores boréales depuis Reykjavik lorsqu’elles sont suffisamment intenses. Lors des épisodes les plus actifs, elles se distinguent même depuis certains quartiers de la capitale.
L’éclairage urbain reste toutefois un handicap. Il efface les aurores faibles, celles qui apparaissent d’abord comme un voile grisâtre à l’horizon, et réduit fortement le contraste des couleurs.
Pour rester en ville tout en s’éloignant des lumières, la presqu’île de Seltjarnarnes et le phare de Grótta, à l’extrémité ouest de l’agglomération, font partie des points les plus utilisés. On y trouve un horizon dégagé sur l’océan et un éclairage nettement plus limité.
Sortir de Reykjavik reste malgré tout la meilleure option. Quelques dizaines de kilomètres suffisent pour retrouver un environnement réellement sombre, ce qui change radicalement la perception du phénomène.
Le Cercle d’Or
Le Cercle d’Or a l’avantage de rester accessible depuis Reykjavik en toute saison, ce qui en fait une zone de repli commode lorsque la couverture nuageuse se dégrade sur la capitale.
- Le parc national de Thingvellir : de grands espaces, un environnement peu éclairé et de larges vues dégagées sur la faille et le lac, avec de belles possibilités de premier plan.
- La zone de Gullfoss : plus à l’est, elle permet elle aussi de s’éloigner des sources lumineuses, avec le bruit de la cascade en fond.
- Les abords de Laugarvatn : un plan d’eau qui reflète le ciel islandais et des hébergements à proximité immédiate.
L’intérêt de ce secteur tient surtout à son organisation : on enchaîne les visites classiques du Cercle d’Or pendant la journée, puis on se met en quête des aurores une fois la nuit tombée, sans avoir à rejoindre une région éloignée.
La côte sud
La côte sud concentre plusieurs des décors les plus photographiés d’Islande, et son intérêt pour l’observation tient beaucoup à ce que l’on peut placer au premier plan.
La lagune glaciaire de Jökulsárlón est sans doute le site le plus recherché sur ce point. Les icebergs détachés du glacier et la surface de l’eau renvoient la lumière de l’aurore et démultiplient l’effet visuel, ce qui donne des scènes impossibles à reproduire ailleurs.
Skógafoss permet d’associer une cascade de plus de soixante mètres au ciel nocturne, tandis que le massif du Vestrahorn, près de Höfn, se détache au-dessus des plages de sable noir de Stokksnes. Glaciers, littoral et montagnes composent ici un premier plan typiquement islandais, ce qui distingue nettement l’observation sur cette côte d’une simple observation en plaine. Ces mêmes décors se retrouvent depuis l’eau au cours d’une croisière dans les terres polaires et les fjords.

Le nord et l’ouest de l’Islande
Le nord de l’île est très peu urbanisé, ce qui en fait un terrain particulièrement favorable. Le lac Mývatn, avec ses champs de lave, ses cratères et ses plans d’eau, figure parmi les zones les plus appréciées. Les environs d’Akureyri et de Húsavík offrent également un ciel sombre à courte distance des hébergements, au bord de l’Eyjafjörður, le plus long fjord d’Islande.
À l’ouest, la péninsule de Snæfellsnes concentre en quelques dizaines de kilomètres des reliefs volcaniques, un littoral découpé et très peu de lumière artificielle. Le mont Kirkjufell, avec sa silhouette reconnaissable et les cascades qui le précèdent, y est devenu un point de repère pour les photographes.
Ces régions ont un autre avantage : elles restent moins fréquentées que le sud de l’île en hiver, ce qui laisse davantage de latitude pour choisir son emplacement et attendre tranquillement.
Comment maximiser ses chances de voir une aurore boréale ?
Une aurore boréale résulte de l’interaction entre des particules chargées émises par le Soleil et les gaz de la haute atmosphère terrestre. Le champ magnétique de la Terre canalise une partie de ces particules vers les régions polaires, où elles provoquent l’émission de lumière que l’on observe depuis le sol.
C’est cette mécanique qui explique l’intérêt de l’Islande : le pays se trouve sous l’ovale auroral, la zone en anneau où les aurores sont les plus fréquentes. Ce même anneau traverse le nord de la Scandinavie, où une croisière dans les fjords en Norvège offre des conditions d’observation comparables. Le vert domine largement, mais du rouge, du rose, du bleu ou du violet peuvent apparaître selon les gaz concernés et l’altitude à laquelle se produit la réaction.
Cette base suffit pour préparer un voyage. Le reste tient à quatre conditions qui doivent être réunies en même temps :
- Une nuit suffisamment sombre, ce qui exclut une grande partie de l’été islandais.
- Un ciel dégagé au-dessus du point d’observation, condition la plus contraignante en Islande.
- Une pollution lumineuse faible, donc un emplacement éloigné des centres urbains.
- Une activité aurorale suffisante, seul paramètre sur lequel le voyageur n’a aucune prise.
Les trois premières conditions dépendent du lieu et de l’heure choisis, et se travaillent donc en amont. La dernière ne se contrôle pas, elle se surveille.
Vérifier la météo avant de partir
De ces quatre conditions, la couverture nuageuse est celle qui fait échouer le plus grand nombre de sorties. Elle mérite donc d’être suivie de près, et pas seulement la veille du départ.
En Islande, c’est la couverture nuageuse qui pose le plus de difficultés. Le temps y évolue extrêmement vite : une soirée peut passer d’un ciel entièrement bouché à une trouée franche en moins d’une heure, puis se refermer aussi rapidement. Une aurore très active reste totalement invisible derrière une couche de nuages.
Autre réflexe utile : un ciel couvert à Reykjavik ne dit rien de ce qui se passe ailleurs. Il n’est pas rare qu’une zone dégagée se trouve quelques dizaines de kilomètres plus loin, sur le Cercle d’Or, la péninsule de Reykjanes ou la côte sud. Consulter une carte de couverture nuageuse à l’échelle de l’île, et pas seulement la météo de sa ville, change beaucoup de choses.

Comprendre les prévisions d’aurores boréales
Les prévisions d’aurores reposent principalement sur l’indice Kp, une échelle allant de 0 à 9 qui mesure l’intensité de l’activité géomagnétique. Plus la valeur est élevée, plus l’activité est importante et plus les aurores sont susceptibles d’être visibles loin vers le sud.
Deux nuances méritent d’être retenues. D’abord, un Kp élevé ne garantit pas une observation : sans ciel dégagé, il ne sert à rien. Ensuite, l’Islande étant très bien placée géographiquement, une aurore peut y être parfaitement visible avec un Kp relativement faible, là où d’autres pays européens auraient besoin d’une activité bien plus forte.
Inutile d’aller plus loin dans les paramètres techniques comme la composante Bz ou la densité du vent solaire : pour un voyage, l’essentiel consiste à croiser deux informations, la prévision aurorale et la couverture nuageuse. Les prévisions de l’Office météorologique islandais, la source la plus fiable pour les conditions météorologiques du pays, réunissent d’ailleurs ces deux données sur une même carte. Des applications comme My Aurora Forecast ou des outils de visualisation météo comme Ventusky complètent utilement cette consultation.
S’éloigner des lumières et rester mobile
Quitter les centres urbains reste le geste le plus rentable. Sous un ciel réellement noir, une aurore faible devient perceptible, alors qu’elle passerait totalement inaperçue depuis une zone éclairée.
Quelques réflexes simples améliorent nettement les conditions d’observation :
- Chercher un horizon dégagé vers le nord, sans relief ni bâtiment : un parking en bord de lac, une aire panoramique ou une plage font parfaitement l’affaire.
- Couper toutes les sources de lumière proches, phares de la voiture compris, et laisser aux yeux une quinzaine de minutes pour s’adapter à l’obscurité.
- Rester mobile : la météo islandaise change vite et parcourir trente ou quarante kilomètres pour rejoindre une trouée dans les nuages fait souvent la différence entre une soirée blanche et une observation réussie.
- Garder une solution de repli dans une autre direction, repérée avant la tombée de la nuit sur la carte de couverture nuageuse.
Deux règles de sécurité s’imposent en revanche. On ne s’arrête jamais sur le bas-côté d’une route islandaise pour observer ou photographier une aurore : les arrêts sauvages sont une cause connue d’accidents sur la route circulaire. Et l’on vérifie systématiquement l’état des routes et les alertes météo avant tout déplacement hivernal, auprès des services routiers islandais.
Comment partir à la chasse aux aurores en Islande ?
En voiture, pour rester libre de ses déplacements
La voiture reste la solution la plus souple pour une chasse aux aurores. Elle permet de changer de secteur en fonction de la couverture nuageuse, de tenter une trouée repérée sur une carte, et de rester aussi longtemps que souhaité sur un emplacement sans dépendre d’un horaire de retour.
Cette liberté s’intègre naturellement dans un road trip en Islande : on visite en journée, on choisit son point d’observation en fin d’après-midi, on ajuste selon la météo du soir.
L’hiver impose toutefois une vraie vigilance. Neige, verglas, vent violent et fermetures temporaires de routes sont fréquents entre novembre et mars, y compris sur les axes principaux. La vérification des conditions routières avant chaque trajet n’est pas une formalité, c’est une condition de sécurité.

Avec une excursion guidée
Les excursions guidées, très développées au départ de Reykjavik, constituent une bonne alternative pour qui ne souhaite pas conduire de nuit en hiver.
Leur principal atout tient à l’expérience des guides. Habitués à interpréter conjointement les prévisions aurorales et les cartes de nuages, ils savent où se diriger un soir donné et adaptent l’itinéraire en cours de route.
Les sorties en petit groupe offrent davantage de flexibilité que les grands bus, avec la possibilité de s’écarter des sites les plus fréquentés. Certains opérateurs proposent par ailleurs une nouvelle tentative gratuite lorsque les aurores n’ont pas été observées lors de la première nuit, ce qui vaut la peine d’être vérifié au moment de la réservation.
Depuis la mer, une autre façon de découvrir le ciel islandais
L’Islande est une île, et la mer s’intègre assez naturellement à l’expérience. Des sorties nocturnes partent notamment du vieux port de Reykjavik pour s’éloigner de la pollution lumineuse de la capitale, et quelques heures de navigation suffisent à changer complètement les conditions d’observation.
Depuis le large, l’horizon est entièrement dégagé et aucun éclairage urbain ne vient réduire le contraste. La perception des couleurs y gagne beaucoup, en particulier lors des épisodes de faible intensité, et le reflet de l’aurore sur l’eau ajoute une dimension que l’on ne retrouve pas depuis la terre ferme.
La limite est évidente : un bateau est beaucoup moins mobile qu’une voiture. Impossible de parcourir cinquante kilomètres pour contourner une masse nuageuse. La sortie en mer se conçoit donc comme une expérience à part entière, pas comme la méthode la plus efficace pour traquer une trouée.
C’est aussi la porte d’entrée vers une autre manière de voyager dans le Grand Nord. Les navires d’exploration à taille humaine associent découverte du littoral en journée et ciel dégagé la nuit venue, sans avoir à reprendre la route. Pour qui souhaite monter plus haut en latitude, une croisière en Arctique prolonge la même logique vers le Groenland et le Svalbard.
Comment préparer son voyage pour voir les aurores boréales ?
Combien de jours prévoir en Islande ?
Miser sur une seule nuit est risqué. Il suffit d’un front nuageux ou d’une activité solaire faible pour que la fenêtre se referme, sans possibilité de rattrapage.
Mécaniquement, plus le séjour comporte de nuits, plus les chances d’avoir simultanément un ciel clair et une activité aurorale suffisante augmentent. Cela n’équivaut jamais à une garantie : l’observation reste un phénomène naturel imprévisible, qu’aucun voyagiste ni aucune application ne peut promettre.
La meilleure approche consiste à construire le séjour autour de la découverte de l’Islande en journée et à considérer la recherche des aurores comme une activité du soir. Une croisière en Islande répond bien à cette logique, en enchaînant les escales le long du littoral sur plusieurs nuits consécutives. Glaciers, cascades, zones volcaniques, sources chaudes et littoral remplissent largement les journées : si les aurores apparaissent, elles s’ajoutent au voyage ; si elles se font attendre, le séjour garde tout son intérêt.
Comment s’habiller pour attendre une aurore ?
Le problème n’est pas seulement la température affichée. En Islande, c’est la combinaison du vent et de l’immobilité qui rend l’attente difficile : rester debout une heure sans bouger, face à un vent soutenu, se ressent bien davantage qu’une randonnée par la même température.
Le principe des trois couches reste la référence. Une couche thermique près du corps pour évacuer l’humidité, une couche isolante en polaire ou en duvet pour retenir la chaleur, et une veste imperméable et coupe-vent en surface pour bloquer le vent et les averses.
Le reste tient à quelques éléments simples : des chaussures chaudes et imperméables, des gants, un bonnet et des chaussettes épaisses. Une lampe frontale, de préférence dotée d’un mode rouge, permet de se déplacer sans ruiner l’adaptation des yeux à l’obscurité. Une batterie externe compense la décharge rapide des appareils dans le froid, et un thermos de boisson chaude rend l’attente nettement plus supportable.

Photographier une aurore boréale en Islande
Avec un appareil photo, l’essentiel se joue sur trois éléments : un objectif lumineux, une focale grand-angle pour intégrer le paysage, et un trépied stable, indispensable dès que les temps de pose s’allongent.
Les réglages ne peuvent être donnés qu’à titre indicatif, car ils dépendent entièrement de l’intensité de l’aurore. En pratique, on travaille en mode manuel, avec une sensibilité élevée, une ouverture maximale et un temps de pose de quelques secondes à une vingtaine de secondes. Une aurore très active demande une pose courte pour conserver le dessin des structures ; une aurore faible en réclame une plus longue.
Au smartphone, le mode nuit des appareils récents donne des résultats corrects à condition de stabiliser le téléphone, idéalement sur un petit trépied ou une surface fixe. Le flash, lui, est totalement inutile : il n’éclaire rien à cette distance et dégrade l’image.
Dernier point, souvent source de déception : les capteurs enregistrent davantage de couleurs que l’œil humain. Une aurore faible peut apparaître grisâtre ou vert pâle à l’œil nu et ressortir d’un vert franc sur la photographie. Ce n’est pas un défaut de vision, simplement une différence de sensibilité entre l’œil et le capteur, qu’il vaut mieux connaître avant de partir.
Questions fréquentes sur les aurores boréales en Islande
Quel est le meilleur mois pour voir les aurores boréales en Islande ?
La saison d’observation s’étend de septembre à avril. Aucun mois ne garantit une observation : septembre et octobre offrent des conditions plus douces, novembre à février des nuits beaucoup plus longues, mars et avril un bon équilibre entre obscurité et temps de visite en journée. Le choix dépend surtout du type de voyage souhaité.
Peut-on voir les aurores boréales depuis Reykjavik ?
Oui, en particulier lorsque l’activité est intense. L’éclairage urbain réduit toutefois fortement le contraste des aurores faibles. Mieux vaut rejoindre les secteurs les moins éclairés de la ville, comme Seltjarnarnes et le phare de Grótta, ou sortir de l’agglomération.
Peut-on voir les aurores boréales en Islande en été ?
Le phénomène continue de se produire, mais les nuits islandaises sont trop lumineuses pendant une grande partie de l’été pour permettre une observation. L’Islande se situant presque entièrement au sud du cercle polaire, elle ne connaît pas de véritable nuit polaire en hiver, mais elle connaît en revanche des nuits estivales extrêmement claires.
Les aurores boréales sont-elles visibles à l’œil nu ?
Oui. Leurs couleurs apparaissent cependant moins saturées que sur les photographies, en particulier lors des épisodes de faible activité, où l’aurore peut sembler grisâtre ou vert pâle.
Est-on sûr de voir des aurores boréales pendant un voyage en Islande ?
Non. L’observation dépend de l’activité solaire, de l’obscurité et surtout de la couverture nuageuse. Aucune destination, aucune saison et aucune excursion ne peuvent la garantir. Multiplier les nuits sur place augmente simplement les occasions.
Faut-il une nuit sans lune pour observer les aurores ?
Non. Une pleine lune diminue le contraste des aurores les plus faibles, mais elle n’empêche pas d’observer un épisode suffisamment intense. Elle éclaire par ailleurs le paysage, ce qui peut même servir en photographie.

