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Florence Arthaud, trois ans déjà.

 

L’aventure de père en fille

 

Cela fait trois ans maintenant que Florence Arthaud (1957-2015), grande figure du monde de la mer, est morte dans un accident aérien en Argentine. Destin tragique d’une femme qui incarnait la profondeur d’âme du marin. Fille de l’éditeur Jacques Arthaud, sa jeunesse se déroule près d’un père passionné par les récits des grands aventuriers qu’il publie, comme Roger Frison-Roche avec qui il fait une expédition dans le Grand Nord. L’appel de la nature est donc une évidence dans cette famille. Pour Florence, c’est à l’âge de 17 ans que sa vie prend une tournure surprenante. Après un grave accident de voiture, elle sombre dans le coma, défigurée et le corps paralysé. La mort est presque là mais ce n’est pas son heure… La compétition l’attend.

 

florence arthaud
Florence Arthaud, "la petite fiancée de l'Atlantique"

 

La voile, remède de tous les maux.

 

C’est certainement sa force intérieure qui la sauve, mais aussi un « curé, un pirate et un exemple », le célèbre Père Jaouen, jésuite des mers qui la remet d’aplomb par une thérapie évidente : la voile. Elle décide alors d’être marin, attirée inexorablement par l’océan, espace de combat contre soi-même, de liberté et de solitude dont elle a tant besoin. Les temps sont pourtant durs pour la navigation féminine. L’esprit de l’époque convainc les sponsors qu’une femme ne peut pas gagner de grandes courses. C’est ignorer l’extraordinaire hargne et la force de volonté de la navigatrice. Elle ne dispose au début que de petits bateaux jusqu’au jour où un groupe immobilier lui fait confiance. Naît alors le somptueux trimaran Pierre 1er avec lequel elle gagnera la Route du Rhum en 1990.

 

Pierre 1er - Trimaran vainqueur de la Route du Rhum 1990

 

La magie de la haute mer

 

Éric Tabarly ne disait pas « traverser » l’Atlantique mais le « passer ». Florence Arthaud et lui avaient la même détermination infaillible les conduisant à la conviction qu’on ne fait jamais marche arrière, mais que pour gagner une course, il faut la finir. Allier donc audace et prudence. La navigatrice disait qu’une fois passé Ouessant, le marin est seul face à la mer, toute décision passe par lui. Il prend possession de sa vie, de son destin, Tabarly en mourra, considérant que celui qui s’attache à bord n’a rien à faire sur un bateau. Pour Florence Arthaud, barrer est à la fois pure intuition, confrontation avec les forces naturelles et le spectacle le plus bouleversant qui soit. Pourtant, au beau milieu d'une nuit d'octobre 2011, elle tombera de son bateau au large du Cap Corse. Mais à la différence d'Eric Tabarly, une lampe frontale et son téléphone portable étanche lui sauveront la vie. Elle parvient à appeler sa mère, et les sauveteurs viendront la chercher après de longues heures la laissant en état d'hypothermie. L’immensité océanique l’émeut, « rien ne me manque ». Parole simple et profonde d’un vrai loup de mer.

 

Article rédigé par Véronique Michel
Redactrice-Veronique-Michel

Diplômée de l’Ecole du Louvre et titulaire de l'agrément de conférencier du Ministère du Tourisme et de la Culture, elle a travaillé pendant dix ans pour la galerie parisienne Marwan Hoss. Installée en Espagne depuis 1997, elle est chargée de conférences en Histoire des arts, cultures et religions du monde à l’Institut Français de Barcelone.

 

 
 


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