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corentin horeau et son coéquipier benjamin dutreux pour la transat jacques vabre

Transat Jacques Vabre 2023 : Corentin Horeau se confie avant le grand départ

Ombeline Benoitlinkedin Ombeline Benoit

Rédactrice pour le magazine Filovent. Passionnée de voile et adepte de virées en catamaran sur les côtes bretonnes, j’ai rejoint Filovent pour explorer avec vous les plus beaux paysages et vous inviter au voyage en mer !

L’équipe Filovent a eu l’opportunité de s’entretenir avec le skipper Corentin Horeau, vainqueur de l’édition 2023 de la célèbre Solitaire du Figaro qui a eu lieu du 27 août au 13 septembre. Ce dernier prépare actuellement la Transat Jacques Vabre qui débute ce 29 octobre. Cette course emblématique célèbre son 30ème anniversaire cette année, et elle verra près de 100 bateaux prendre le départ depuis Le Havre pour rallier la Martinique. Corentin naviguera à bord d’un IMOCA avec son coéquipier Benjamin Dutreux.

Vous découvrirez dans cette interview son parcours en tant que skipper de course au large, son expérience à la Solitaire du Figaro et sa préparation à la Transat Jacques Vabre.

  1. Le portrait de Corentin Horeau
  2. Son expérience à la Solitaire du Figaro
  3. Sa préparation à la Transat Jacques Vabres

Le portrait de Corentin Horeau 

Filovent : Peux-tu te présenter, nous dire qui tu es et depuis quand tu navigues ?

Corentin : Bien sûr ! J’ai 34 ans et cela fait une dizaine d’années que je suis skipper professionnel. Je suis originaire de la Trinité-sur-Mer, je vois donc des grands trimarans depuis que je suis tout petit. C’est peut-être ça qui m’a donné envie d’en faire mon métier. Je navigue sur tout type de voilier : des multicoques, des monocoques. Je fais beaucoup de courses en solitaire mais aussi avec équipage.

 

Filovent : Préfères-tu plutôt la navigation en solitaire ou avec équipage ?

Corentin : J’aime beaucoup les navigations avec équipage. C'est peut-être un peu paradoxal car je navigue davantage en solitaire, mais je suis un grand amateur de sports collectifs et dans les courses avec équipage je retrouve cette motivation typique des sports d’équipes. J’adore aussi les courses en solitaire ! C’est l’avantage de la voile, on a cette chance là de pouvoir varier nos navigations : on peut faire de la course au large, des traversées de l’Atlantique sur plusieurs jours, des courses d’un quart d’heure… C’est ce que je fais depuis dix ans, des petits et grands parcours. Je suis loin d’être blasé.

 Corentin en pleine navigation lors de sa préparation à la Transat Jacques Vabre (Copyright Charles Drapeau - Guyot environnement - Water Family)

Filovent : As-tu toujours voulu faire de la voile ton métier ? Comment es-tu passé d’amateur à professionnel ?

Corentin : Plus jeune, je faisais beaucoup de football et de voile, j'étais addict au sport. J’ai toujours voulu pratiquer l’un de ces sports en tant que professionnel. Quand je suis rentré au collège il a fallu choisir entre la voile et le football, et habitant au bord de la mer j’ai fait le choix de la voile. J’ai ensuite fait des études de marine marchande à Saint Malo. Au terme de celles-ci, j’ai passé 6 mois à bord de gros bateaux en tant qu'élève officier, puis j’ai validé mon diplôme ! Après ces six mois j’ai participé au Challenge Espoir Région Bretagne, il s’agit d’une sélection à l'issue de laquelle le gagnant a la possibilité de participer à la Solitaire du Figaro. De grands noms tels qu’Armel Le Cléac’h ou François Gabart y ont participé. J'ai eu la chance de remporter cette sélection, cela m’a lancé et je ne suis plus jamais revenu à la marine marchande.

 

Filovent : Concernant tes sponsors, comment as-tu procédé pour t’en procurer ?

Corentin : Ce qui est particulier avec moi, c’est que je n’ai jamais réussi à trouver un sponsor de ma vie ! Suite à la sélection du Challenge Espoir Région Bretagne j’ai été sponsorisé par le Crédit Mutuel pendant quatre ans car j’avais gagné la sélection. Suite à ces quatre ans j’ai fait beaucoup de “mercenariat” : j’allais de projet en projet en tant qu’équipier et je facturais une prestation. J’ai donc navigué sur tous les grands trimarans, j’ai même fait le tour de France à la voile sur un Diam 24. En 2021, j’avais envie de retenter la Solitaire du Figaro. Je n’avais pas encore de sponsor lorsque j’ai été appelé par la Mutuelle Bleue : leur skipper n’avait pas été qualifié pour la Solitaire contrairement à moi. J’ai donc été sponsorisé par la Mutuelle Bleue pendant deux ans. Pour la Solitaire 2023, un article dans un journal avait été publié cet hiver et disait que je n’avais pas encore de sponsor. La Banque Populaire m’a alors appelé et ils m’ont sponsorisé pour l’édition 2023 !

Son expérience à la Solitaire du Figaro 

Filovent : Tu es arrivé premier. Était-ce un objectif depuis longtemps ? Cela t’ouvre-t-il de nouvelles opportunités pour la suite de ta carrière ?

Corentin : Oui, c’était clairement un objectif, c’était mon graal, la course phare que j’avais vraiment envie de gagner ! J'ai eu la chance d’être arrivé deuxième en 2014 et là j’ai gagné, c’est fait, je peux enfin passer à autre chose ! Je peux aspirer à naviguer sur de plus grands bateaux notamment. En ce qui concerne les opportunités, c’est trop tôt pour le dire, mais ce qui est sûr, c’est que lorsqu'on regarde tous ceux qui ont gagné la Solitaire, ils ont de beaux projets à l’heure actuelle. Cette victoire me donne de la visibilité, c’est certain.

Corentin sur son voilier lors de la Solitaire
Corentin Horeau lors de la Solitaire du Figaro 2023 (Source : Corentin)

Filovent : Parle-nous de la course. Comment l'as-tu vécue ?

Corentin : La Solitaire est une course particulière car c’est une course au temps, c’est quasiment la seule. Moi j’ai terminé 15ème, 2ème et 5ème respectivement lors des trois étapes mais finalement j’ai gagné la Solitaire car j’ai fait le meilleur temps en tout. C’est particulier car j’arrivais sur cette course en étant en tête du championnat de France, j’avais été le plus régulier en ayant fait que des podiums. Il fallait que je change de méthode, et me dire que c’était une course au temps, que ça ne servait à rien de gagner les étapes mais qu'il fallait être régulier. Quand il y a des étapes compliquées et que le premier passe la ligne, il faut finir le plus rapidement possible pour limiter l'écart avec la tête de course. On dit également que c’est une course avec beaucoup d'aléatoire. Cela s’explique par le fait qu’on navigue tous sur les mêmes bateaux, mais surtout que la course se déroule en été. Ce détail est très important pour les initiés car en été, de nombreux phénomènes thermiques interviennent avec des zones sans vent. Ces zones sont les plus compliquées à gérer pour nous, c’est ici que les gros écarts se font. C’est pour ça que cette course est si difficile à gagner et je suis content d’y être enfin parvenu !

 

Filovent : Tu as toi-même qualifié la deuxième étape entre Kinsale et la Baie de Morlaix de “montagnes russes”. C’est lors de cette étape que des différences conséquentes se sont faites au classement. En quoi cette étape fut la plus importante et éprouvante pour toi ?

Corentin : Sur la deuxième étape, Basile et moi avons en effet pris de l’avance (Basile Bourgnon, 2ème au classement général de la course). En faisant le pari de partir au nord tandis que les autres sont passés par le Sud, nous avons passé la ligne d’arrivée en profitant du peu de vent qu’il restait. Les autres coureurs sont restés piégés toute la nuit : il n’y avait plus de vent. Le lendemain, lorsque je me suis réveillé après une nuit à terre, une grande partie de la flotte n’avait pas encore passé la ligne. Cette Solitaire ne se passe jamais comme on le pense. Certains des grands favoris ont fini très loin à cause de cette deuxième étape. Il y a une part de hasard, j’en ai déjà fait les frais dans le passé. Pour cette étape, les bateaux qui étaient devant ont été bloqués, et notre choix de prendre une route un peu différente a payé. C’est la beauté de la voile : un jour ça va dans notre sens et un autre ça va dans le sens des autres. Cette fois-ci notre option s’est avérée payante et tant mieux.

trajectoire de la solitaire
Trajectoire de la solitaire du Figaro 2023 (Source : site officiel de la course)

Filovent : Récemment, Benoît Tuduri et Pierre Daniellot ont été reconnus coupables de triche sur la Solitaire du Figaro. Ils ont alors été exclus de la Transat Jacques Vabre alors qu’ils étaient censés prendre le départ. Qu’en penses-tu ?

Corentin : Je n’en pense pas grand chose en réalité, c’est surtout surprenant. Ils ont enfreint la règle numéro 1 en Figaro. Pour bien comprendre, sur la Transat Jacques Vabre par exemple, on a le droit de télécharger des fichiers météo deux fois par jour. Ces fichiers météo sont des prévisions plus poussées que ce qu’on peut voir à la télévision. En Figaro, c’est interdit. On a le droit d’utiliser le dernier fichier sorti avant le début de la course, soit le dimanche soir à minuit. On doit ensuite composer avec ce fichier pendant 4 jours, mais vous vous doutez qu’au bout de 4 jours la prévision n’est plus bonne. C’est dans cette règle fondamentale que réside la difficulté majeure de la course. En transgressant cette règle, Benoît et Pierre avaient un grand avantage. Sur leurs portables, ils avaient des cartes SIM virtuelles qui leur ont permis de télécharger les fichiers météo près des côtes.

 

Filovent : Est-ce la première fois que cela arrive ? Comment ont-ils été identifiés ?

Corentin : En tout cas, c’est la première fois que cela a été prouvé. Tout d’abord, il était surprenant qu’un bizuth fasse de tels résultats, alors qu'on avait peu entendu parler de lui pendant la saison. Mais des coups de génie peuvent arriver. Après, le directeur de course qui suivait les bateaux sur un catamaran s’est rendu compte que la trajectoire de Benoît Tuduri était assez proche de celle qu’on suivrait en regardant les prévisions météo les plus récentes. Ses doutes l’ont conduit à demander la vérification de tous les ordinateurs de bord des coureurs à l'arrivée C’est là qu’il a trouvé les fichiers sur deux d’entre eux. Ce qui leur a mis la puce à l’oreille, c’est que les deux skippers avaient supprimé complètement leur historique. En cherchant plus loin, ils ont trouvé des preuves. Je trouve que c’est dommage, ce n’est pas dans l’esprit de la voile. On était tous un peu choqués quand on a découvert cela après avoir concouru avec eux. Pour le moment, ils n’ont plus le droit de prendre le départ d’une course. Ils vont être jugés bientôt par la commission de discipline et sûrement connaître une suspension de quelques années.

Sa préparation pour la Transat Jacques Vabre 

Filovent : Que représente cette course emblématique pour toi ? 

Corentin : La Transat Jacques Vabre, c'est l’une des plus importantes courses au large en France et à l’international, il y a en effet de plus en plus de bateaux internationaux. Elle fait partie des grandes courses au même titre que la Route du Rhum, le Vendée Globe. Je pense que c’est important d’y être au départ. 

 

Filovent : Étant donné qu’en 2015, lorsque tu avais déjà pris le départ de la Transat Jacques Vabre, tu avais eu une avarie qui t'avait empêchée de la terminer, comment appréhendes-tu la course cette année ? 

Corentin : Je l’ai faite une seule fois, en Class 40. On avait failli perdre la quille qui avait commencé à se casser. Mais je l’appréhende plutôt bien, j’ai de l’expérience. J’ai déjà fait une Transat cette année (la Transat Paprec, en double avec Pauline Courtois, où ils sont arrivés en 3ème position). Je sais que mon coéquipier Benjamin a fait la course The Ocean Race, donc il sort d’un tour du monde avec ce bateau. Ce sont des bateaux de solitaire donc il sait le gérer tout seul. Nous, les co-skipper, sommes là pour apporter un peu de nouveauté et de plus-value, afin de tirer sur le bateau à 100% dans toutes les conditions.

 

Filovent : Comment as-tu rejoint le projet Guyot Environnement pour partir sur la Jacques Vabre ?

Corentin : On a de la chance, en ce moment la course au large est en plein boom. Il y a beaucoup de sponsors et de bateaux neufs, comme des IMOCA, des Class 40 et des Ultim. Donc sur une année comme ça avec la Transat Jacques Vabre, il y a 100 skippers qui cherchent un co-skipper. Il y a donc eu pas mal de propositions. Cela m’a permis d’aller sur de gros bateaux. Guyot m’a semblé être un super projet. Souvent, les projets proposent de naviguer dès le début de l’année. Mais moi j’avais la Solitaire du Figaro qui me prenait jusqu’à septembre. Comme le bateau Guyot faisait d’abord The Ocean Race, je savais que nos plannings se coordonneraient. Le projet Guyot, c’était aussi une équipe jeune qui m’a inspirée.

Corentin (à gauche) et son coéquipier Benjamin Dutreux pour la Transat Jacques Vabre (Copyright Charles Drapeau - Guyot environnement - Water Family)

Filovent : Comment se passent les entraînements avec Benjamin ?

Corentin : Cela se passe très bien. On a malheureusement eu peu de temps pour s'entraîner. J’étais sur le Figaro, tout s’est enchaîné assez vite. On a fait une qualification de 4 jours, des navigations à la journée, et le convoyage qui a été assez sportif. On a pris du vent fort. Mais c’est bien, on arrive avec de la fraîcheur, avec l’envie d’apprendre et de naviguer sur ces IMOCA. De mon côté, toutes les navigations que je fais comme la Solitaire servent pour le futur. Tous les moments sur l’eau sont des expériences bénéfiques qui peuvent servir dans d’autres contextes. L'observation d’un vent près d’une côte par exemple, on peut s’en souvenir et ça peut nous permettre de gagner des places sur les courses.

 

Filovent : C’est ta première course avec Benjamin. Comment allez-vous vous organiser à bord ?

Corentin : Benjamin connaît très bien son bateau, il me guide pas mal dans tous ses réglages. Comparé au Figaro, l'IMOCA est plus grand, il a des foils, une quille qui va d’un côté et de l'autre, il y a plusieurs voiles. Je lui pose pas mal de questions. En général il prend le lead, je suis derrière mais je commence à bien prendre mes marques. Lui c’est le chef, moi j’apporte ma petite touche en plus, mes idées. Il a toute une équipe technique derrière lui, moi j’amène ce que je peux mais je ne veux pas chambouler leurs façons de faire.

 

Filovent : Tu navigues pour la première fois sur un IMOCA. Quelles étaient tes premières sensations lors du convoyage ?

Corentin : J’avais déjà fait un peu d’IMOCA il y a longtemps sur safran. Mais c’est ma première course en IMOCA. Le convoyage était assez intense. Avec l’ajout des foils, ça tape beaucoup. Il y a des foils à l’avant mais pas à l’arrière, donc on a la sensation de voler mais quand ça tape, ça tombe de haut. C’est un peu bourrin mais apparemment c’est normal. Concernant la vitesse, on a fait une pointe à 36 nœuds, c’est intense sur un monocoque !

 

Filovent : Pendant The Ocean Race, le bateau Guyot a eu un accident. Toutes les réparations ont-elles été faites à temps ? Es-tu confiant ?

Corentin : C’est vrai, ils avaient eu un problème d’étrave. Ils en ont donc profité pour la changer. Cela m’a permis de naviguer un peu pendant ce temps-là, de faire la Solitaire. Ils ont remis le bateau à l’eau en septembre, il est maintenant en pleine possession de ses moyens dans le bassin au Havre, il ne demande qu’à partir.

 

Filovent : Y-a-t-il des passages géographiques qui te font peur dans le parcours ?

Corentin : D’abord, la ligne de départ. C’est là qu’on peut prendre le plus de vent. On est au Havre, en novembre il y a pas mal de dépressions qui passent par là. Il y aura 100 bateaux dans la Manche entre toutes les catégories, au milieu des cargos et des pêcheurs. Les 2-3 premiers jours jusqu’au Golfe de Gascogne il faudra vraiment rester concentré. Après le golfe de Gascogne cela peut être compliqué aussi. Et ensuite, c’est la partie sympa en Atlantique : plus les jours avancent plus on enlève des couches. On navigue en short et casquette, c’est agréable. Également, au large du Brésil, on se rapproche de l'Équateur : C’est une zone tropicale toujours compliquée à passer, où des orages, des changements de vents récurrents, et la pluie se succèdent. Il faut essayer de gérer au mieux. Enfin, il faut faire attention dans la zone d’arrivée, il commence à y avoir plus de monde et de bateaux, il y a les sargasses aussi, les fameuses algues qui vont nous pourrir la vie dans les Antilles.

trajectoire de la TJV
Trajectoire de la Transat Jacques Vabre 2023 (Source : Corentin)

Filovent : Benjamin a dit dans une interview qu’il était difficile de se projeter en termes de résultats mais que vous pouviez clairement ambitionner le top 10. Quelles sont tes ambitions ?

Corentin : Je suis d’accord avec Benjamin. Contrairement au Figaro, on n’a pas tous les mêmes bateaux. On sait que la victoire est quasiment impossible du fait des top bateaux : il y a 4-5 bateaux tout neufs qui viennent de sortir. Leurs performances sont beaucoup plus élevées que notre bateau. Après, notre IMOCA est performant, il peut largement jouer le top 10, voire plus si affinité. On va essayer de pousser le bateau à 100%. Un top 10 serait bien, un top 8 serait mieux et un top 5 serait vraiment extraordinaire.

 

Filovent : Qui vois-tu arriver en top 3 ?

Corentin : Sur le podium, je verrais bien les nouveaux bateaux : Charal, Paprec Arkéa, Macif Santé Prévoyance, For the Planet, Initiatives Coeur. La concurrence se joue à la fois sur les modèles de bateaux et sur les skippers, puisque tous ces bateaux ont des skippers au top niveau. Comme ce ne sont pas des monotypes, il faut adapter ses objectifs. Il faut être conscient qu’avec un bateau de 2015 on ne peut pas gagner. Même si on est tous là pour faire de belles performances. Je pense qu’il faut savoir où est notre bateau en termes de niveau. Et le nôtre se situe autour du top 8-10 à mon avis.

 

Filovent : Que comptes-tu faire ensuite ? Objectif Vendée Globe ?

Corentin : Je vais déjà prendre du repos. Arrivé en Martinique, je ne resterai pas longtemps à terre. J’ai la chance de faire le trajet retour sur l’Ultim Banque Populaire en équipage depuis la Martinique. On doit ramener le bateau en France le plus vite possible car ce bateau repart sur l’Arkea Challenge qui est le tour du monde en solitaire à partir du 6 janvier. Et ensuite, je me reposerai pendant 1 mois : je ferai du surf, du wing foil, du vélo, ce genre d’activités. Pourquoi ne pas penser au Vendée Globe après cela !

Remerciements

Nous remercions chaleureusement Corentin pour sa disponibilité, l'échange très riche qu'ils nous a accordé et nous le soutenons avec son binôme Benjamin pour cette Transat Jacques Vabre !

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