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voilier voguant

Pourquoi j'ai le mal de mer ? Histoire et remèdes


   Par Maelle Macri

Responsable de la croisière à la cabine chez Filovent, mais surtout Bretonne passionnée par l'océan et les bateaux !

 

Le 22 novembre 2021

Temps de lecture : 3 minutes

Pourquoi j’ai le mal de mer ?

Tout d'abord, sachez que vous n’êtes pas seul. Ce mal touche 25 à 30 % des personnes et jusqu’à 20 % à 80 % de l'équipage en cas de conditions météorologiques extrêmes ! Tout le monde peut avoir le mal de mer un jour dans sa vie, en souffrir régulièrement ou occasionnellement. Petits comme grands navigateurs peuvent être touchés par ce mal, pas moins de 40 % des skippers du Vendée Globe ont le mal de mer durant leur navigation. Le mal de mer ou la naupathie, vient du grec ancien naûs pour navire et du suffixe pathie, utilisé pour désigner des noms d'affections ou de maladies. Comme pour le vertige ou le mal des transports, ce mal est dû à un dysfonctionnement de l'oreille interne. Il s’agit en fait d’une désynchronisation de nos yeux et de notre proprioception ("perception, le plus souvent inconsciente, que l'on a de la position de son corps dans l'espace"). Le cerveau reçoit alors des informations contradictoires qu'il ne peut traiter correctement. De ce conflit sensoriel résulte les effets du mal de mer, à savoir : nausées, vertiges, frissons... Toutefois, dans au moins neuf cas sur dix, ce mal disparaît généralement après deux ou trois jours. C’est ce qu’on appelle le phénomène d’« amarinement ». Dans le cas contraire, il faudra veiller à ce que la personne ne se déshydrate pas et penser à écourter la croisière.



mal de mer
Mal de mer (photo Adobe Stock)

Le mal de mer au cours de l’histoire

Le mal de mer est un fléau de longue date qui « a le don de torturer ses victimes et de faire rire les témoins qui en sont préservés », écrivait R.P. Yvon, aumônier de Terre-Neuve de 1931 à 1940, aussi surnommé « L'abbé Pierre de Terre-Neuve ». Au XVIIe et XVIIIe siècles, Horatio Nelson, un amiral ou encore René Duguay-Trouin, un célèbre corsaire malouin, ont souffert de ce mal toute leur vie. Autrefois, le mal de mer pouvait rendre inopérant la plupart d’un équipage, une armée et sa cavalerie. Un des premiers à en subir les conséquences militairement fut Jules César. Lors de sa conquête de l’Afrique romaine, il constata que sa cavalerie ne pouvait pas se mettre en route avant 24 heures, car les chevaux souffraient alors du mal de mer. Au XIXe siècle, les grands empires coloniaux et les compagnies de navires de passagers en font également les frais. On a alors cherché à résoudre ce mal par tous les moyens. Une des plus grandes curiosités inventées alors est le salon suspendu de Bessemer, qui est censé atténuer les mouvements de balancier du bateau. En 1905, une ligue contre le mal de mer est même créée !
Si ce sujet vous intéresse : Petite histoire du mal de mer et de ses traitements, de l’historien Guy Le Moing, ce livre regorge d’anecdotes folles sur le mal de mer ➔ Son livre sur lalibrairie.com



navire autrefois
Navire d'autrefois (photo Adobe Stock)

Comment prévenir le mal de mer ?

Pour prévenir le mal de mer évitez les 4 F : Faim, Froid, Frousse, Fatigue.

  • Bien manger ! Ni trop, ni pas assez. Des aliments sains : quelques fruits secs, des bananes, du gingembre... (Utilisé comme chewing-gum par les marins chinois depuis la nuit des temps).
  • Bien s’hydrater ! Buvez de l’eau, pas de café, ni d'alcool.
  • Dormez suffisamment ! Le must : un hamac. Il permet d’absorber une partie des mouvements.
  • Sur le pont matelot ! Ne subissez pas le mouvement, soyez-en acteur ! Rester dans le carré ne vous aidera pas (sauf s'il s’agit du salon suspendu de Bessemer). Au contraire, l’air du grand large est un allié. Essayez de fixer un point à l’horizon pour stabiliser votre équilibre.
  • En cas de mauvais temps, essayez de rester calme. Le stress est un facteur déclenchant du mal de mer, occupez-vous l’esprit à tout prix. Si ça peut vous rassurer restez proche du mat, le centre du navire est l’endroit du bateau qui demeure le plus stable.

Oui, ces recommandations sont difficiles à respecter, surtout en tant que skipper s'il fait mauvais temps !

voilier tempête
Voilier dans la tempête (photo Adobe Stock)

Les remèdes contre le mal de mer

    1. Les bouchons d'oreilles, la solution la plus simple pour régler le conflit sensoriel du corps. Malheureusement, vous ne pourrez plus entendre les mouvements des vagues.
    2. Les lunettes anti-mal de mer ou Boarding Ring, à enfiler en vitesse dès que le mal de mer se fait sentir. On repassera pour le style, mais ces lunettes affichent 95 % de réussite, car elles traitent le problème à la source. En une dizaine de minutes, elles corrigent la différence de perception entre la vue et le sens de l'équilibre en simulant un horizon artificiel grâce à un système de quatre anneaux situés en face et sur le côté des yeux, dans lequel se déplace un liquide bleu. Comptez environ 50 € pour vous procurer une paire.
    3. Le patch, à placer derrière l’oreille, est plus rapide à agir qu’un comprimé et peut s’avérer utile si les nausées ont déjà commencé.
    4. Mercalm et Nausicalm, ces médicaments ont un effet soporifique (skipper attention). Ils appartiennent à la famille des antihistaminiques et ne sont plus en accès libre. Pour cause, leur prise régulière peut donner lieu à une accoutumance.
    5. L’huile essentielle de menthe poivrée, efficace contre la nausée.
    6. Les bracelets, qui stimulent un point d'acupuncture, pas vraiment un remède miracle, mais ne sous-estimez pas leur effet placébo.

Si vous avez le choix, privilégiez une location de catamaran à une location de voilier monocoque, il tanguera moins.

La solution

Si vous êtes touché par ce mal, sachez que ce n’est pas inéluctable, essayez la rééducation optocinétique. Réalisée par un ORL, cette technique consiste à rééduquer l'oreille interne grâce à des boules à facettes, en mettant volontairement le patient en situation d’inconfort. Il vous faudra une dizaine de séances de 30 minutes chacune pour vous en débarrassé. Cette technique affiche un taux de 75 % de réussite et s’adresse aux marins réguliers qui n’arrivent pas à se débarrasser de leur mal.



marin regardant la mer
Marin regardant la mer (photo Adobe Stock)
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