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Feluca tradizionale a vela bianca in navigazione sul Nilo lungo una riva costeggiata da palme e canne, colline desertiche sullo sfondo, Alto Egitto

Itinéraire de 12 jours de voyage en Égypte

“Découvrir le Nil à bord d'un dahabieh au charme égyptien, presque privatisé pour notre famille, avec un équipage aux petits soins, c'est sans doute l'un de mes plus beaux voyages.” Voilà comment Marie, ancienne conseillère Filovent, résume ses douze jours en Égypte avec sa famille. Quatre d'entre eux se sont déroulés à bord de l'Amoura, un dahabieh qui relie Assouan à Esna au gré du vent. Cap sur avril 2026 : pendant que l'Europe hésite encore entre printemps et hiver, Marie embarque ses proches dans un programme qui mêle tout ce que l'Égypte sait faire de mieux. Avril est d'ailleurs l'une des meilleures périodes pour partir en Égypte : températures douces avant la chaleur de l'été, sites encore peu fréquentés, et lumière dorée idéale pour les photos. Au programme de ces douze jours : les pyramides au sortir de l'avion, Abou Simbel à l'aube, puis une remontée tranquille du Nil sous voiles latines. Le voyage se termine par Karnak et la Vallée des Rois, avant quelques jours à la palme près de la mer Rouge pour décompresser. Si vous vous demandiez à quoi pouvait ressembler une croisière sur le Nil à bord d'un petit bateau, voici un récit qui devrait vous éclairer.  

Dans cet article, je vous emmène sur les traces de Marie et de sa famille, du tumulte du Caire jusqu'aux récifs de la mer Rouge, en passant par les bras paisibles du Nil et les sites majeurs de la Haute-Égypte.

Une croisière sur l'Amoura

Un dahabieh dans la lignée des voiliers du XIXe siècle

L'Amoura n'est pas un bateau comme les autres. Ce dahabieh à deux mâts et voiles latines descend en ligne directe des embarcations qui transportaient déjà pachas et voyageurs occidentaux au XIXe siècle, à l'époque où Flaubert et Champollion remontaient le fleuve. Il propose 9 cabines pour 18 passagers maximum, avec 9 membres d'équipage à bord, un ratio quasi un-pour-un entre voyageurs et personnel, et une capacité qui reste cinq à dix fois inférieure à celle d'un paquebot fluvial classique.

Cette différence d'échelle change tout : pas d'animation collective imposée, pas de buffets standardisés, pas d'embarquement à la chaîne. Le dahabieh navigue à son rythme, s'arrête où il veut, et accoste sur des rives où aucun gros bateau ne pourra jamais s'approcher. Pour Marie, qui voulait offrir à sa famille une vraie immersion plutôt qu'un produit touristique formaté, le choix s'est imposé presque naturellement.

“Le dahabieh, j'y croyais déjà en tant que conseillère, mais après l'avoir vécu, je n'ai plus aucun doute. À cette échelle, avec un équipage aussi attentif et un guide accessible, on vit vraiment le Nil, on ne le traverse pas”, nous explique-t-elle.

Dahabieh Amoura naviguant sur le Nil avec ses voiles latines, pont supérieur avec transats, cabine twin et salon panoramique vue fleuve
De haut en bas et de gauche à droite : Terrasse extérieure sur le pont du bateau, l'Amoura, Cabine double à deux lits simples, Terrasse privée de la suite arrière (Source : Adobe Lightroom)

À bord : cabines et aménagements

À bord, les aménagements puisent dans la tradition égyptienne sans renoncer au confort moderne. Les cabines doubles de 13 m², climatisées, sont habillées de coton égyptien et donnent toutes sur le fleuve grâce à une grande fenêtre panoramique, un atout précieux pour suivre la vie des berges depuis son lit. La suite arrière, plus spacieuse avec ses 21 m², dispose d'un véritable espace salon et d'une terrasse privée qui surplombe le sillage du bateau.

Chaque cabine bénéficie de sa salle d'eau privative avec douche, toilettes, lavabo et sèche-cheveux. Le pont supérieur, lui, joue le rôle de salon à ciel ouvert : transats, banquettes basses garnies de coussins colorés, table d'apparat dressée trois fois par jour, et un coin oriental où l'on s'attarde volontiers après le dîner autour d'un thé à la menthe. “Le bateau est encore plus beau en vrai que sur les photos. Il a vraiment le style égyptien, beaucoup de charme. Les cabines sont confortables, les lits parfaits, les salles de bains très bien, et la suite avec sa terrasse à l'arrière du bateau est tout simplement immense.”

Un équipage de neuf personnes

Mais ce qui fait toute la différence sur un voilier de ce type, c'est l'équipage. Neuf personnes pour s'occuper de dix-huit passagers maximum : capitaine nubien qui connaît chaque banc de sable du fleuve, cuisinier qui réinvente la cuisine égyptienne au gré des marchés visités lors des escales, stewards souriants, et surtout un guide égyptologue francophone qui accompagne la famille à chaque visite culturelle. Le ratio passagers/équipage est tel que chacun se sent suivi sans être surveillé, un équilibre que les grands bateaux peinent à atteindre.

“L'équipage est adorable, aux petits soins en permanence. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est qu'ils sont tout le temps souriants, on sent que ça leur fait quasiment autant plaisir qu'à nous. Imad, notre guide pendant toute la croisière, a vraiment fait la différence.”

Pont supérieur de la dahabieh Amoura sur le Nil : salon bédouin avec coussins, dais tissé traditionnel et vue sur les rives au coucher du soleil
Le pont supérieur du dahabieh Amoura, espace lounge ombragé pour admirer les rives du Nil au fil de l'eau (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Une croisière en famille

Pour une croisière sur le Nil avec des enfants, le format dahabieh présente un autre atout, plus discret mais essentiel : la sérénité. Pas de couloirs interminables où l'on se perd, pas de centaines de visages anonymes à recroiser au petit-déjeuner. Les enfants circulent librement entre le pont, leur cabine et le salon, l'équipage les reconnaît dès le premier jour, et les rares autres passagers deviennent vite des compagnons de voyage. C'est une bulle, et c'est précisément ce qu'on cherche quand on choisit ce type de bateau.

Itinéraire de 12 jours de voyage en Égypte

Arrivée au Caire — 3 jours d'extension culturelle avant la croisière

Jour 1 : Arrivée au Caire

Jour 2 : Le Caire → Pyramides de Gizeh

Jour 3 : Le Caire → Assouan (vol intérieur)

Jour 4 : Assouan → Abou Simbel → Assouan

Embarquement sur l'Amoura à Assouan

Jour 5 : Assouan → Kom Ombo

Jour 6 : Kom Ombo → Gebel Silsileh → Edfou

Jour 7 : Edfou → Esna

Jour 8 : Débarquement à Esna → Louxor → Hurghada

Extension balnéaire à Hurghada (mer Rouge)

Jours 9 à 11 : Hurghada

Jour 12 : Vol retour depuis Hurghada

Carte de l'itinéraire de 12 jours en Égypte entre Le Caire, Assouan, Louxor et Hurghada : croisière de 4 jours sur le Nil à bord du dahabieh Amoura entre Assouan et Esna, encadrée d'extensions terrestres au Caire et balnéaire à Hurghada
Carte de l'itinéraire de Marie et sa famille (Source : Stepmap)

Jour 1 : Arrivée au Caire

Le voyage de Marie commence par un atterrissage tardif à l'aéroport international du Caire, autour de 3 heures du matin. À une telle heure, après plusieurs heures de vol, le confort d'un transfert organisé à l'avance prend tout son sens : un chauffeur attend la famille à la sortie des bagages, pancarte en main, et conduit tout le monde directement à l'hôtel, sans avoir à négocier un taxi dans la confusion. Le bonus du séjour est réservé pour le réveil : l'hôtel, choisi avec soin, offre une vue directe sur les pyramides de Gizeh depuis sa terrasse. Un premier contact saisissant avec l'Égypte, dès le réveil, et un cadeau sur mesure pour le père de famille, passionné d'histoire. La journée du lendemain s'annonce intense, mais ce premier matin face aux pyramides depuis la chambre suffit déjà à poser le ton du voyage.

Terrasse et restaurant d'un hôtel avec vue panoramique sur les pyramides de Gizeh, lanternes orientales et baies vitrées, Le Caire en Égypte
Vue imprenable sur les pyramides de Gizeh depuis la terrasse de l'hôtel de Marie et sa famille (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 2 : Le Caire → Pyramides de Gizeh

Première grande journée culturelle avec la visite du plateau de Gizeh. Les trois pyramides, Khéops, Khéphren et Mykérinos, se dressent en bordure de ville, beaucoup plus accessibles qu'on ne l'imagine en regardant les photos. La famille passe la matinée à les approcher, à mesurer leur taille de près, à essayer de se représenter le travail nécessaire pour les bâtir il y a plus de 4 500 ans. Le Sphinx complète la visite, avec son visage usé par le temps et ses énigmes encore entières.

À la mi-journée, pause bienvenue dans un restaurant typique du Caire, autour d'un déjeuner aux saveurs orientales : mezzés à partager, viandes grillées, salades fraîches et pains chauds. L'occasion pour la famille de souffler un peu avant l'après-midi, et de goûter pour la première fois à cette cuisine généreuse qui rythme tous les repas du voyage.

Retour à l'hôtel en fin de journée, déjà bien remplie, avec en tête les images qu'on attendait depuis longtemps.

Le Sphinx de Gizeh et les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos sous un ciel bleu, site archéologique près du Caire en Égypte
Le Sphinx et les pyramides de Gizeh, étape incontournable d'un voyage en Égypte, à quelques kilomètres du Caire (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 3 : Le Caire → Assouan

Avant de filer vers le sud, la famille consacre sa matinée au Grand Musée Égyptien, ouvert récemment au pied du plateau de Gizeh et présenté comme le plus grand musée archéologique au monde dédié à une seule civilisation. La collection Toutankhamon y est rassemblée pour la première fois dans son intégralité : masque funéraire en or massif, sarcophages emboîtés, chars de parade, mobilier de chambre, plus de 5 000 pièces trouvées intactes dans le tombeau du jeune pharaon en 1922. La visite se poursuit à la Citadelle de Saladin pour une vue panoramique sur la ville, puis dans les ruelles du quartier copte avec ses églises millénaires, et s'achève dans le tumulte du bazar Khan el-Khalili. Là, les marchands hèlent en français, anglais, italien, parfois russe, et l'art du marchandage devient un sport.

Vol intérieur en fin de journée : Le Caire–Assouan, environ 1h30 de vol. Atterrissage à la tombée du jour dans cette ville frontière, dernière grande étape avant la Nubie. L'air est plus sec, plus chaud, la lumière plus dorée. La nuit se passe à l'hôtel, en bord de Nil, pour récupérer avant le très gros morceau du lendemain.

Étapes d'un voyage au Caire : pyramides de Gizeh vues du Grand Musée égyptien, marché aux livres d'Azbakeya, mosquée du Caire islamique et colosse de Ramsès II au GEM
De haut en bas et de gauche à droite : Vue sur les pyramides depuis le Grand Musée Égyptien, Marché aux livres d'Azbakeya dans le centre du Caire, Mosquée du Caire islamique, Colosse de Ramsès II dans le Grand Musée Égyptien (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 4 : Assouan → Abou Simbel → Assouan

Direction Abou Simbel, mais à contre-courant. Pendant que la plupart des groupes quittent Assouan dès 6 heures du matin pour arriver sur le site à la fraîche, la famille prend volontairement le contre-pied : départ plus tardif, pour préserver une grasse matinée bien méritée après trois jours intenses au Caire. Trois heures de route à travers le désert nubien pour rejoindre les rives du lac Nasser, et l'apparition des quatre colosses de Ramsès II, 20 mètres de haut chacun, taillés à même la roche il y a plus de 3 200 ans. Le site, déplacé pierre par pierre dans les années 1960 pour échapper à la montée des eaux du Haut Barrage d'Assouan, impressionne autant par sa taille que par l'histoire de son sauvetage.

Le choix de l'horaire décalé porte ses fruits une fois sur place : “Au lieu de partir à 6 heures comme la plupart des groupes, on s'est laissés dormir. On est arrivés en pleine chaleur, mais on était une vingtaine sur le site, là où il y a habituellement deux cents personnes. On avait vraiment l'impression d'avoir privatisé le lieu”, nous raconte Marie. Retour à Assouan en début d'après-midi, où la famille profite de la fin de journée pour se reposer à l'hôtel avant le grand jour : l'embarquement à bord de l'Amoura le lendemain.

Temple d'Abou Simbel en Égypte : façade du Grand Temple de Ramsès II avec ses colosses, salle hypostyle aux bas-reliefs et piliers osiriaques
Le temple d'Abou Simbel et ses colosses de Ramsès II, chef-d'œuvre de la Haute-Égypte au bord du lac Nasser (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 5 : Assouan → Kom Ombo (embarquement et premières heures de navigation)

Le grand jour est arrivé. Le partenaire local vient chercher la famille à l'hôtel, et la visite commence directement par le temple de Philae, dédié à la déesse Isis. Le sanctuaire a connu le même destin qu'Abou Simbel : déplacé pierre par pierre depuis son emplacement d'origine vers l'île d'Agilka pour échapper à la montée des eaux du lac Nasser après la construction du Haut Barrage. Sur la route du retour, escale au souk d'Assouan, l'occasion pour la famille de tester ses talents de négociation, de flâner dans le marché aux épices et de goûter au célèbre jus de canne à sucre frais, incontournable local.

Transfert au port et embarquement à bord de l'Amoura en début d'après-midi. L'équipage sert le premier déjeuner à bord, et le voilier prend le large en direction du sud. Le rythme change immédiatement : sur le pont supérieur, on regarde les buffles d'eau patauger près des rives, les ânes vaquer à leurs occupations, les oiseaux du fleuve animer les berges. C'est aussi à ce moment-là qu'on comprend pourquoi le dahabieh fait souvent partie des meilleures croisières sur le Nil : pas de moteur agressif, pas de groupes débordant le pont, juste le vent et le fleuve. Premier vrai contact avec ce Nil quotidien et vivant que la famille va apprendre à connaître pendant les quatre prochains jours.

“On a enchaîné trois journées intenses, entre Le Caire et Abou Simbel. Une fois montés sur le bateau, on a pris un vrai rythme de croisière, plus tranquille. C'était exactement ce qu'il fallait à ce moment-là”, nous confie Marie.

En milieu d'après-midi, escale au temple de Kom Ombo, l'un des sites les plus singuliers d'Égypte : il est dédié à deux divinités simultanément, Sobek le dieu-crocodile à droite, Horus le dieu-faucon à gauche. Tout est doublé dans le bâtiment : deux entrées, deux salles hypostyles, deux sanctuaires, dans une symétrie rigoureuse qu'aucun autre temple égyptien ne reproduit. Le petit musée attenant abrite plusieurs crocodiles momifiés, vestiges du culte rendu à Sobek. La nuit se passe au mouillage près de l'île de Basheir, dans le calme du fleuve.

Croisière sur le Nil à bord de la dahabieh Amoura : temple de Kôm Ombo, kiosque de Trajan sur l'île de Philae et souk d'épices près d'Assouan en Égypte
De haut en bas et de gauche à droite : Le temple de Kom Ombo, Embarquement à bord de l'Amoura, Souks d'épices et Temple de Philae (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 6 : Kom Ombo → Gebel Silsileh → Edfou

Petit-déjeuner à bord, et l'Amoura prend la route en direction de Gebel Silsileh, l'une des escales les moins fréquentées de la croisière. Le site est une ancienne carrière de grès où les pharaons faisaient extraire les blocs destinés aux grands temples de la région.

L'équipage sert le déjeuner à bord pendant que l'Amoura poursuit sa navigation vers le village de Bassaw, sur une petite île du Nil. Cinq cents habitants y vivent en quasi-autarcie : ils cultivent mangues, bananes et dattes, pêchent dans le fleuve, et semblent évoluer dans un autre temps. À l'arrivée sur l'île, la famille est accueillie chez un fermier, qui ouvre sa maison aux visiteurs. C'est l'occasion d'échanger librement sur la vie quotidienne, notamment sur l'éducation des filles.

La navigation reprend ensuite vers l'île de Sarag ou Fawza, où la famille passe la soirée. L'équipage organise un dîner sur l'île, accompagné de musique et de danses folkloriques égyptiennes.

Dahabieh naviguant sur le Nil le long des carrières de grès de Gebel Silsileh, entre Edfou et Kôm Ombo en Égypte, au coucher du soleil
Navigation au fil du Nil le long des carrières de grès de Gebel Silsileh (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 7 : Edfou → Esna

Petit-déjeuner à bord, et l'Amoura prend la direction d'Edfou pour la visite du jour. Sur place, le guide accompagne la famille à la découverte du temple d'Horus, considéré comme le temple le mieux préservé d'Égypte. Enseveli sous les sables du désert pendant près de 2 000 ans avant d'être redécouvert au XIXe siècle, il doit à cette histoire singulière son état de conservation exceptionnel, pylônes intacts, bas-reliefs nets, sanctuaire encore en place.

Cap ensuite sur Esna, dont l'écluse est une étape obligatoire de toutes les croisières sur le Nil. Le passage est toujours un petit spectacle : dahabiehs, péniches et bateaux de croisière s'y croisent dans un ballet codifié. La dernière nuit à bord se passe à quai à Esna, la croisière touche à sa fin, mais le voyage continue.

Pylône d'entrée du temple d'Edfou (temple d'Horus) en Haute-Égypte, façade monumentale aux bas-reliefs et statues de faucon, entre Louxor et Assouan
Pylône d'entrée du temple d'Edfou (Source : Shutterstock)

Jour 8 : Débarquement à Esna → Louxor → Hurghada

Débarquement matinal et transfert vers Louxor, ancienne Thèbes, capitale du Nouvel Empire et probablement la plus grande concentration de vestiges pharaoniques au monde. La journée enchaîne les sites majeurs à un rythme volontairement soutenu : il y a tellement à voir qu'il faut trier. Le temple de Karnak ouvre le bal : 30 hectares, deux kilomètres d'allées processionnelles, et surtout cette salle hypostyle aux 134 colonnes dont les chapiteaux papyriformes culminent à 23 mètres. La déambulation entre les fûts géants reste l'une des sensations les plus fortes que peut offrir l'Égypte antique.

Direction ensuite la rive ouest, le côté des morts dans la cosmologie pharaonique, où se succèdent le temple d'Hatchepsout, la reine-pharaon qui régna une vingtaine d'années en se faisant représenter avec une barbe postiche, et la Vallée des Rois avec ses dizaines d'hypogées creusés dans la roche, dont celui de Toutankhamon, le plus célèbre. Les Colosses de Memnon ferment la séquence : deux statues de 18 mètres assises côte à côte, vestiges esseulés d'un temple disparu.

Quatre heures de route en fin d'après-midi à travers le désert oriental, et la famille pose ses valises à Hurghada, sur la côte de la mer Rouge. Le contraste avec le Nil est saisissant : palmiers, piscines, bord de mer turquoise. On change de monde sans changer de pays.

Louxor en Égypte : salle hypostyle du temple de Karnak, temple d'Hatchepsout à Deir el-Bahari et colosses de Memnon sur la rive ouest
De gauche à droite : Grande Salle hypostyle du temple de Karnak, Temple d'Hatchepsout, Colosses de Memnon (Sources : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jours 9 à 11 : Hurghada, détente sur la mer Rouge

Après le marathon culturel des derniers jours, place à trois journées de respiration en bord de mer Rouge, après l'intensité du Caire, d'Abou Simbel et de Louxor. Hurghada s'y prête parfaitement : longues plages de sable, hôtels en bord de mer, climat sec et ensoleillé presque toute l'année, et un accès direct à l'un des spots de plongée les plus réputés au monde.

La mer Rouge est en effet célèbre pour la richesse de ses fonds : récifs coralliens, eau chaude toute l'année, excellente visibilité et une biodiversité qui en fait l'un des paradis mondiaux de la plongée et du snorkeling. Les îles Giftun, au large d'Hurghada, sont l'une des destinations classiques pour les sorties en bateau à la journée. Mais la côte offre aussi son lot d'activités plus terrestres : excursions en quad ou en 4x4 dans le désert, soirées dans les villages bédouins de l'arrière-pays, ou simplement profiter des installations balnéaires de la ville.

Pour la famille, le programme à terre est libre. Plage, piscine, sorties en mer ou repos pur : chacun choisit son rythme. Après douze jours rythmés par les visites culturelles et la navigation, ces derniers jours sur la mer Rouge offrent une parenthèse paisible avant le retour, avec les souvenirs des pyramides, des temples et du Nil encore bien frais en tête.

Plage de sable doré et eaux turquoise de la mer Rouge en Égypte, avec lit balnéaire à baldaquin sous un toit de chaume, séjour détente à Hurghada
Détente en bord de mer Rouge, entre sable doré et eaux turquoise, pour clore le voyage en Égypte (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)

Jour 12 : Vol retour depuis Hurghada

Dernière matinée à Hurghada, puis transfert à l'aéroport international pour le vol retour. C'est ainsi que se referme cette parenthèse égyptienne, après douze jours qui auront mêlé les incontournables culturels du pays : les pyramides, Abou Simbel, Karnak, la Vallée des Rois, et la lenteur d'une croisière en dahabieh sur le Nil, prolongée par quelques jours de détente en bord de mer Rouge. Un voyage en famille de l'envergure rare, et un programme qui aura tenu ses promesses du début à la fin.

Quelques souvenirs inoubliables

Souvenirs d'un voyage en Égypte : colosses de Ramsès II à Abou Simbel et voyageuse sautant de joie devant les pyramides de Gizeh
Des colosses d'Abou Simbel aux pyramides de Gizeh, les souvenirs marquants d'un voyage en Égypte (Source : Marie, ancienne conseillère Filovent)
  • Abou Simbel quasiment privatisé : l'astuce du voyage, arriver à contre-courant des groupes organisés. Pendant que la majorité des visiteurs part d'Assouan dès 6 heures du matin, l'arrivée plus tardive sur le site offre un tout autre tableau. Une vingtaine de personnes au total, là où il y a habituellement deux cents visiteurs. La chaleur monte vite, mais l'impression d'avoir les colosses de Ramsès II presque pour soi vaut largement le détour horaire.
  • Le Caire avec vue sur les pyramides : une journée au Caire ne serait pas la même sans cette image en réveil. Depuis la chambre d'hôtel, les pyramides de Gizeh se découpent directement sur l'horizon, un cadeau de bienvenue qui pose le ton du voyage dès la première matinée.
  • Une baignade dans le Nil : le premier jour de navigation, l'Amoura fait escale dans une petite crique du Nil pour permettre aux passagers de se baigner. Sur la rive, des Égyptiens sont venus pique-niquer en famille, parasols plantés dans le sable, musique en fond. On se baigne au milieu de cette scène de vie locale parfaitement spontanée, un moment qu'on ne trouve dans aucun guide touristique.

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Remerciements 

Un grand merci à Marie pour le temps qu'elle a accepté de consacrer à cet échange, et pour les superbes photos qu'elle nous a transmises afin d'illustrer ce récit !

Rose
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