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Vue sur le phare de la Jument

Le phare de la Jument


   Par Anaïs BEDE 

Responsable de la rédaction du magazine Filovent. "Passionnée de voyages, mes vacances riment toujours avec sortie en bateau !"

 

Le phare de la Jument est situé près de l’île d’Ouessant, une des plus belles îles bretonnes, dans la mer Iroise et marque l’entrée Nord-Ouest du passage du Fromveur. Ce phare, classé monument historique depuis 2017, tient son nom du récif où il a été érigé : le récif Ar-Gazeg qui signifie la jument en breton. Il fait partie d’un des cinq phares entourant l’île d’Ouessant au même titre que le phare de Nividic, le phare du Stiff, le phare du Créa’ch et le phare de Kéréon. Cet article retrace l’histoire de ce phare depuis sa construction jusqu’à ses moments de gloire.

 

Vue sur l'île d'Ouessant
Vue sur les côtes de l'île d'Ouessant, l'île aux phares dont celui de la Jument (photo Adobe Stock)

Les prémices de la construction du phare de la Jument

 

À la fin du XIXe siècle, il est décidé de mieux baliser la côte bretonne dont les abords d’Ouessant et de Molène, zone maritime assez agitée et théâtre de nombreux naufrages notamment celui du paquebot anglais Drummond Castle en 1896. En parallèle, le don financier à hauteur de 400 000 francs de Charles-Eugène Potron, membre de la Société de Géographie de Paris, à l’État français a constitué une raison de plus pour commencer la construction de ce phare en 1904. C’est l’ingénieur Georges Heurté, déjà connu pour son travail sur le phare de l’île Vierge, qui a été choisi pour l’édification du phare de la Jument.

La construction du phare de la Jument, loin d’avoir été un long fleuve tranquille

 

Dans son testament, Charles-Eugène Potron a conditionné son leg : le phare doit être construit en 7 ans à partir de la date de son décès et doit être “pourvu d'appareils d'éclairage perfectionnés”. Les courants, marées et tempêtes n’ont pas facilité l’avancement des travaux et, assez rapidement, le doute plane autour du respect du délai accordé par le généreux donateur. Tous les moyens sont donc mis en place pour accélérer l’édification : pression sur les ouvriers et ingénieurs ainsi que mobilisation de plus de matériel. Malgré les efforts consentis, le phare a été achevé avec sept mois de retard. Le feu a été tout de même allumé sept ans après la mort de Charles-Eugène Potron, le 15 Octobre 1911. En Juillet 1991, les derniers gardiens ont quitté le phare à la suite de son automatisation.

 

Le phare de la Jument face aux tempêtes

 

Balayé par les tempêtes et traversé par le Fromveur, l’un des plus forts courants d’Europe pouvant atteindre 9 nœuds, ce phare a souffert à de nombreuses reprises des conditions météorologiques peu clémentes. En dépit de ses 47 mètres de hauteur, les vagues s’échouent violemment sur le phare le recouvrant presque totalement. Dès les premières tempêtes après sa construction, la base du phare s’est fissurée. Plusieurs phases de consolidation se sont donc succédées jusqu'en 1934 pour le rendre plus résistant aux tempêtes. Il a dû affronter la plus grosse tempête de son existence en 1974. Une vague a déferlé sur le phare, brisant la lanterne et laissant l’eau entrer à l’intérieur. Les deux gardiens de l’époque, Jean-Claude Roger et Noël Violent, se sont réfugiés dans la cuisine, unique endroit sec, avant d’avoir de justesse eu le temps d’ouvrir la porte du phare pour que l'eau s’évacue.

 

phare de la Jument
Phare de la Jument (photo Adobe Stock)

Les jours de gloire du phare de la Jument

 

En décembre 1989, le photographe Jean Guichard décide de prendre des clichés de la tempête qui touche la Bretagne à bord d'un hélicoptère. Il a pris 7 photos spectaculaires du phare de la Jument, notamment une où on peut apercevoir le gardien de l’époque, Théodore Malgorn, à la porte du phare intrigué par le bruit de l’hélicoptère. Cette photo, après avoir été en couverture de l’ouvrage “Phares” du photographe, a été déclinée en poster et connaîtra un succès mondial au début des années 2000. Un des clichés apparaît même dans certaines scènes du film “Les infiltrés” (2006) de Martin Scorsese. Enfin, quelques scènes du film “L’Équipier” de Philippe Lioret sorti en 2004 sont tournées au phare de la Jument. Ce film rend hommage à la vie isolée et rude des gardiens de phare.

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