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dessin du naufrage du titanic

Top 5 des naufrages les plus tragiques de l’histoire


   Par Agathe LAMIGEON

Responsable de la rédaction du magazine Filovent. "Amoureuse de ma Côte Basque, j'ai rejoint Filovent en 2022 pour allier ma passion pour les voyages avec mon amour pour l'écriture."


Temps de lecture : 5 minutes

 

Lorsque vous entendez “naufrage”, vous pensez sûrement au Titanic. Cette tragédie a marqué les esprits, et un film sur ce bateau a même été tourné en sa mémoire. Pourtant, savez-vous qu’il ne s’agit pas du plus meurtrier de l’histoire ?

Le devoir de mémoire est particulièrement important, et certains de ces drames sont malheureusement tombés dans l’oubli avec le temps, car pas assez médiatisés. Dans cet article, je vous ai donc réuni les naufrages les plus tragiques de l’histoire. Qu’ils soient le fruit de la cruauté ou de la négligence de l’homme, installez-vous bien confortablement, la lecture ne promet pas d’être facile…

dessin d'un naufrage
Représentation d'un naufrage, dans une mer agitée (photo Adobe Stock)


Sommaire

 

  1. Le Doña Paz
  2. Le Lusitania
  3. Le Sultana
  4. Le Wilhelm Gustloff
  5. Le Joola
  6. Anecdotes sur le célèbre Titanic



1. Le Doña Paz

Le premier naufrage que je vais vous présenter est considéré comme le plus meurtrier en temps de paix. Il s’agit de l’histoire choquante du Doña Paz, dans laquelle des milliers de passagers ont tragiquement perdu la vie.

 

Qu’est ce que le Doña Paz ?

Surnommé le “Titanic asiatique”, ce ferry philippin n’a rien fait dans les règles, et la catastrophe aurait pu être évitée. Au départ du port de Tacoblan, le 20 décembre 1987, plus de 4 000 passagers embarquent en direction de Manille.

Le bateau n’a pourtant qu’une capacité de 1 525 passagers et 58 membres d’équipage, et des milliers de personnes se retrouvent à dormir assis dans les couloirs ou allongés sur le pont. Si cela vous choque, cela n’a rien de choquant aux Philippines, où les navires surchargés sont très fréquents.

 

Que s’est-il passé ?

Il nous est impossible d’avoir une idée précise des évènements étant donné que le bateau n’était pas en règles et ne disposait pas des équipements adéquats de communication. Les évènements que je vais vous raconter sont le résultat de recherches approfondies sur la tragédie, et les horaires sont approximatifs.

La nuit du 20 décembre 1987, aux alentours de 22 heures, le Doña Paz entre en collision avec un navire pétrolier, le Vector, dans le détroit de Tablas, proche de l’île de Marinduque. Le choc produit une à deux explosions, et l’essence qui s’échappe du Vector s’enflamme.

Les flammes se propagent dans le ferry surchargé et c’est la panique totale. L’équipage ne fait rien pour aider, ni pour rassurer les passagers qui courent dans tous les sens et se jettent même à l’eau. Rien n’a été fait pour les sauver, aucun canaux de sauvetage n’a été décroché ! Le fait que le ferry ne soit pas équipé des équipements de communication en règles fait que les secours n’ont pas pu être prévenus, ils n’ont appris l’accident que le lendemain matin, soit environ 8 heures après ! Le temps qu’ils arrivent sur les lieux du naufrage, 8 autres heures s’écoulent et le bilan est terrifiant. Des milliers de victimes ont péri dans les flammes ou noyées.

 

Quel est le bilan tragique ?

Ce naufrage horrifiant a fait beaucoup moins parler que le Titanic, mais a pourtant fait 3 fois plus de victimes ! Il a été très difficile de déterminer leur nombre exact étant donné le nombre illégal de personnes à bord. Après de longues recherches, il est établi que le nombre de morts s’élèverait à 4 386 ! 4 317 passagers et 58 membres de l’équipage du Doña Paz auraient péri, et 11 du Vector. Les survivants sont au nombre de 26, avec 24 pour le ferry et 2 pour le pétrolier.

108 corps ont été retrouvés. Les causes de la mort sont soit la noyade soit l’incendie : les corps présentaient de nombreuses brûlures et la majorité étaient mangés par des requins, très présents dans la région.

De nos jours, le doute plane toujours sur la cause de la tragédie, mais ce que l’on sait c’est qu’aucun des deux bateaux n’était en règles, et que le Vector ne disposait pas des équipements de détection à l'avant du bateau, qui lui auraient permis de voir le ferry approcher. Les proches des victimes continuent les poursuites contre Sulpicio Lines pour "négligence criminelle", sans succès. Cette compagnie maritime, qui s’est renommée Philippine Span Asia Carrier, est pourtant encore à l’origine de plusieurs naufrages des dix dernières années.

Reconstitution du naufrage tragique du Doña Paz (vidéo YouTube)

 

2. Le Lusitania

La deuxième tragédie que je vais vous présenter est considérée par les États-Unis comme un crime de guerre. Le naufrage du Lusitania serait même à l’origine de l’engagement des américains contre les allemands, durant la première guerre mondiale.

 

Qu’est ce que le Lusitania ?

Au début des années 1900, de plus en plus de voyageurs cherchent à faire des trajets transatlantiques. À cette époque-là, les britanniques dominent le marché du transport maritime, avec la compagnie Cunard Line, qui a mis en service le Lusitania, l’un des plus imposants et rapides paquebots de son temps. Cet immense navire fait de nombreux allers-retours entre le continent américain et l’Europe, transportant des marchandises, du courrier et des personnes.

Le 1er mai 1915, il quitte New York avec à son bord 2 165 passagers civils, en direction de Liverpool. Ils sont pour la plupart inquiets, puisque trois ans auparavant, coulait le Titanic. Mais ils sont vite rassurés par l’équipage, qui le définit comme insubmersible.

 

Que s’est-il passé ?

Laissez-moi vous rappeler la situation en Europe en 1915. Les britanniques et les français contrent l’Allemagne en faisant un blocus maritime. Celle-ci riposte en déclarant une guerre sous-marine dans les eaux britanniques.

C’est dans ce contexte de guerre que le Lusitania prend le large le 1er mai. 8 jours auparavant, le commandant avait pourtant été averti par les Allemands qu’il risquait d’être coulé s’il ne portait pas de pavillon. L'équipage ne prend pas ces menaces au sérieux, pensant que jamais l’ennemi ne pourrait s’attaquer à de simples civils.

Le 6 mai, le paquebot reçoit un appel lui signalant la présence de sous-marins sur sa route. Il aurait dû être escorté par des navires pour ne pas attirer l'œil de l’ennemi. Mais c’est trop tard, l’U20 de Walther Schwieger et ses 35 hommes à bord ont déjà repéré le Lusitania, proche des côtes irlandaises.

Le 7 mai 1915, aux alentours de 14 heures 25, le sous-marin va lancer une torpille sur le paquebot et provoquer une première explosion. Une seconde explosion, encore plus forte, va suivre. Les passagers, en train de manger à ce moment-là, sont pris de panique et se jettent sur les canaux de sauvetage qui se brisent et coulent, ou s’écrasent les uns sur les autres. Des mères jettent même leurs enfants par-dessus bord espérant qu’ils survivent.

Le bateau va couler à une vitesse affolante, en seulement 18 minutes. Le temps que les secours arrivent, la majorité a été attirée dans les profondeurs, n’ayant pas eu le temps de quitter le navire, et les autres sont morts de froid.

 

Quel est le bilan tragique ?

Le bilan est horrifiant : 1 198 passagers ont perdu la vie, dont 128 américains. "Le commandant du sous-marin Walther Schwieger a été surnommé le tueur de bébés car il y avait beaucoup d’enfants qui sont morts dans le naufrage", raconte Gérard Piouffre, spécialiste de l'histoire de la Marine.

Le président américain de l’époque, Woodrow Wilson, accuse les allemands de crime de guerre et cherche à venger son peuple en rejoignant l’entente. Le slogan “Remember the Lusitania” sera même utilisé durant les futurs combats sous-marins. Les allemands ont toujours essayé de justifier leur acte en affirmant qu’ils pensaient que le paquebot transportait des munitions. L’épave repose aujourd’hui à 90 mètres de profondeur au large de l’Irlande.

 

naufrage du lusitania
L'effroyable naufrage du Lusitania (photo Adobe Stock)

 

3. Le Sultana

Le troisième naufrage est considéré comme le plus meurtrier de toute l’histoire des États-Unis. Le nom de Sultana ne vous dit rien ? L’histoire est pourtant bien plus tragique que celle du Titanic. Malheureusement, ce terrible événement resté dans l’ombre de ces deux dates historiques, puisqu'il a eu lieu seulement 13 jours après l’assassinat d’Abraham Lincoln et durant les dernières semaines de la guerre civile.

 

Qu’est ce que le Sultana ?

Le Sultana est un très grand bateau de commerce, il s’agit du bateau à roues et à aubes le plus sûr du Mississippi. Le moment du drame a lieu juste à la fin de la guerre de sécession, opposant le nord et le sud des États-Unis. L’armée de l’Union en sort vainqueur, et les prisonniers sont renvoyés chez eux dans le nord, majoritairement par bateau.

Le gouvernement américain a promis 5$, par soldat renvoyé chez lui, aux différents capitaines de bateaux. Le capitaine du Sultana, James Cass Mason, y voit une opportunité de gagner beaucoup d’argent et fait monter à bord près de 2 300 personnes. La plupart étaient des soldats de l’Union, venus de l’Ohio, en direction du Caire dans l’Illinois.

Vous vous dites sûrement qu’il n’y a aucun souci, et que c’est un bon arrangement pour tout le monde. Or, le bateau a seulement une capacité de transporter 376 personnes, et est donc énormément surchargé !

 

Que s’est-il passé ?

Dans la nuit du 27 avril 1865, vers 2 heures du matin, alors que le bateau naviguait près de Memphis, dans le Tennessee, un drame s’est produit. L’une des quatres chaudières du Sultana explose et déclenche l'explosion de deux autres ! Elle était apparemment mal entretenue, et la fuite non réparée aurait causé la perte du navire.

Au moment des explosions, un bon nombre de passagers auraient été projetés entraînant des centaines d'hommes à la mer. Une grande partie du bateau aurait été détruite, emportant avec elle de nombreuses victimes. Le reste de l’équipage n’a pas eu le temps de s’en sortir puisque le bateau a entièrement pris feu avec les survivants. Aucun moyen de s’échapper pour les malheureux, le Sultana n’était pas équipé ni de canots de sauvetage, ni de gilets de sauvetage !

 

Quel est le bilan tragique ?

Ce drame a coûté la vie à plus de 1 500 personnes, décédées dans les flammes, pour la plupart. De nos jours, on ne sait toujours pas si l’explosion était dûe à un mauvais entretien ou à une surcharge sur le bateau.


L'affreux naufrage du Sultana (vidéo YouTube)

 

4. Le Wilhelm Gustloff

Le quatrième naufrage est de loin le plus tragique puisqu’il s’agit du plus meurtrier de toute l’histoire. Le drame du navire allemand Wilhelm Gustloff a fait 6 fois plus de victimes que le Titanic !

 

Qu’est ce que le Wilhelm Gustloff ?

Faisons un petit point sur le contexte. Nous sommes en 1944, en pleine Seconde Guerre Mondiale, et l’armée russe avance sur le territoire allemand. Sur son chemin, elle provoque une famine épouvantale, en brûlant les terres prusses et encourage le viol et le meurtre.

Les civils germaniques sont effrayés et cherchent à tout prix une échappatoire. Ils sont encerclés de tous les côtés et n’ont comme seule issue, la fuite par la mer. Hitler lance l'opération “Hannibale” consistant à rapatrier civils et soldats.

Surnommé le “Titanic d’Hilter”, le Wilhelm Gustloff apparaît comme un espoir, au départ de Gotenhafen. Ce bâtiment de prestige nazi quitte le port en direction d’Hambourg, le 30 janvier 1945. Il contient officiellement 6 050 passagers à bord, mais officieusement beaucoup plus. Même s’il n’est pas possible de connaître le nombre exact, près de 10 000 réfugiés se sont entassés sur ce navire, synonyme d’espoir, avec le sentiment d’être sauvés.

 

Que s’est-il passé ?

Le premier jour, le Wilhelm Gustloff navigue discrètement dans les eaux Baltiques, il sait qu’il risque de croiser la route de sous-marins russes, plusieurs ont d’ailleurs déjà été signalés dès la première nuit.

Afin d’éviter les mines positionnées proches des côtes, il navigue plus loin, en empruntant un chemin très fréquenté. Il prend la décision fatale d’allumer ses feux de navigation, de manière à éviter les collisions. Cette erreur coûtera la vie à des milliers de passagers, car le navire devient désormais facilement repérable.

À 18 heures, il est déjà trop tard. Le sous-marin S13, commandé par Alexandre Marinesko, a repéré le navire allemand. À 21 heures, il est à portée de tir, et reçoit 4 torpilles qui lui seront fatales, alors qu’il n’est pas équipé de blindages.

À bord, c’est la panique totale. Les passagers courent dans tous les sens. De nombreuses personnes ont péri dans les explosions, et comme l’eau monte à une vitesse affolante, un grand nombre s’est noyé, n’ayant pas eu le temps de remonter sur les ponts supérieurs. Seulement quelques minutes après, l’imposant navire s’incline à babôrd, ce qui rend la moitié des canaux de sauvetage inutilisables.

Cette période étant plus froide que d'habitude, les personnes à l’eau meurent en quelques minutes. C’est la panique vers les canaux de sauvetage, des passagers sont exécutés car ils montent sans autorisation. Le bateau coule au fond de l’eau en moins d’une heure.

 

Quel est le bilan tragique ?

Ce naufrage atroce a fait un nombre de victimes affolant. 9 000 personnes ont perdu la vie, pour 996 rescapés. Il s’agit bien de la catastrophe maritime la plus meurtrière de tous les temps. Alexandre Marinesko, le responsable de ce massacre, reçoit le titre posthume de Héros de l’Union Soviétique, le 5 mai 1990. De nos jours, il est toujours, injustement, considéré comme un héros de guerre.

Le Wilhelm Gustloff, naufrage le plus meutrier de l'histoire (vidéo YouTube)

 

5. Le Joola

Le dernier naufrage que je vais vous présenter est une immense tragédie, malheureusement oubliée, car peu médiatisée. Le drame du Joola est pourtant l’un des plus meurtriers de l’histoire, et la négligence de l’homme en est la cause.

 

Qu’est ce que le Joola ?

Le Joola est un ferry reliant Dakar à Ziguinchor, au Sénégal. Appartenant originellement au ministère des transports sénégalais, il a été réquisitionné par le ministère des armées, en 1995, à cause du conflit entre la Casamance et le reste du Sénégal.

Ils n’en prennent plus du tout soin et l’état du bateau va se dégrader. En 2000, il est interdit de naviguer mais continue pourtant les allers-retours. Le jour du drame, il est donc dans un très mauvais état. De plus, ce ne sont pas 550 passagers, comme ce qui est préconisé, qui embarquent, mais plus de 2 000 ! Le 26 septembre 2002, un bateau à l’état incertain et surchargé prend donc le large.

 

Que s’est-il passé ?

Le jour fatidique du 26 septembre 2002 restera à jamais gravé dans les esprits des sénégalais. Le bateau navigue sous des conditions météorologiques difficiles, avec de fortes pluies tropicales et des vents extrêmement violents.

Peu avant 23 heures, alors qu’il est au large des côtes gambiennes, un gros coup de vent provoque une panique générale et une foule tente de se précipiter à l’intérieur. S'ensuit une coupure d'électricité. “On ne voyait plus rien dans le bateau. Les cris résonnent encore au creux de mes oreilles”, témoigne Mamadou Dieye, un rescapé du naufrage.

Le mouvement de foule fait basculer le bateau qui se retourne en moins de dix minutes. Un grand nombre de passagers sont coincés à l’intérieur du bateau et se noient, sans avoir le temps de sortir. Le nombre de canaux de sauvetage est insuffisant et certains tentent d’escalader sur la coque du Joola. Le reste se noie en attendant les secours qui mettent plus de douze heures à arriver sur les lieux, à 8 heures du matin. Leur retard fatal est causé par l’absence d’équipement de communication à bord, mais aussi par le manque de réactions de certains ministres, alertés pendant la nuit.

Cette tragédie est donc entièrement la faute de l’homme. Le mauvais état du bateau, l’ignorance des règles de sécurité, ainsi que la surcharge et le manque de réactivité des sauveteurs, ont causé la perte de milliers de victimes.

 

Quel est le bilan tragique ?

Le bilan monstrueux s’élève à 1 863 morts et 65 rescapés. Seulement 600 corps ont été retrouvés. Le peuple sénégalais se bat pour que l’évènement soit commémoré chaque année, pour ne pas tomber dans l’oubli, mais c’est malheureusement le cas. Les familles des victimes sont furieuses, certaines sont convaincues que le drame aurait pu être évité, et portent plainte contre l’État sénégalais pour négligence.

L’État n’a même pas tenu sa promesse d’aider le millier d’enfants qui se sont retrouvés orphelins après le naufrage.

Un naufrage oublié, le Joola (vidéo YouTube)

 

6. Anecdotes sur le célèbre Titanic

 

Tout le monde connaît l’histoire du Titanic, le célèbre paquebot qui a fait naufrage en heurtant un iceberg sur sa route entre Southampton et New York, le 14 avril 1912. Il s’agit d’une des plus grosses catastrophes maritimes de l’époque avec un bilan effroyable de 1 500 morts.

Je ne vais donc pas revenir dans les détails, vous les connaissez déjà. Il me semblait tout de même essentiel d’en parler dans cet article. C’est pour cela que je vais vous énumérer des anecdotes sur ce terrible drame.

  • Millvina Dean, la dernière survivante, est décédée en 2009 à 97 ans, elle n’avait que 2 mois au moment du drame ;
  • 37 secondes se sont écoulées entre le repérage de l’iceberg et le choc ;
  • La température de l’eau était de -2°C, une personne sur cinq a perdu la vie au bout de 2 minutes dans l’eau ;
  • 3 chiens sur 12 ont survécu ;
  • Le paquebot a mis 2 heures 40 à couler ;
  • 13 couples célébraient leur lune de miel à bord ;
  • Un exercice de sauvetage a été annulé la veille du drame ;
  • Il s’agit de l’un des sauvetages les plus galants de l’histoire, avec les trois quarts des femmes sauvées, et les trois quarts des enfants.

 

titanic
Le majestueux Titanic au port de Belfast (photo Adobe Stock)

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