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un catamaran en mouillage sur une eau bleu claire transparente avec fonds marins visibles

Navigations éco-responsables : les 10 gestes qui changent vraiment la donne

On associe encore souvent la navigation « écologique » à des investissements lourds : batteries de nouvelle génération, propulsion hybride, panneaux solaires omniprésents ou hydroliennes issues directement des bateaux du Vendée Globe. Que l’on navigue en location ou à bord de son propre bateau, la réalité est pourtant bien plus simple et immédiate. L’essentiel de notre empreinte peut être fortement réduit par des choix liés à la vitesse, au mouillage, à la gestion de l’eau et des déchets, mais aussi à notre façon de nous comporter face au vivant.

Une première règle simple : aucun déchet à la mer

Les océans jouent un rôle fondamental dans l’équilibre climatique. Ils captent environ un quart du dioxyde de carbone émis par les activités humaines et absorbent plus de 90 % de l’excès de chaleur accumulé. Leur capacité de régénération est remarquable, mais elle atteint ses limites face aux plastiques, aux substances chimiques issues notamment du pétrole, aux antifoulings, etc. Le geste le plus élémentaire et le plus efficace est on ne peut plus simple : rien ne doit finir à la mer.

À bord, cela passe par des habitudes faciles à mettre en place mais rigoureuses. Prévoir un espace de stockage réellement fonctionnel pour les déchets, éloigné des zones de vie, et ne le vider qu’une fois arrivés au port. Surtout, prendre le réflexe de replier, ranger et jeter immédiatement dans le sac adéquat, chaque emballage dès son ouverture. Les films plastiques, opercules et autres éléments légers sont ceux qui échappent le plus facilement à la vigilance et qui finissent à la mer.

une photo aérienne de récifs coralliens et eaux turquoises
Vue aérienne des récifs des îles tropicales du Honduras Roatan (Source: Shutterstock)

Réduire les déchets avant même d’embarquer

Le meilleur déchet reste celui qui n’embarque pas. Que la navigation dure quelques heures ou une semaine, privilégier les achats en vrac, les grands conditionnements, les gourdes réutilisables et les sacs durables permet de réduire considérablement les volumes de déchets à bord. Le moment de l’avitaillement est aussi l’occasion de se débarrasser, au port et dans les conteneurs adaptés, des suremballages inutiles.

Ce choix a un impact direct sur le confort de la croisière. Moins de déchets à gérer, c’est moins d’encombrement, moins d’odeurs désagréables et moins de manipulations contraignantes lors du débarquement.

Mouiller sans détruire : protéger les fonds marins

Dans de nombreuses zones de navigation, les herbiers marins représentent une richesse écologique majeure. Ils sont pourtant extrêmement sensibles aux mouillages mal choisis. L’ancre, et surtout le frottement répété de la chaîne sur le fond, causent des dégâts durables sur ces habitats dont la régénération est particulièrement lente.

Le geste responsable ne consiste pas à multiplier les équipements sophistiqués, mais à choisir soigneusement son fond. Le sable doit toujours être privilégié. Il est évidemment exclu de mouiller dans une zone interdite, sauf en cas de nécessité absolue liée à la sécurité. Lorsque des bouées de mouillage sont mises à disposition, c’est précisément parce que les fonds doivent être protégés. Le coût de leur utilisation reste négligeable au regard des dommages évités.

une photo d'un banc de poissons nageant dans des herbiers marins
Herbier de posidonie et banc de saupes, Corse, France (Source: Shutterstock)

Réduire légèrement sa vitesse : le geste le plus rentable

À bord d’un bateau, la sobriété commence avec la manette des gaz. La relation entre vitesse et consommation n’est pas linéaire, mais exponentielle. Naviguer à la vitesse de croisière correspondant au meilleur compromis entre allure et consommation permet déjà de limiter l’usage de carburant. Accepter de réduire encore cette vitesse d’un ou deux nœuds entraîne une baisse très significative de la consommation.

Ce choix permet également de diminuer le bruit, les vibrations et la perturbation du milieu marin. C’est l’un des gestes les plus simples à mettre en œuvre, mais aussi l’un des plus efficaces. En navigation de loisir, l’impact sur le temps de trajet reste souvent marginal.

Utiliser le moteur uniquement quand il est réellement utile

Une part importante de la consommation de carburant s’effectue à l’arrêt ou lors de manœuvres répétées. Le moteur est parfois utilisé pour recharger les batteries, alimenter certains équipements ou simplement par habitude.

Regrouper les usages énergétiques, éviter les fonctionnements prolongés à bas régime et privilégier les moments où le moteur est déjà sollicité pour la navigation permet de réduire une consommation discrète, mais bien réelle.

photo aérienne d'un catamaran naviguant sur des eaux bleu profond
Catamaran naviguant sur l'océan Indien (Source: Shutterstock)

Ventiler intelligemment pour limiter la surconsommation électrique

La chaleur à bord est l’un des principaux facteurs de surconsommation électrique. Un bateau mal ventilé contraint les équipements de réfrigération à fonctionner en continu et favorise l’usage de la climatisation.

Aérer aux bons moments, créer des circulations d’air naturelles et limiter l’accumulation de chaleur permet de réduire la sollicitation des équipements électriques. Ce geste améliore à la fois le confort à bord et l’autonomie énergétique.

Considérer l’eau douce comme une ressource précieuse

En croisière sur son propre bateau, et encore plus en location, la quantité d’eau embarquée peut donner une impression trompeuse d’abondance. Une gestion peu attentive conduit pourtant rapidement à des retours anticipés au quai pour se ravitailler.

Adopter une logique d’usage maritime, utiliser l’eau de mer lorsque cela est pertinent, limiter la durée des douches et surveiller les rinçages permet de préserver cette ressource tout en conservant une plus grande liberté dans le programme de navigation.

Pas d’eau dans l’eau

Les eaux usées et les rejets domestiques sont un sujet moins visible, mais leur impact est particulièrement fort dans les zones confinées comme les baies et les mouillages fréquentés. La réglementation interdit la vidange des réservoirs d’eaux noires à moins de 12 milles des côtes. Pour les eaux grises, issues notamment de la vaisselle ou de la douche, les interdictions concernent certaines zones sensibles.

Au-delà du cadre légal, le bon sens impose d’éviter tout rejet dans les zones confinées et de privilégier les installations prévues à terre lorsque cela est possible. Ne pas banaliser ces rejets contribue directement à la protection des zones de navigation les plus fragiles.

une photo d'un récif de corail avec des poissons nageant
Alcyonacées, ou coraux mous (Source: Shutterstock)

Nettoyer sans polluer

Tous les produits de nettoyage ne se valent pas. Certains contiennent des substances particulièrement nocives pour le milieu marin. Choisir des produits respectueux de l’environnement, conçus pour limiter leur toxicité et favoriser leur biodégradabilité, constitue un geste simple et efficace. Cela concerne aussi bien les savons, les produits vaisselle que les crèmes solaires.

Pour l’entretien du bateau, un nettoyage à l’eau de mer à l’aide d’une brosse, complété par un rinçage à l’eau douce, suffit dans la majorité des cas, sans recourir systématiquement à des produits chimiques.

Respecter la faune marine et la ressource halieutique

La mer n’est pas un parc d’attractions. Approcher trop près les animaux marins, modifier leur trajectoire ou prolonger excessivement les interactions perturbe leur comportement. Des recommandations précises existent pour une observation responsable, notamment en matière de distance et de vitesse.

En pêche de loisir, le respect des tailles minimales, des périodes autorisées et des zones réglementées est indispensable. S’informer avant d’agir permet de préserver la ressource sans renoncer au plaisir.

Quand économies et écologie permettent d’aller plus loin

Naviguer plus propre ne signifie pas transformer sa croisière en une succession de contraintes. Il s’agit avant tout d’adopter des actions simples et de les appliquer avec constance. Une manière efficace de préserver les espaces marins qui nous font rêver, tout en améliorant le confort à bord, en réduisant les consommations et en allant plus loin, sans laisser de traces.

Sources utilisées pour la rédaction de cet article :

Lina
Avec Lina experte de vos croisières

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