L'Écosse (en anglais et scots Scotland, en gaélique écossais Alba) est l'un des trois pays (an: Nation) qui forment la Grande-Bretagne, avec l'Angleterre et le pays de Galles, auxquels est adjointe la province de l'Irlande du Nord pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du nord. L'Écosse est également l'une des 6 (parfois 8 selon les auteurs) nations celtiques.
La capitale, le centre financier et administratif de l'Écosse est Edimbourg. La plus grande ville est Glasgow qui est historiquement la ville la plus industrielle du pays. Les autres grandes villes sont Aberdeen et Dundee, suivie par Stirling, Perth, et Inverness.
Il existe une grande diversité religieuse, mais l'Église la plus importante est l'Église d'Écosse ? une église reformée presbytérienne.
Deux langues régionales sont reconnues : le gaélique écossais et le scots. Robert Burns est l'auteur en scots le plus connu.
Il y a un mouvement indépendantiste important en Écosse. Ainsi, suite aux élections législatives de 2007, le Parti national écossais (Scottish National Party (SNP)) est devenu le premier gouvernement indépendantiste (mais minoritaire) de l'histoire de l'Écosse. Le nouveau premier ministre a l'intention de tenir un référendum sur l'indépendance en 2010. L'Écosse compte par ailleurs deux autres partis indépendantistes : le Scottish Socialist Party (SSP) et Solidarité (Mouvement socialiste d'Écosse) qui forment une extrême-gauche républicaine et indépendantiste qui approchait, quant à elle, les 8 % des voix en 2003.
On parle souvent en Écosse d'une Auld Alliance (« La Vieille Alliance ») - entre l'Écosse et la France (et la Norvège), l'alliance traditionnelle contre l'Angleterre, signée en 1295.
La banque centrale du Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre, imprime des billets de banque qui sont les seuls ayant cours légal en Angleterre et au pays de Galles. Cependant des banques en Écosse et en Irlande du Nord ont le droit d'émettre leurs propres billets : en Écosse ce sont les banques Banque d'Écosse, Clydesdale Bank et Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque écossais peut être accepté (sans toutefois avoir cours légal) dans tout le territoire du Royaume-Uni ainsi que dans les dépendances de la Couronne (les lois financières étant différentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les Écossais ne sont pas obligés d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas obligés d'accepter les billets écossais, mais tout le monde est obligé d'accepter les pièces de monnaie d'au moins une livre).
Le mot Écosse est la traduction française de l'anglais Scotland, signifiant pays des Scots.
Le mot Scotia était utilisé par les Romains pour désigner les tribus qui peuplèrent au Ier siècle le territoire actuel de l'Écosse[3] Les Romains utilisèrent également ce terme afin de désigner les Irlandais.
Bède le Vénérable utilise le terme Scottorum pour désigner la nation venue d'Irlande qui s'installa sur une partie des terres pictes ("Scottorum nationem in Pictorum parte recipit"). Ceci peut être interprété comme l'arrivée du peuple appelé gaels dans le royaume de Dál Riata, sur la côte ouest de l'Écosse.
Au Xe siècle, le mot Scot est mentionné dans les Chroniques anglo-saxonnes et fait référence au pays des Gaels. Le terme Scottorum apparait de nouveau, utilisé par un roi irlandais en 1005. L'expression Imperator Scottorum, est ajoutée au nom de Brian Bóruma par Mael Suthain, dans le Livre d'Armagh.[5] On pense que Brian Bóruma devait alors régner sur les Scots.
Cette dénomination fut quelque peu copiée par les rois écossais. On attribue l'expression Basileus Scottorum à Edgar d'Écosse (1074 ? 1107).[6] Alexandre Ier d'Écosse (vers 1078 ? 1124) utilisa l'expression Rex Scottorum sur son sceau; comme le firent ses successeurs jusqu'à Jacques II.
Histoire
Noyée dans les brumes, déchiquetée par la mer, le volcanisme et les glaciations, l'Écosse n'a commencé de susciter une admiration romantique qu'au XIXe siècle.
Préhistoire
Antiquité
En raison de sa position géographique excentrée, l'Écosse a été moins touchée par les invasions que l'Angleterre et a fortiori que les régions continentales. Après la conquête de l'Angleterre (env. 45 apr. J.-C.) par Claude, les Romains n'ont pas réussi ou pas souhaité pacifier l'Écosse. Ils se sont retranchés derrière le mur que l'empereur Hadrien fit édifier vers 120 apr. J.-C., sorte de muraille de Chine qui réussit à contenir tant bien que mal les Pictes jusqu'en 364. Le mur d'Antonin construit plus au nord ne fut pas efficace longtemps. Selon le Grec Claude Ptolémée, les différents peuples qui habitent alors l'Écosse étaient les Brigantes, les Caledonii, les Votadini, les Selgovae, les Novantae, le Damnonii, les Verturiones, etc.
Moyen Âge
L'ensemble humain de ce qui devient l'Écosse est composé de peuples différents : les Picti celtes, les Bretons, celtes, les Scots venus d'Irlande, les Angles, les Vikings venus de Norvège.
Leurs différents royaumes vont fusionner en un unique royaume des Scots ou Écosse. Ces royaumes étaient :
le royaume de Fortriu (picte) ;
le royaume de Fib (picte) ;
le royaume de Gododdin (breton, héritier des Votadini), absorbé par la Northumbrie saxonne ;
le royaume de Strathclyde (breton) ;
le royaume de Dalriada (scot).
Époque moderne
En 1603, le roi Jacques VI d'Écosse devint également Jacques I d'Angleterre et d'Irlande.
En 1707, sa petite fille, la Reine Anne, (des trois royaumes) mourut sans héritier ni héritière. Le Parlement anglais choisit George de Hanovre comme roi d'Angleterre mais le Parlement écossais menaça pour un temps de choisir un roi protestant différent, peut-être « Jacques III et VIII », ami du roi de France, qui pouvait prétendre aux trois trônes ? Mais, les parlementaires écossais, marchands pour la plupart, avaient des soucis financiers et cédèrent donc à la menace anglaise de cesser tout commerce avec eux et d'interdire la libre circulation aux frontières.
Après des longues négociations, le Traité d'Union fut signé et le Royaume-Uni de Grande Bretagne vit le jour.
Histoire contemporaine
Un Parlement écossais a été instauré par le « Scotland Act », adopté par le Parlement Britannique en 1998. Un référendum avait été organisé auparavant, en septembre 1997 et une large majorité s?était prononcée en faveur de la création d?un Parlement. C?est le premier Parlement écossais depuis 1707. Il est composé de 128 députés.
Les premières élections du Parlement écossais ont été organisées le 6 mai 1999. La première séance du Parlement a eu lieu le 12 mai 1999. Des élections ont eu lieu ensuite en 2003. Le Parti travailliste était alors le plus grand parti (29,3 % et 50 sièges) manquant de peu la majorité. Avec l'appui des Libéraux (11,8 % et 17 députés) Scottish Liberal Democratic Party, les travaillistes formaient le Scottish Executive, c'est-à-dire le gouvernement d'Écosse.
Il y avait une présence non négligeable d'élus indépendantistes du SNP (20,9 % et 27 sièges) (Scottish National Party, centre gauche - en effet, c'était le deuxième parti du parlement), des socialistes indépendantistes (6,9 % et 6 députés) répartis entre le SSP (Parti socialiste écossais) et Solidarité (Mouvement socialiste d'Écosse) et des écologistes indépendantistes du Parti vert écossais (6,7 % et 7 sièges). Les conservateurs unionistes, dont le Scottish Conservative and Unionist Party, droite, qui s'opposaient à la création du Parlement, n'avaient plus que quelques élus (18 et 15,5 %).
Les élections du jeudi 3 mai 2007 ont donné l'avantage au SNP, qui a devancé d'un siège le parti travailliste (47 sièges pour le SNP, 46 pour le parti travailliste). Les conservateurs et les démocrates gardent à peu près le même nombre de sièges, tandis que les verts et autres petits partis sont éliminés. Depuis la création du SNP, c'est la première fois qu'il devient le parti le plus important à l'Assemblée écossaise. Cependant, n'ayant pas la moitié des sièges, il a formé un gouvernement minoritaire dirigé par Alex Salmond.
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier ecosse