Un homme à la mer !


Témoignage du naufragé


Une famille en croisière à la voile sur la mer des Antilles avec un skipper. Des conditions idéales : bon vent, belle mer, soleil, houle formée, brise appuyée et une ligne de pêche à la traîne. C’est alors que le petit garçon de 6 ans tombe à l’eau ; le papa saute par reflexe plus que par réflexion et nage jusqu’à son fils. Après avoir évité de s’embrocher sur la ligne de thon qui filait derrière le bateau, le papa constate que non seulement il ne voit déjà plus la coque du voilier, mais il ne distingue plus non plus le haut du mât ! Ce qui signifie que même les membres de l’équipage ne peuvent plus les voir,… et tout ceci en quelques secondes …

Pas de terre en vue non plus … Leurs chances de survie sont faibles voire nulles …

Il s’imagine nageant jusqu’à épuisement, faisant la planche pendant des heures en écoutant d’éventuels bruits de moteur sous l’eau, happés par des requins, se sentant tous 2 si petits dans cette mer si grande …

Heureusement l’histoire se finit bien puisque rapidement le skipper revint pile sur eux en leur faisant de grands signes … ils sont sauvés ! Le papa un peu choqué aussi …

Chance ? Beau temps ? Expérience du skipper ?



Que faire concrètement ?


Dès que le cri retentit, « un homme à la mer ! », ceux à bord doivent enclencher le bouton du GPS et sinon désigner un membre de l’équipage qui ne le quittera plus des yeux, voire qui le pointera du doigt sans relâche ; puis jeter par dessus bord tout ce qu’on a sous la main et qui flotte, bouées ou coussins pour marquer la zone.

Puis le skipper devra pratiquer sa fameuse manœuvre de l’Homme à la mer que tout bon marin qui navigue doit connaître …


 

 

Du point de vue de l'équipage resté à bord


Sur un bateau de compétition mais qui n’est plus en course, un homme tombe à la mer. Branle-bas de combat, toutes les procédures sont mises en œuvre par ses marins pro. Il n’y a pas encore d’alarme GPS. La nuit vient. Impossible de retrouver le camarade. Le skipper multiplie les calculs, les manœuvres, rien. La nuit se passe, et la journée qui suit. La mer est calme. Rien. Le skipper abandonne. Un des équipiers dit : « Il y a un drôle de nuage là-bas. Une colonne blanche. » Le skipper prend ses jumelles. « On vire de bord, le moteur à fond. Droit dessus » C’était une colonne d’oiseaux de mer qui tournoyaient au-dessus du naufragé pour se jeter sur lui dès qu’il se laisserait aller. Ces oiseaux ont la réputation d’attaquer par les yeux les hommes à la mer… Ils se sont avérés utiles, pour une fois …

 

Mais soyez tout de même rassurés : une bonne dose de vigilance, de prudence et de bon sens suffit à éviter les ennuis.


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