"Je rêvais de naviguer sur ce bateau depuis longtemps... entre les sensations sous voile et la découverte d'une région que je connaissais peu, cette croisière a dépassé toutes mes attentes." C'est avec ces mots que Franklin nous décrit son week-end de navigation au départ de Toulon, à bord d'un élégant monocoque italien, le Solaris 44 (monocoque de croisière sportive italien de 13,5 mètres, dessiné par l'architecte naval Javier Soto Acebal et construit par le chantier Solaris Yachts dans les Marches). En avril 2026, Franklin embarque avec son père, deux de ses amis et leurs pères respectifs pour quatre jours de voile autour des Îles d'Or, Port-Cros et Porquerolles, dans une formule "pères et fils" intergénérationnelle et conviviale. Loin des destinations exotiques, c'est d'une parenthèse côtière intimiste dont l'équipage profite, sur une zone qu'aucun d'eux ne connaissait vraiment. Pour ceux qui se demandent si une location de voilier au départ de Toulon vaut le détour, la réponse est oui ! La rade, les Îles d'Or (archipel méditerranéen au large d'Hyères composé de Porquerolles, Port-Cros et l'île du Levant) et le vent d'avril réservent quelques très belles surprises.
Dans cet article, je vous présente l'itinéraire de navigation de 4 jours au départ de Toulon de ces six équipiers à travers les Îles d'Or, entre criques sauvages, mouillages préservés et grands bords sous voile à bord d'un bateau d'exception. Un séjour court format week-end, parfait pour découvrir cette portion de la Côte d'Azur en équipage avant d'envisager des voyages plus longs vers la Corse ou ailleurs en France Méditerranée.
Une croisière à bord d'un Solaris 44
C'est sur l'élégant Solaris 44 que Franklin et son équipage embarquent pour cette croisière dans les Îles d'Or. Ce monocoque haut de gamme, construit par le chantier italien Solaris Yachts[1] (chantier naval italien fondé en 1974, basé à Aquileia dans la région de Frioul-Vénétie Julienne, spécialisé dans les yachts de croisière sportive haut de gamme), incarne une certaine idée de la voile de plaisance : performance, élégance et exigence. Dessiné par Javier Soto Acebal (architecte naval argentin reconnu pour ses lignes tendues et son approche sportive du yacht de croisière), il s'inscrit dans une filiation que les amateurs reconnaissent immédiatement, celle des yachts de croisière sportive, dans un univers proche de Wally, mais à l'italienne. Lignes tendues, pont flush, cockpit dégagé, gréement généreux : tout, dans ce bateau, dit qu'il est fait pour aller vite et bien. "On est sur quelque chose de très loin du voilier de charter classique. C'est un vrai bateau de marin", résume Franklin. Ici, pas de monocoque standardisé pensé pour le charter de masse, mais une véritable machine à naviguer.
Ce genre de bateau ne s'adresse pas à tout le monde. Il est technique, demande un bon niveau, un CV nautique solide et une vraie habitude de la voile sportive. "Ce n'est pas un voilier que tu prends pour aller au mouillage tranquillement, c'est un voilier qui te donne envie de naviguer, vraiment." Pour les équipages moins expérimentés, la possibilité existe d'embarquer avec un skipper professionnel, ou de passer par une formation préalable, voire d'opter pour un catamaran plus accessible côté manœuvres et sécurité. Heureusement, Franklin et son père ont déjà quelques milles au compteur, notamment une croisière en bareboat dans les Grenadines qui leur a donné les bons réflexes. La prise en main se fait sans difficulté dès le check-in, et le bateau est entre de bonnes mains pour le week-end.

La qualité des aménagements intérieurs constitue l'autre bonne surprise. Carré clair, finitions soignées, bois noble, ergonomie pensée pour la vie à bord : pour six équipiers répartis sur le pont et dans les cabines, le bateau se vit comme une maison flottante où l'on se sent immédiatement bien. Le cockpit, très généreux, devient naturellement le cœur de vie du bateau : on y déjeune face à la mer, on y prend les apéros au mouillage, on y refait le monde le soir venu. "On a passé énormément de temps dans le cockpit. C'est un endroit qui invite à rester dehors, à profiter", confirme Franklin. Un cadre véritablement à la hauteur du voyage.
Cependant, ce qui distingue véritablement le Solaris 44, c'est son comportement sur l'eau. Avec 15 à 18 nœuds de vent et une mer maniable, le bateau a montré toute sa polyvalence : jusqu'à 9 nœuds de vitesse dans la brise, des sensations de barre franches, un comportement marin rassurant même en navigation rapide. Pour anticiper ces conditions, l'équipage avait consulté en amont les bulletins de Météo-France Marine[2] (service officiel de prévision météorologique maritime français, référence pour la navigation de plaisance en Méditerranée). "On sentait le bateau répondre au moindre réglage. Tu touches à un winch, ça se traduit immédiatement dans les sensations", nous raconte Franklin. "C'est l'un des meilleurs monocoques que j'aie eu la chance de barrer. Une expérience difficile à égaler." Le Solaris 44 illustre parfaitement ce que peut offrir une location de voilier en France Méditerranée pour des marins exigeants : performance, élégance et plaisir de barre intacts.

Petit détail logistique apprécié de tout l'équipage : le check-in s'est fait la veille (jeudi soir) à la marina de Toulon, ce qui a permis de dormir à bord au port et de partir détendus le vendredi matin, sans précipitation. "On a vraiment apprécié de pouvoir s'installer tranquillement, prendre nos marques sur le bateau, et démarrer la croisière sereinement le lendemain", raconte Franklin. L'avitaillement, commandé en amont, a été livré directement au bateau, un vrai gain de temps qui évite la course aux supermarchés du matin et permet à chacun de rentrer immédiatement dans le rythme de la croisière. Côté prix et transport, l'aéroport de Toulon-Hyères se trouve à seulement quelques minutes de la base, ce qui simplifie l'accès pour les équipiers venant de toute la France.
Itinéraire de 4 jours de navigation au départ de Toulon
Embarquement à Toulon
Jour 1 (jeudi) : Check-in à Toulon → Avitaillement → Nuit à bord au port
Jour 2 (vendredi) : Toulon → Presqu'île de Giens (nuit au mouillage)
Jour 3 (samedi) : Presqu'île de Giens → Port-Cros (mouillage de jour) → Porquerolles (nuit)
Jour 4 (dimanche) : Porquerolles → Rade de Toulon → Retour base
Débarquement à Toulon

Jour 1 (jeudi) : Check-in à Toulon, première nuit à bord
L'aventure commence un jeudi en fin d'après-midi, sur les pontons de la base de Toulon. Franklin et son équipage, six équipiers au total, deux générations réunies pour l'occasion, découvrent le Solaris 44 qui les attend, amarré bien sagement. Première impression marquante : "Tu vois le bateau, tu montes à bord, et tout de suite tu sens que ça va être une autre dimension. C'est un bateau qui en impose, mais sans en faire trop", raconte Franklin. Lignes tendues, pont en teck, intérieur lumineux et soigné : le Solaris donne le ton.
L'après-midi est consacrée au check-in administratif et technique avec la base : état des lieux, inventaire, briefing sécurité, prise en main des équipements de bord. En parallèle, une partie de l'équipage part faire l'avitaillement, courses pour les trois jours à venir, avec une logique simple : du frais, du local, et de quoi tenir les apéros au mouillage. Retour au bateau en début de soirée, rangement méthodique des caisses dans les équipets, première installation dans les cabines. Chacun trouve sa place.
Premier dîner à bord, à quai, dans cette ambiance particulière des veilles de départ où l'on n'a pas encore largué les amarres mais où la croisière a déjà commencé. "On était à quai, on avait tout préparé, et on savait qu'au matin on partait. C'est un moment que j'aime beaucoup, ce calme avant le vrai départ", glisse Franklin. La nuit est calme dans la rade abritée de Toulon (l'une des plus grandes rades naturelles d'Europe, abritée par le mont Faron au nord et la presqu'île de Saint-Mandrier au sud, et premier port militaire de France), bercée par le clapot léger contre la coque. Demain, cap à l'est.
Jour 2 (vendredi) : Toulon, Presqu'île de Giens (environ 12 milles, 2 à 3 h de navigation)
C'est avec un départ tranquille en milieu de matinée que la croisière de Franklin et de son équipage débute vraiment. La nuit a été calme au port de Toulon, l'avitaillement est rangé, le bateau est paré. Vers 10 h, les amarres sont larguées et le Solaris 44 quitte la rade de Toulon, l'une des plus belles de Méditerranée, encadrée par le mont Faron et les fortifications qui dominent la ville. Cap à l'est, vers la presqu'île de Giens (presqu'île varoise reliée au continent par un double tombolo, point de départ historique des liaisons maritimes vers les Îles d'Or).
Très vite, la brise s'installe, bien plus que ce que les prévisions annonçaient. "On était partis sur des fichiers météo assez mous, et finalement on a eu du vent tous les jours. C'était une vraie bonne surprise pour un mois d'avril", raconte Franklin. La grand-voile est envoyée, le génois déroulé, et le Solaris se met immédiatement à filer. Première vraie navigation à la voile, premiers réglages, premières sensations à bord. Le bateau est vif, précis, plaisant à barrer, avec un comportement qui inspire confiance côté sécurité même quand la brise monte. La côte varoise défile, on aperçoit les caps découpés, les pins parasols qui descendent jusqu'à la mer, et déjà cette sensation que l'on est ailleurs.

En début d'après-midi, l'ancre est jetée du côté de la presqu'île de Giens, dans un mouillage abrité, le temps d'une escale déjeuner. Au programme : la récupération d'un ami en annexe, directement sur la plage. Petite manœuvre d'approche, accostage en douceur sur le sable, embarquement express : l'équipage est désormais au complet. "C'est un de ces moments un peu cinématographiques que seule la croisière permet", sourit Franklin. "Tu débarques en annexe sur la plage, ton pote t'attend avec son sac, tu repars : c'est super." Première baignade (l'eau est encore fraîche en avril, mais la baignade reste largement abordable), déjeuner à bord au mouillage, puis l'après-midi se poursuit tranquillement le long de la presqu'île, à profiter du cadre.
L'équipage choisit finalement de passer la nuit au mouillage à Giens, dans une crique abritée, pour faire durer cette première journée de navigation et démarrer le lendemain plus tôt vers les Îles d'Or. Apéro sur le pont au coucher du soleil, dîner à bord, ciel étoilé : la première nuit en mer, loin du port, donne le ton. "On a vraiment senti que la croisière commençait là, à l'ancre, sans port autour. C'est un autre rythme", raconte Franklin. La nuit est calme, le mouillage tient bien, et l'équipage s'endort au son du clapot léger contre la coque.
Jour 3 (samedi) : Presqu'île de Giens, Port-Cros, Porquerolles (environ 20 milles, 4 h de navigation)
Réveil au mouillage à Giens, petit-déjeuner sur le pont avec vue sur la côte varoise. Le bateau lève l'ancre tôt pour profiter de la brise matinale et mettre le cap à l'est, vers le Parc national de Port-Cros[3] (premier parc national marin créé en Europe, fondé en 1963, qui protège un territoire terrestre et maritime de plus de 1 700 hectares au cœur des Îles d'Or). La traversée se fait sous voiles, avec un vent stable autour de 15 nœuds. Le bateau enchaîne les milles avec une facilité déconcertante, et c'est en milieu de matinée que l'équipage arrive en vue de Port-Cros, l'île la plus sauvage et la plus protégée des Îles d'Or.
C'est sans hésitation le mouillage préféré de la croisière. "Port-Cros, c'est vraiment ce qu'on a préféré. C'est une crique sauvage, peu fréquentée, on a l'impression d'être tout seul", confie Franklin. Nature préservée, atmosphère brute, criques peu fréquentées en cette période d'avril : l'île tient toutes ses promesses, et fait clairement partie des destinations incontournables de la zone. "Tu sens immédiatement que c'est protégé, que c'est différent. C'est un endroit à part." Au programme : mise à pied à terre pour une balade aventure sur les sentiers du parc, baignade dans une eau cristalline, déjeuner à bord face à la côte boisée. Petite anecdote du séjour : la baignade est interdite dans le port même de Port-Cros, ce que l'équipage va apprendre à ses dépens après un avertissement amical du gardien venu rappeler la règle. "On ne savait pas, on s'est fait gentiment recadrer. Au final, ça fait partie des souvenirs qu'on raconte au retour." Une preuve, s'il en fallait, que l'île tient à sa réputation de territoire protégé. La réglementation officielle du Parc national[4] détaille d'ailleurs précisément les règles applicables aux plaisanciers.
En milieu d'après-midi, l'équipage remet les voiles pour rejoindre Porquerolles (plus grande des trois Îles d'Or, intégrée au Parc national de Port-Cros depuis 2012, environ 7 km de long sur 3 km de large), à quelques milles seulement à l'ouest. Changement total d'ambiance : ici, c'est plus animé, plus vivant, plus accessible. "On passe d'une crique sauvage où on est seuls à une plage de carte postale en moins d'une heure de nav. C'est ce qui rend la zone intéressante : tu as plusieurs ambiances très différentes à portée de voile", observe Franklin.
Première escale en arrivant sur l'île : la plage Notre-Dame, classée parmi les plus belles plages d'Europe et conservée dans un état presque vierge. Sable blanc, eau turquoise, pinède en arrière-plan. L'équipage y mouille pour la fin d'après-midi, profite d'une longue baignade et d'un apéro face au coucher de soleil, avant de rallier le port pour la nuit.
En soirée, direction le village de Porquerolles pour dîner à terre, au restaurant. C'est aussi le soir d'un anniversaire célébré à bord et à terre, dans la convivialité particulière de ces croisières où deux générations se retrouvent autour d'un même bateau, entre pères et fils. "Fêter un anniversaire sur un bateau pareil, à Porquerolles, avec son père et ses potes : ce sont des moments qui ne s'inventent pas", glisse Franklin. Une de ces soirées, en effet, dont on parle encore plusieurs mois plus tard. La nuit tombe sur la baie, calme, et les six équipiers refont le monde autour des étoiles.

Jour 4 (dimanche) : Porquerolles, rade de Toulon, retour base (environ 22 milles, 4 à 5 h de navigation)
Dernière journée, et probablement le plus beau bord de la croisière. Le vent s'est levé une fois encore, toujours plus que prévu, et la navigation retour vers Toulon se fait dans des conditions idéales. Grand bord tendu, jusqu'à 18 nœuds de vent réel, le Solaris 44 file à 9 nœuds, parfaitement assis sur sa carène. "Très fluide, très rapide. C'est ce moment-là qui restera comme le meilleur souvenir", nous confirme Franklin. "Le bateau était dans son élément. Tu sens qu'il est fait pour ça." C'est ce genre de navigation qui justifie un bateau de cette catégorie : on ne subit pas la mer, on la traverse avec élégance.
À l'approche de Toulon, l'équipage lève le pied. Le déjeuner se prend à la dérive dans la rade, voiles affalées, dans le calme du fond de baie. "On était au mouillage à la dérive, à manger tranquillement, on ne voulait plus rentrer", résume Franklin. Dernière baignade de la croisière, derniers verres partagés, dernières photos. Puis retour tranquille à la base en milieu d'après-midi. Le bateau est rendu, on récupère les caisses de matériel, on se quitte sur le ponton en se promettant déjà la prochaine.
Le bilan de Franklin est clair : "Toulon, c'est une zone qu'on ne pense pas spontanément à explorer en bateau, et c'est un tort. Avec le bon bateau, c'est magnifique."
Combien coûte une location de voilier à Toulon ?
La question du budget revient systématiquement quand on évoque une location de voilier au départ de Toulon. La réponse dépend de trois variables principales : la saison, la taille du bateau et la formule (avec ou sans skipper). Voici les fourchettes de prix moyens chez Filovent pour une location à la semaine, hors extras (skipper, hôtesse, assurance rachat de caution, frais de port, nettoyage, avitaillement) :
| Type de bateau | Basse saison (avril, octobre) | Moyenne saison (mai, juin, septembre) | Haute saison (juillet, août) |
| Monocoque (2 cabines) | 1 440 € | 1 790 € | 2 500 € |
| Monocoque (3 cabines) | 1 530 € | 1 920 € | 2 480 € |
| Catamaran (3 cabines) | 2 300 € | 3 590 € | 4 472 € |
| Catamaran (4 cabines) | 2 430 € | 4 570 € | 5 590 € |
| Monocoque haut de gamme (type Solaris 44) | 3 400 € | 4 000 € | 4 600 € |
Pour un week-end de quatre jours comme celui de Franklin, comptez environ 60 % du tarif semaine. Attention toutefois : en haute saison, certains loueurs imposent une location à la semaine complète. La croisière de Franklin, réalisée en avril 2026 sur un Solaris 44, monocoque haut de gamme de 13,5 mètres, se situe sur le segment premium du tableau ci-dessus, autour de 3 400 € la semaine en basse saison et jusqu'à 4 600 € en haute saison, soit environ 340 à 460 € par équipier pour le week-end une fois divisé entre les six personnes à bord.
Bon à savoir : avril et octobre offrent le meilleur rapport qualité-prix pour découvrir Toulon et les Îles d'Or. Les conditions de navigation sont souvent excellentes (Franklin a eu 15 à 18 nœuds de vent tous les jours), les mouillages sont déserts et les prix peuvent être inférieurs de 30 à 40 % qu'en juillet-août. Pour obtenir un devis précis sur votre projet de croisière, le plus simple est de contacter nos conseillers qui vous proposeront les bateaux disponibles selon vos dates.
Toulon, Hyères ou Saint-Raphaël : où embarquer pour explorer les Îles d'Or ?
Trois bases Filovent permettent d'embarquer sur la Côte d'Azur varoise : Toulon, Hyères et Saint-Raphaël. Toutes ouvrent sur la même Méditerranée mais ne donnent pas le même accès aux destinations. Voici un comparatif rapide pour vous aider à choisir.
| Base de départ | Aéroport le plus proche | Flotte disponible | Accès aux Îles d'Or | Idéal pour |
| La base toulonnaise | Toulon-Hyères (15 min en voiture) | Très large : monocoques, catamarans, premium (Solaris, Dufour, Sun Odyssey) | ~15-25 milles (2-4 h de navigation) | Équipages exigeants, week-ends pères-fils, navigation sportive aller-retour Îles d'Or |
| Embarquer depuis Hyères | Toulon-Hyères (5 min en voiture) | Voiliers, catamarans, bateaux à moteur, sans permis | ~5-10 milles (1-2 h de navigation) | Croisières familiales courtes, accès le plus direct à Porquerolles et Port-Cros |
| Partir de Saint-Raphaël | Nice (~1 h en voiture) | Voiliers, catamarans, yachts, bateaux à moteur | ~50 milles (1 journée de navigation) | Massif de l'Estérel, golfe de Saint-Tropez, Cannes ; les Îles d'Or sur une croisière d'une semaine |
En résumé : si votre objectif principal est de naviguer dans les Îles d'Or sur un format court (week-end ou 4-5 jours), Hyères reste la base la plus directe, Porquerolles est à moins de deux heures sous voiles. Toulon, choisi par Franklin, offre une approche plus complète : un peu plus de mer à parcourir, mais une rade magnifique au départ et à l'arrivée, et la flotte la plus large pour trouver un bateau haut de gamme type Solaris 44. Saint-Raphaël n'est pertinent que si vous prévoyez une croisière d'une semaine ou plus : la base est tournée vers le massif de l'Estérel, le golfe de Saint-Tropez et la Côte d'Azur Est, et atteindre les Îles d'Or demande une journée entière de navigation aller. Le choix dépend donc moins du prix que de votre itinéraire cible et du temps disponible.
Quelques souvenirs inoubliables

- Le grand bord retour vers Toulon : sans hésitation le meilleur souvenir de Franklin. Une mer maniable, 18 nœuds de vent, le Solaris 44 qui glisse à 9 nœuds sans effort. "C'était fluide, rapide, exactement ce que tu attends d'un bateau comme celui-là." Tout ce que l'on attend d'une journée parfaite à la voile. Les pères ont retrouvé leurs sensations, les fils ont compris pourquoi leurs aînés leur racontaient depuis toujours ces grands bords sous voiles : une vraie transmission, en somme, entre deux générations de marins.
- Le mouillage sauvage à Port-Cros : île protégée par le Parc national de Port-Cros, peu d'infrastructures, mouillages limités. L'endroit conserve une atmosphère brute, presque solitaire, surtout en avril où la fréquentation est encore très faible. "On a eu l'impression d'avoir l'île pour nous", se souvient Franklin. Les criques peu accessibles, les fonds sous-marins préservés, les sentiers du parc qui montent à travers les pins... Un lieu à part, qui justifie à lui seul la traversée jusqu'aux Îles d'Or.
- L'anniversaire à bord à Porquerolles : difficile d'imaginer plus belle bougie qu'un coucher de soleil sur Porquerolles. La célébration improvisée entre pères et fils restera comme l'un des moments forts du voyage, de ceux qui rappellent que la voile, ce n'est pas seulement de la technique et des cartes, mais aussi du partage, des rires et de la transmission.
- La récupération en annexe sur la plage : petite manœuvre, mais grand souvenir. Aller chercher un ami directement sur le sable, en annexe près de Giens, c'est un de ces moments que seule la croisière permet. Les pieds dans l'eau, le copain qui balance son sac à bord, on rigole, on largue, et hop, l'équipage est au complet. Une scène de cinéma en miniature.
- Le déjeuner à la dérive dans la rade de Toulon : au retour, voiles affalées, ancre lâchée sur un haut-fond. Un déjeuner suspendu, à la frontière entre la mer et la terre, comme pour faire durer la croisière encore un peu. "On ne voulait plus rentrer", sourit Franklin. Le calme absolu d'une fin de croisière réussie.
Remerciements
Je tiens à remercier chaleureusement Franklin pour le temps qu'il a consacré à notre échange ainsi que pour ses magnifiques photos et son avis détaillé sur cette croisière dans les Îles d'Or ! C'est grâce à des retours d'expérience comme le sien que nous pouvons partager avec vous la réalité de la navigation au départ de Toulon, une zone parfois sous-estimée, mais qui réserve, on le voit, de très belles surprises pour qui sait y chercher le vent et la lumière.
Sources utilisées pour la rédaction de cet article :
- [1] https://www.solarisyachts.com - Solaris Yachts : chantier naval italien constructeur du Solaris 44
- [2] https://meteofrance.com - Météo-France Marine : prévisions météorologiques maritimes officielles
- [3] https://www.portcros-parcnational.fr - Parc national de Port-Cros : site officiel du premier parc national marin d'Europe
- [4] https://www.portcros-parcnational.fr - Parc national de Port-Cros : réglementation applicable aux plaisanciers

